Pour les agents immobiliers
Création de site internet pour agent immobilier
Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le
Le site d’un agent immobilier parle d’abord au vendeur, qui cherche quelqu’un qui connaît son secteur et dont les honoraires sont clairs. Il montre les biens vendus et à vendre, le barème des honoraires, qu’un arrêté de 2017 veut aisément accessible en ligne, et les mentions de la carte professionnelle. Un mandataire indique son statut d’agent commercial.
Cette page fait partie du guide Site internet auto-entrepreneur : faire soi-même ou le confier ?.
Vous êtes titulaire de la carte professionnelle, à la tête d’une agence, ou mandataire indépendant, habilité par le titulaire d’une carte, agence ou réseau. Dans les deux cas, votre site sert deux visiteurs : l’acheteur qui regarde les annonces, et le vendeur qui se demande à qui confier son bien. Ce sont surtout les règles qui diffèrent entre vous.
Cette page dit ce que chacun cherche, les textes qui encadrent vos honoraires, vos annonces et vos mentions, et la façon dont nous bâtissons le site. Les textes ont été lus le 26 septembre 2026 sur Légifrance, Service-Public et le site de la DGCCRF, et leurs adresses figurent en bas de page.
L’acheteur regarde les biens, le vendeur vous regarde
L’acheteur arrive par une annonce, sur un portail ou sur votre site. Il veut le prix, la surface, les photos, le diagnostic énergétique et un moyen de visiter. Il ne vous choisit pas vraiment : il choisit un bien.
Le vendeur, lui, choisit quelqu’un. Avant de vous confier sa maison, il se demande si vous connaissez son quartier, combien vous allez lui coûter, et comment vous comptez vendre : les photos, les visites, le suivi jusqu’à la signature chez le notaire. Un site qui n’aligne que des annonces répond à l’acheteur et laisse le vendeur sans réponse. C’est pourtant lui qui signe le mandat.
Ce à quoi le vendeur vous compare
Le vendeur a d’autres possibilités que vous, chacune avec son argument : votre site répond à chacun, sans critiquer les autres.
| Ce qu’il regarde aussi | Ce qui l’attire là-bas | Ce que votre site doit lui montrer |
|---|---|---|
| La vente entre particuliers | Pas d’honoraires à payer | Ce que vos honoraires comprennent, prestation par prestation, et le barème complet |
| Une estimation automatique en ligne | Un chiffre tout de suite, sans rendez-vous | Comment vous estimez : la visite, les biens comparables, un avis écrit et argumenté |
| L’agence d’une enseigne connue | Un nom qu’il a déjà vu | Votre secteur, vos ventes récentes, et la personne qu’il aura au téléphone |
| Les portails d’annonces | Les prix affichés des biens voisins du sien | Les biens que vous avez vendus près de chez lui, présentés comme vendus |
Vos honoraires : un barème aisément accessible en ligne
L’arrêté du 10 janvier 2017, modifié en 2022, s’applique « à tout professionnel qui, à quelque titre que ce soit, intervient pour mettre en relation acquéreurs ou locataires et vendeurs ou bailleurs de biens immobiliers ». Il impose d’afficher « les prix maximums pratiqués des prestations » que vous assurez, toutes taxes comprises, « en indiquant pour chacune de ces prestations à qui incombe le paiement de cette rémunération ».
Pour le site, la phrase qui compte est celle-ci : le barème et ses détails « doivent également être aisément accessibles sur tout service de communication au public en ligne dédié au professionnel et à partir de toute publicité relative à la vente, à la location ou à la sous-location non saisonnière d’un bien déterminé effectuée sur un support dématérialisé ». Autrement dit, depuis votre site, et depuis chacune de vos annonces en ligne.
