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VIGNEDEV

Pour les piscinistes

Création de site internet pour pisciniste

Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le

Le site d’un pisciniste accompagne un projet qui se décide sur des mois : il montre des bassins réalisés, explique les étapes du chantier jusqu’à la mise en eau, les démarches en mairie selon la surface et le dispositif de sécurité obligatoire, puis il sert aux propriétaires qui cherchent un entretien ou un dépannage.

Cette page fait partie du guide Création de site internet pour artisan.

Cette page dit ce que le site d’un pisciniste doit contenir pour ses deux clients, celui qui n’a pas encore de piscine et celui dont la piscine a besoin de vous, ce que disent les textes officiels sur la sécurité des bassins, les autorisations d’urbanisme et la garantie décennale, cités en bas de page, et comment nous le construisons. Les prix sont ceux de la page des tarifs.

Une piscine s’achète après des mois de réflexion

Personne n’achète une piscine sur un coup de tête. Le projet mûrit longtemps : on regarde celle des voisins, on mesure le jardin, on se demande si le terrain s’y prête, si le budget tiendra, et qui s’occupera du bassin ensuite. Quand votre futur client arrive sur votre site, il vient se renseigner plus que signer, et il reviendra plusieurs fois.

Votre site doit donc tenir sur la durée : des réalisations qu’on regarde et qu’on montre à la maison, les étapes d’un chantier expliquées une fois pour toutes, les démarches qui lui reviennent, et une façon simple de demander une visite le jour où il sera décidé. Le pisciniste qui a déjà répondu à ses questions en ligne part avec une longueur d’avance.

Le second client a déjà une piscine, et un problème

L’autre visiteur ne prépare rien : sa piscine existe, construite par vous ou par un autre, et quelque chose ne va pas. L’eau tourne au vert, la pompe s’arrête, le liner se décolle, ou il ne veut plus passer ses samedis à nettoyer le bassin. Lui cherche vite, et il veut savoir une chose avant d’appeler : intervenez-vous sur une piscine que vous n’avez pas construite ?

Sur votre site, ces deux clients ont chacun leur porte d’entrée dès l’accueil, le projet de piscine d’un côté, l’entretien, le dépannage et la rénovation de l’autre. Ils ne lisent pas les mêmes pages, et un propriétaire content de son entretien peut devenir celui qui parle de vous le jour où son voisin veut creuser.

Ce à quoi votre client vous compare

Chaque possibilité que votre futur client regarde a son argument. Votre site y répond, sans critiquer personne.

Ce qu’il regarde aussiCe qui l’attireCe que votre site doit lui montrer
Un kit de piscine vendu en magasin de bricolage ou en ligneUn prix affiché, sans rendez-vousCe que votre prix comprend et que le kit laisse au client : la pose, la filtration, le dispositif de sécurité, la mise en eau, et quelqu’un à appeler ensuite
Un réseau national de piscinistesUne marque connue, un catalogue de modèlesVos propres chantiers, la façon dont vous adaptez le bassin au terrain, et qui répondra le jour où la pompe s’arrêtera
Le maçon ou le paysagiste qui fait aussi des piscinesUn interlocuteur déjà connu pour le reste du jardinCe que vous maîtrisez en plus : la filtration, l’étanchéité, l’entretien du bassin, et avec qui vous travaillez pour les abords
Une plateforme de demandes de devisPlusieurs réponses sans chercherVos réalisations, le matériel que vous installez, votre zone, et votre numéro en direct

La sécurité du bassin : ce que dit le code de la construction

C’est la question que posent tous les parents, et le texte y répond. L’article L134-10 du code de la construction et de l’habitation dispose : « Les piscines enterrées non closes privatives, neuves ou existantes, à usage individuel ou à usage collectif sont pourvues d’un dispositif de sécurité efficace visant à prévenir le risque de noyade. » Ce dispositif est, au choix, une barrière de protection, une couverture, un abri ou une alarme, chacun avec ses exigences.

Deux articles réglementaires fixent le calendrier. Le maître d’ouvrage, c’est-à-dire votre client, doit avoir équipé sa piscine « au plus tard à la mise en eau », ou, si la pose du dispositif exige une mise en eau préalable, au plus tard à l’achèvement des travaux (article D134-52). Et c’est au constructeur ou à l’installateur de l’informer par une note technique « fournie au plus tard à la date de réception de la piscine », qui décrit le dispositif, son fonctionnement, son entretien, et les risques de noyade (article D134-53).

