Aller au contenu
VIGNEDEV

Refaire son site

Site internet lent : que faire, et par où commencer ?

Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le

Commencez par mesurer : PageSpeed Insights, l’outil gratuit de Google, montre ce qui ralentit une page, sur téléphone et sur ordinateur. Sur un site d’artisan, vérifiez d’abord la photo du haut de page, les extensions et modules ajoutés, puis l’hébergement. Une photo se remplace et une extension se retire sans refaire le site : la refonte ne vient qu’ensuite.

Cette page fait partie du guide Refonte de site internet.

Un site lent se remarque d’abord sur téléphone : une page blanche qui tarde, une photo qui arrive par morceaux, un bouton qui ne répond pas. Avant de toucher à quoi que ce soit, il faut savoir d’où vient la lenteur. Voici comment la mesurer vous-même, ce que veulent dire les trois mesures de Google, ce qu’elles pèsent vraiment dans son classement, et les causes à vérifier en premier sur un site d’artisan.

Mesurer d’abord, avec PageSpeed Insights

PageSpeed Insights, à l’adresse pagespeed.web.dev, est l’outil de Google pour mesurer une page. Il est gratuit et ne demande aucun compte : vous collez une adresse, il rend un rapport pour le téléphone et un autre pour l’ordinateur. Pour le téléphone, il simule un appareil de milieu de gamme sur un réseau mobile. Suivez ces étapes dans l’ordre :

  1. Testez votre page d’accueil, puis la page que vos clients consultent le plus, celle de vos prestations par exemple.
  2. Lisez d’abord le rapport du téléphone, puis celui de l’ordinateur.
  3. Relancez le test deux ou trois fois : la note varie d’un passage à l’autre, même sans rien changer, selon le réseau et la machine qui mesure.
  4. Faites une capture de chaque rapport avant toute correction, pour pouvoir comparer ensuite.
  5. Si le bloc des vrais visiteurs s’affiche, notez-y le LCP, l’INP, le CLS et le temps de réponse du serveur (TTFB) ; sinon, notez le LCP et le CLS du test simulé, qui ne mesure ni l’INP ni le TTFB.
  6. Parcourez la liste des points à améliorer : c’est elle qui désigne les images, les scripts ou le serveur en cause.
  • En haut : ce que vivent vos vrais visiteurs

    Si votre site a assez de visites, le rapport commence par les mesures relevées chez de vrais utilisateurs de Chrome sur les 28 derniers jours. Sur un site récent ou peu visité, ce bloc peut rester vide, ou ne donner que des chiffres pour l’ensemble du site : il faut assez de données pour l’afficher. Ce n’est ni une erreur ni une sanction. Le rapport Core Web Vitals de la Search Console repose sur les mêmes données, et peut lui aussi n’en afficher aucune.

  • En dessous : le test simulé

    Une note sur 100, calculée par un chargement simulé de la page. Selon la documentation de l’outil, 90 ou plus est considéré comme bon, de 50 à 89 à améliorer, moins de 50 médiocre. Mais une bonne note simulée ne garantit pas une bonne expérience chez vos vrais visiteurs : quand les deux parties se contredisent sur le LCP, web.dev estime que les mesures réelles donnent probablement l’image la plus juste, à condition qu’elles portent sur la page et non sur l’ensemble du site.

Les trois mesures que Google regarde

Google les appelle Core Web Vitals, en français Signaux Web essentiels : « un ensemble de métriques qui évaluent l’expérience utilisateur réelle en fonction des performances de chargement, de l’interactivité et de la stabilité visuelle de la page ». En clair : la page s’affiche-t-elle vite, réagit-elle quand on la touche, et reste-t-elle en place pendant qu’elle se charge ?

Google ne juge pas une visite isolée. Selon web.dev, le site de Google pour les développeurs web, une page est jugée bonne quand les seuils sont atteints pour au moins 75 % des chargements de page, sur téléphone et sur ordinateur séparément.