La DGCCRF explique comment elle lit « aisément accessibles » : sur le site du professionnel, « en deux clics maximum, par exemple au sein d’un onglet « tarifs » figurant sur la page d’accueil » ; sur une annonce en ligne, un lien visible, « intitulé par exemple « consulter nos tarifs » », qui mène à cette page. Elle rappelle aussi que « les « fourchettes » de prix ne sont pas admises », et que le non-respect des règles de publicité est puni d’une amende administrative pouvant aller jusqu’à 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale.
Ce que chaque annonce doit porter, sur votre site aussi
L’arrêté fixe le contenu de toute publicité pour un bien déterminé, « quel que soit le support utilisé » : votre site est concerné au même titre que la vitrine. Service-Public le résume pour la vente : qu’elle soit publiée sur internet, dans la presse ou affichée à l’agence, l’annonce contient des informations sur le bien et sur l’agent immobilier. Voici l’essentiel, à vérifier dans les textes cités en bas de page.
| Annonce de vente | Annonce de location (non saisonnière) | |
|---|---|---|
| Le prix | Le prix honoraires inclus, en caractères plus grands, et le prix hors honoraires, quand l’acquéreur paie une part des honoraires | Le loyer mensuel suivi de « par mois », et de « charges comprises » s’il y a lieu |
| Vos honoraires | Qui les paie, et la part de l’acquéreur, toutes taxes comprises, en pourcentage du prix hors honoraires, précédée de « Honoraires : » | Le montant toutes taxes comprises à la charge du locataire, avec la mention « honoraires charge locataire » |
| Le reste | Le classement énergétique (DPE), la mention « logement à consommation énergétique excessive » pour un logement classé F ou G, et la phrase qui renvoie vers le site Géorisques | Les charges et leur règlement, le dépôt de garantie, le caractère meublé, la commune, la surface habitable, et, en zone d’encadrement des loyers, le loyer de référence majoré ; selon Service-Public, pour une annonce d’agence, les classements énergie et gaz à effet de serre, la mention « logement à consommation énergétique excessive » pour un logement classé F ou G, le montant estimé des dépenses annuelles d’énergie et la phrase qui renvoie vers Géorisques |
| En copropriété | Le nombre de lots de l’immeuble, le montant moyen annuel des charges payées par le vendeur, et toute procédure en cours liée aux difficultés de la copropriété | Rien de tel dans la fiche de Service-Public sur les annonces de location |
| Votre agence | Selon Service-Public, votre numéro SIREN et la mention de votre inscription au guichet unique des formalités des entreprises | Rien de tel dans la fiche de Service-Public sur les annonces de location |
Agence ou mandataire : pas les mêmes mentions
La loi Hoguet réserve l’activité aux titulaires d’une carte professionnelle, délivrée par le président de la chambre de commerce et d’industrie. Selon le décret de 1972, le titulaire fait figurer « sur tous documents, contrats et correspondance à usage professionnel » le numéro et le lieu de délivrance de sa carte, le nom ou la raison sociale et l’adresse de l’entreprise, l’activité exercée et, le cas échéant, le nom et l’adresse du garant. Le texte ne cite pas le site internet : nous y portons ces mentions quand même, par prudence. Le même article interdit de les accompagner d’une mention « de nature à faire croire, d’une quelconque manière, à une assermentation, à une inscription, à une commission, à un accréditement ou à un agrément ».
Le mandataire indépendant n’est pas titulaire de la carte : il est habilité par un titulaire, et justifie de sa qualité par une attestation. Pour lui, la loi ajoute une règle : toute publicité relative à ses opérations « mentionne que cette personne exerce sous le statut d’agent commercial », et l’obligation s’étend au mandat et à tous les documents de la transaction. Le manquement est puni d’une amende. Son site dit donc ce statut, sans se présenter comme une agence ; nommer le titulaire qui l’habilite rend les choses plus claires encore pour le vendeur.
Ce qui compte sur le site d’un agent immobilier
- Le barème des honoraires, toutes taxes comprises, prestation par prestation, avec qui paie : à deux clics au plus de l’accueil, et à un lien de chaque annonce.