Pour votre site, cela donne une page sur la sécurité : les dispositifs que vous posez, l’étape du chantier où ils sont installés, la note technique remise à la réception. Selon Service-Public, les équipements conformes aux normes NF P90-306 (barrières), NF P90-307 (alarmes), NF P90-308 (couvertures) et NF P90-309 (abris) sont considérés comme satisfaisant à ces exigences : citez la norme de ce que vous installez. La même fiche rappelle que le propriétaire d’une piscine sans dispositif s’expose à une amende de 45 000 €.

« Piscine sécurisée » : la promesse à ne pas écrire

Un dispositif conforme réduit le risque, il ne le supprime pas. La DGCCRF le rappelle aux propriétaires : « ces dispositifs ne remplacent pas la surveillance active et permanente des enfants par un adulte. » Une page qui annonce une piscine sans danger dit le contraire de l’administration, et elle se relirait mal le jour d’un accident.

Écrivez plutôt ce qui se vérifie : le dispositif posé, sa norme, le moment où il est installé, la note technique remise, et le conseil que donne aussi Service-Public, garder près du bassin une perche, une bouée et un téléphone pour alerter les secours.

Les démarches en mairie dépendent de la surface du bassin

Votre client se demande s’il lui faut un permis. Pour une piscine enterrée sans couverture, la fiche officielle de Service-Public fait dépendre la réponse de la surface du bassin, résumée dans le tableau ci-dessous. Une couverture ou un abri de plus de 1,80 m de hauteur peut changer la règle, le plan local d’urbanisme de la commune peut en ajouter, et la même fiche rappelle qu’une piscine se déclare aux impôts « dans les 90 jours suivant la fin des travaux ».

Sur votre site, une page des démarches reprend ces seuils avec le lien vers la fiche, et dit qui prépare le dossier : vous, si vous le proposez, ou votre client, avec les plans que vous lui fournissez. Ne promettez pas une réponse de la mairie : c’est elle qui décide.

Surface du bassinAutorisation d’urbanisme (piscine enterrée sans couverture)
Jusqu’à 10 m²Aucune dans le cas général ; une déclaration préalable en secteur protégé
Plus de 10 m² et jusqu’à 100 m²Une déclaration préalable en mairie
Plus de 100 m²Un permis de construire

La garantie décennale, écrite sans l’étendre

La fiche officielle sur la garantie décennale des constructeurs cite, dans la liste de ce qu’elle prend en charge, la ligne « Ouvrage avec fondations (véranda, terrasse, piscine enterrée...) ». Elle précise aussi que « seuls les travaux déclarés dans le contrat d’assurance du constructeur sont couverts », et que l’attestation d’assurance doit être jointe aux devis et à la facture.

Sur votre site, montrez l’assureur et les activités que votre attestation déclare, et n’écrivez pas « garantie dix ans » sur tout ce que vous vendez, de la construction du bassin au robot de nettoyage. Ce qui compte, c’est ce que votre contrat couvre, pas ce que la page promet.

Ce qui compte sur un site de pisciniste

  • Vos réalisations, classées par type de bassin que vous construisez vraiment, avec leurs dimensions, l’état du terrain au départ et, si le propriétaire l’accepte, une photo à chaque étape.
  • Les étapes d’un chantier, de la visite du terrain à la mise en eau : l’étude, les démarches, la fouille, la construction, la filtration, le dispositif de sécurité, les plages, la remise des documents.
  • Ce que comprend votre prix de départ, si vous l’affichez, et ce qui le fait varier : l’accès au terrain, la nature du sol, les plages, le local technique.
  • Une page d’entretien et de dépannage : les contrats, la remise en route au printemps et la mise en hivernage si vous les proposez, les pannes que vous prenez, et si vous intervenez sur des piscines construites par d’autres.
  • Le matériel que vous installez et dont vous assurez le service après-vente, seulement si c’est le cas.
  • Votre magasin, s’il existe : ses horaires, ce qu’on y trouve, l’analyse de l’eau si vous la faites.
  • Une demande de rendez-vous qui pose les bonnes questions : un projet ou une piscine existante, la taille du jardin, l’accès pour les engins, et l’été où votre client espère se baigner.

Ce que nous vous déconseillons

  • Un prix « piscine à partir de » sans son contenu. Votre client le compare à celui d’un kit ou d’un concurrent, puis découvre la sécurité ou les plages en supplément sur le devis.
  • Les photos du fabricant de coques ou de liners présentées comme vos chantiers. Si vous les montrez, légendez-les comme telles, et gardez une page pour vos réalisations, même moins parfaites.
  • Des bassins montrés seulement remplis, en plein soleil. Ce que votre client ne pourra jamais contrôler lui-même, la structure avant la mise en eau, le local technique bien rangé, c’est justement ce qui le rassure.
  • Une boutique en ligne de produits d’entretien si vous n’avez ni le stock ni les expéditions pour la tenir : un catalogue faux dessert plus qu’il ne sert. Dites plutôt ce que vous vendez au magasin.