La mesureCe qu’elle dit, en clairBonMédiocre au-delà de
LCP (Largest Contentful Paint)Le temps d’affichage du plus grand élément visible, par exemple la photo du haut de page2,5 secondes ou moins4 secondes
INP (Interaction to Next Paint)Le temps de réaction quand on touche un bouton ou un menu200 millisecondes ou moins500 millisecondes
CLS (Cumulative Layout Shift)Les sauts de la mise en page pendant le chargement0,1 ou moins0,25

Ce que pèse vraiment la vitesse dans le classement

Google répond sans détour : « Les Core Web Vitals sont utilisées par nos systèmes de classement. » Mais il en fixe aussi la place : « La recherche Google s’efforce de toujours afficher le contenu le plus pertinent, même si l’expérience sur la page est décevante. » Autrement dit, quand de nombreux contenus utiles répondent à une même recherche, « offrir une bonne expérience sur la page peut contribuer à votre réussite dans la recherche Google ».

Il prévient qu’un bon résultat dans ses rapports « ne garantit pas que vos pages s’afficheront en haut des résultats de recherche Google », et que viser la note parfaite pour le seul référencement n’a pas grand sens : « Essayer d’obtenir un score parfait uniquement pour des raisons de SEO n’est pas forcément pertinent. » Le but n’est pas 100 sur 100 : c’est un site qui répond aux questions de vos clients sans les faire attendre.

La vitesse n’est d’ailleurs qu’une partie de ce que Google appelle l’expérience sur la page, avec la sécurité de la connexion (https), l’affichage sur téléphone et l’absence de fenêtres qui gênent la lecture.

Les causes à vérifier en premier sur un site d’artisan

Le rapport désigne les coupables en termes techniques. Sur un site vitrine, commencez par ces trois pistes, dans cet ordre.

  • La photo du haut de page

    Sur la plupart des pages mobiles, selon le Web Almanac 2024 cité par web.dev, le plus grand élément affiché est une image. Deux défauts la ralentissent. Trop lourde, d’abord : une photo prise au téléphone et publiée telle quelle est bien plus grande que la place qu’elle occupe à l’écran ; web.dev conseille de l’envoyer à sa taille d’affichage, compressée, dans un format moderne comme WebP ou AVIF. Demandée trop tard, ensuite : l’équipe Chrome constate que, sur la plupart des sites au LCP médiocre, le téléchargement de l’image ne pèse qu’une faible part du temps. Le retard vient d’avant, quand l’image est chargée en différé ou attend un script. Elle doit être visible dès le code de la page et chargée en priorité.

  • Les extensions et les modules ajoutés

    Galerie animée, fil de réseau social, fenêtre de discussion, vidéo intégrée, outil de mesure : chaque ajout se charge avec la page. Le site web.dev le dit de WordPress : ses performances dépendent du nombre et de la qualité des extensions, et du thème utilisé ; les autres outils sont concernés dès qu’on les personnalise. Les contenus qui arrivent après la page, comme une vidéo intégrée ou un bandeau de cookies qui s’affiche en glissant, comptent aussi parmi les causes de sauts de mise en page.

  • L’hébergement

    Avant d’afficher quoi que ce soit, le navigateur attend la réponse du serveur. Dans les données de vrais visiteurs, PageSpeed Insights la mesure sous le nom de TTFB, une mesure encore dite expérimentale, jugée bonne jusqu’à 800 millisecondes. Pour ce délai, web.dev place l’hébergement en tête des priorités, tout en nuançant : l’hébergement partagé est généralement plus lent, mais pour un petit site personnel qui sert surtout des fichiers statiques, « cela ne devrait pas poser de problème ». Une application plus lourde, avec beaucoup de visiteurs et des requêtes à une base de données, dépend bien davantage de son hébergeur.