- Votre secteur, décrit par quelqu’un qui y travaille : les quartiers, les types de biens, ce qui s’y vend. Une page par commune seulement si vous avez de quoi la remplir de vrai.
- Les biens vendus, présentés comme vendus, avec l’accord de leurs anciens propriétaires.
- La façon dont vous estimez un bien, ce que comprend votre accompagnement, et le mandat que vous proposez.
- Les annonces à jour, avec leurs mentions, et un moyen de demander une visite.
- Selon votre statut, le numéro et le lieu de délivrance de votre carte avec votre garant, ou votre statut d’agent commercial.
- Une demande d’estimation qui pose les bonnes questions, le bien, l’adresse, le calendrier du vendeur, et à laquelle vous répondez vous-même.
- L’adresse et les horaires de l’agence, et votre numéro, joignable d’un toucher sur un téléphone.
Ce que nous vous déconseillons
- Saisir vos annonces deux fois, dans votre logiciel et à la main sur le site. Le jour où un bien se vend, l’une des deux copies reste en ligne ; or la DGCCRF cite « le fait de proposer à la vente un bien déjà vendu ou loué » parmi les pratiques qui peuvent être jugées trompeuses.
- Un barème caché, en document qu’on ne trouve qu’en le cherchant, ou remplacé par des fourchettes. La DGCCRF attend un accès en deux clics au plus depuis l’accueil, et n’admet pas les fourchettes.
- Le mot « exclusivité » sur un bien confié en mandat simple, que la DGCCRF range aussi parmi les pratiques qui peuvent être trompeuses.
- « Agréé », « assermenté » ou « accrédité » à côté de votre numéro de carte : le décret de 1972 l’interdit à côté de ces mentions sur vos documents, et nous ne l’écrivons pas davantage sur le site.
Les annonces : un seul endroit pour les saisir
Si vous saisissez vos biens dans un logiciel de transaction qui les diffuse sur les portails, le site doit afficher les mêmes annonces, tirées du même fichier, pour qu’un bien vendu disparaisse partout à la fois. Ce branchement dépend de ce que votre logiciel permet : nous le vérifions avec vous avant le devis, et il y est chiffré.
Si vous avez peu de biens, ou si votre réseau publie déjà vos annonces, le site peut simplement y renvoyer et se consacrer au vendeur : votre secteur, votre méthode, votre barème. Ajouter un bien vendu ou réécrire la présentation d’un quartier, vous le faites seul. Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter.
Comment se passe la création de votre site
Faire connaissance, sans frais
Une conversation au téléphone, ou en visio si vous préférez, quand votre agenda de visites le permet. Vous nous dites votre secteur, votre statut, votre logiciel ; nous vous disons ce que le site peut vous apporter auprès des vendeurs, et ses limites.
Le devis signé
Il fixe le prix et le délai, et il dit noir sur blanc si le branchement de vos annonces en fait partie. Le travail commence à la signature.
Vos textes, votre barème, vos mentions
Ce que vous savez du secteur, votre façon d’estimer, votre barème, votre carte ou votre attestation : nous mettons le tout en forme. Les photos de l’équipe et de la vitrine se prennent souvent au téléphone.
Une adresse privée pour relire
Vous parcourez le site sur votre téléphone, comme un vendeur qui compare trois agences, puis vous notez vos corrections, que nous reprenons avant la publication.
La mise en ligne
Vos mentions légales, avec votre carte ou votre statut ; le nom de domaine, déposé à votre nom, et son certificat de sécurité ; le plan du site déclaré à Google ; vos accès à l’interface d’administration. Le site vous appartient.
Combien coûte le site d’un agent immobilier
Un mandataire qui démarre peut se contenter d’une seule page, qui dit son secteur, sa méthode, son barème et son statut : elle est à partir de 790 € HT. Une agence, avec ses biens vendus, son barème et une page par service, part plutôt sur un site de quatre à six pages : comptez à partir de 1 900 € HT. Pour reprendre un site existant, c’est à partir de 1 200 € HT.