Comment se passe la création de votre site

  1. Un appel pour commencer, gratuit

    Au téléphone ou en visio, de préférence hors saison. Vous nous dites ce que vous construisez, ce que vous entretenez, si vous avez un magasin ; nous vous disons quelles pages vous serviront.

  2. Un devis ferme avant de commencer

    Le prix exact, ce qu’il couvre, ce qu’il laisse de côté et le délai. Nous ne commençons qu’une fois ce devis signé, comme vous avec vos clients.

  3. Vos bassins, de la fouille à l’eau claire

    Nous trions avec vous les photos de vos chantiers : un même bassin suivi à chaque étape vaut mieux que vingt piscines finies. Votre téléphone suffit, tenu au même endroit du jardin à chaque visite.

  4. Le site en construction, à une adresse privée

    Vous le regardez quand vous voulez, entre deux mises en route, et vous demandez vos corrections avant qu’il soit public.

  5. La mise en ligne

    Le nom de domaine à votre nom, le certificat de sécurité, les pages légales, le plan du site déclaré à Google. Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Chaque saison, vous ajoutez vos nouveaux bassins sans attendre personne.

Combien coûte le site d’un pisciniste

Un site complet de quatre à six pages est à partir de 1 900 € HT : l’accueil, les projets de piscine et vos réalisations, la sécurité et les démarches, l’entretien et le dépannage, le contact. Une page vitrine seule est à partir de 790 € HT. La refonte d’un site existant est à partir de 1 200 € HT.

Ce sont des prix de départ, hors taxes. Ne sont pas compris : le nom de domaine et l’hébergement, à votre nom et facturés par leur fournisseur, la rédaction des textes et les photos si vous en avez besoin, et une boutique en ligne ou une prise de rendez-vous, chiffrées sur devis. Le site vous appartient, sans abonnement ; le référencement est un travail à part, facultatif, qui n’est pas compris. S’il vous intéresse, son suivi se prend au mois, sans engagement de durée. Le détail est sur la page des tarifs.

Quand nous ne sommes pas le bon choix

Si votre magasin vend surtout des spas, des abris et des produits, et que vous voulez les vendre en ligne avec stock, livraison et paiement, c’est un site marchand : un projet d’une autre taille, que nous chiffrons sur devis, et qu’un outil de commerce en ligne servira peut-être mieux.

Si vos chantiers de l’année sont déjà tous vendus et que vous refusez des projets, un site plus complet ne vous apportera rien cette saison. Une page vitrine qui dit à partir de quand vous prenez de nouveaux projets suffira.

Les questions que l’on nous pose

Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.

Faut-il afficher le prix d’une piscine sur son site ?

Un prix seul, non. Si vous affichez un prix de départ, dites ce qu’il comprend et ce qui le fait varier : l’accès au terrain, le sol, les plages, le dispositif de sécurité. Sinon, expliquez comment se fait le devis, après une visite du terrain.

Que dire de la sécurité de la piscine sur mon site ?

Les faits : les dispositifs que vous posez et leur norme, le moment de leur installation, en règle générale au plus tard à la mise en eau selon le code de la construction (à l’achèvement des travaux quand la pose exige une mise en eau préalable), et la note technique que vous remettez à la réception. Aucune promesse de piscine sans danger.

Mon client me demande s’il lui faut un permis. Que mettre en ligne ?

Les seuils de la fiche officielle de Service-Public, avec son lien : pour un bassin enterré sans couverture, rien jusqu’à 10 m² dans le cas général, une déclaration préalable jusqu’à 100 m², un permis au-delà. Dites aussi qui prépare le dossier, et renvoyez vers la mairie pour les règles locales.

Comment parler de l’entretien sur le même site que la construction ?

Avec deux entrées dès l’accueil, et une page pour chacune. Le futur propriétaire lit vos réalisations et vos étapes ; celui qui a déjà un bassin veut savoir ce que comprend un contrat, quelles pannes vous prenez et si vous intervenez sur une piscine construite par d’autres.

Puis-je montrer les piscines de mes clients ?

Avec leur accord, et sans rien qui permette de situer la maison : ni adresse, ni façade reconnaissable, ni nom. Une piscine se photographie dans un jardin privé, et votre client doit savoir où ses photos seront publiées.

Parlons de votre activité

Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.

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Sources