Ce que montre le rapportCause probableCe qui suffit en général
LCP lent, le plus grand élément est une photoPhoto trop lourde, ou chargée en différéLa préparer à sa taille d’affichage, en WebP, et la charger en priorité
TTFB élevé, le serveur tarde à répondreExtensions trop nombreuses, hébergement insuffisantRetirer les extensions inutiles, puis revoir l’offre d’hébergement
CLS élevé, la page sauteImages sans dimensions, vidéo ou bandeau qui s’insèreIndiquer les dimensions, réserver la place des modules
INP lent, la page réagit mal au toucherTrop de scripts : modules et outils ajoutésRetirer ce qui ne sert pas
Tout est lent, sur toutes les pagesUn thème ou un outil trop lourd pour être allégéUne refonte, en reprenant vos contenus

Corriger, ou refaire le site ?

Une photo se remplace, une extension se retire, une offre d’hébergement se change : aucune de ces corrections n’exige de refaire le site. Faites-les une par une, en commençant par la plus simple, puis mesurez de nouveau et comparez avec votre capture.

La refonte devient la bonne réponse quand la lenteur tient aux fondations : un thème qu’on ne peut pas alléger, un outil qui charge tout sur chaque page, une plateforme dont vous ne maîtrisez pas l’hébergement. C’est alors l’occasion de regarder aussi le reste, à commencer par l’affichage sur téléphone : nos guides sur le site responsive et sur le moment de refaire son site en détaillent les signes.

Ce que comprennent nos formules

Un site bien construit part avec un socle : des pages bien structurées, un site rapide et lisible sur téléphone. Il fait partie de chacune de nos formules de site. Si votre site actuel est lent à cause de ses fondations, une refonte reprend vos contenus existants et refait la mise en page, sans perte d’adresses ; s’il est trop ancien pour être repris, nous vous le disons, et nous chiffrons une création.

Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Une fois en ligne, vous pouvez le mesurer vous-même avec PageSpeed Insights, comme n’importe quel site. Le référencement comme travail de fond est une offre à part, facultative et sans engagement.

FormuleCe que le prix de départ comprendPrix de départ
RefonteReprise de vos contenus existants, nouvelle mise en page, adaptation au téléphone, votre interface d’administration, mise en ligne sans perte d’adresses.à partir de 1 200 € HT
Création de site4 à 6 pages, mise en page adaptée au téléphone, formulaire de contact, votre interface d’administration, mise en ligne et pages légales.à partir de 1 900 € HT

Questions fréquentes

Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.

Quelle est une bonne note sur PageSpeed Insights ?

Selon la documentation de l’outil, 90 ou plus est considéré comme bon, de 50 à 89 à améliorer, moins de 50 médiocre. Une bonne note simulée ne dit pas tout de l’expérience de vos vrais visiteurs, et Google écrit que viser un score parfait pour le seul référencement n’est pas forcément pertinent.

Pourquoi ma note change-t-elle d’un test à l’autre ?

Parce que la mesure dépend du réseau, de la machine et des ressources disponibles au moment du test, même quand la page n’a pas changé. Relancez le test plusieurs fois et regardez la tendance plutôt qu’un chiffre isolé.

Pourquoi PageSpeed Insights n’affiche-t-il pas de données réelles pour mon site ?

Parce qu’il faut assez de visites mesurées pour les afficher. Une page récente ou peu visitée n’en a pas toujours : l’outil montre alors les chiffres de l’ensemble du site, ou seulement le test simulé. Ce n’est pas une anomalie.

Un site lent est-il pénalisé par Google ?

Les Signaux Web essentiels font partie de ce que ses systèmes de classement utilisent, mais Google affiche d’abord le contenu le plus pertinent, même si l’expérience sur la page est décevante. Une bonne expérience sur la page, vitesse comprise, peut aider quand de nombreux contenus utiles répondent à une même recherche.

Faut-il changer d’hébergeur quand son site est lent ?

Pas avant d’avoir mesuré. Si le temps de réponse du serveur (TTFB) reste élevé une fois les extensions allégées, c’est la piste suivante. S’il est déjà bon, cherchez plutôt du côté des images et des modules ajoutés.

Parlons de votre activité

Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.

Demander un devis

À lire ensuite

Sources