Ce sont des prix de départ, hors taxes. Le nom de domaine, l’hébergement, la rédaction des textes et les photos sont chiffrés à part, seulement si vous en avez besoin ; l’affichage automatique de vos annonces depuis votre logiciel se chiffre sur devis. Le site vous appartient, sans abonnement ; le référencement est un travail à part, facultatif, qui n’est pas compris. Le détail est sur la page des tarifs.
Quand nous ne sommes pas le bon choix
Si ce que vous voulez est un portail complet, avec un moteur de recherche sur un grand nombre de biens, des alertes pour les acheteurs et un espace client pour la gestion locative, un éditeur de logiciels immobiliers fera mieux que nous.
Si vous êtes mandataire, lisez d’abord votre contrat avec le titulaire de la carte : il peut encadrer votre communication. Un site personnel qui dit autre chose que votre réseau, sur les honoraires surtout, mettrait le vendeur dans l’embarras.
Les questions que l’on nous pose
Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.
Faut-il afficher ses honoraires sur le site d’une agence immobilière ?
Oui. L’arrêté du 10 janvier 2017 demande que le barème, prix maximums toutes taxes comprises et qui les paie, soit aisément accessible sur tout site en ligne dédié au professionnel et à partir de chaque annonce en ligne. La DGCCRF le lit comme deux clics au plus depuis la page d’accueil.
Un mandataire immobilier peut-il avoir son propre site ?
Rien, dans les textes lus, ne l’interdit. La loi impose que toute publicité d’un agent commercial habilité par un titulaire de la carte mentionne ce statut. Vérifiez aussi ce que prévoit votre contrat avec le titulaire qui vous habilite.
Quelles mentions sur une annonce de vente publiée en ligne ?
Le prix honoraires inclus et exclus quand l’acquéreur paie une part des honoraires, qui les paie, leur part en pourcentage précédée de « Honoraires : », le classement énergétique et, selon Service-Public, la phrase qui renvoie vers Géorisques, votre numéro SIREN et votre inscription au guichet unique des formalités des entreprises. Un logement classé F ou G porte la mention « logement à consommation énergétique excessive » ; un bien en copropriété, le nombre de lots, les charges annuelles moyennes et toute procédure en cours.
Où mettre le numéro de carte professionnelle sur le site ?
Le décret de 1972 le demande sur tous les documents, contrats et correspondances à usage professionnel, sans citer le site. Nous le plaçons dans vos mentions légales, et en bas de chaque page, avec le lieu de délivrance et le garant. Pour une activité soumise à autorisation, Service-Public demande aussi le nom et l’adresse de l’autorité qui l’a délivrée : à notre lecture, la chambre de commerce qui a délivré la carte.
Pourrai-je ajouter un bien vendu moi-même ?
Oui. Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Un bien vendu, une photo de l’équipe ou un texte sur votre secteur s’ajoutent le jour même.
Parlons de votre activité
Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.
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Sources
- Arrêté du 10 janvier 2017 relatif à l’information des consommateurs par les professionnels intervenant dans une transaction immobilière (Légifrance)
- L’agent immobilier : les règles qui encadrent la profession (DGCCRF, economie.gouv.fr)
- Loi n° 70-9 du 2 janvier 1970, dite loi Hoguet, articles 3, 4, 6-2 et 17-2 (Légifrance)
- Décret n° 72-678 du 20 juillet 1972, article 92 : les mentions du titulaire de la carte (Légifrance)
- Décret n° 72-678 du 20 juillet 1972, article 9 : l’attestation de la personne habilitée (Légifrance)
- Que doit indiquer l’annonce d’une vente immobilière ?, fiche F32061 (Service-Public.gouv.fr)
- Logement à louer : que doit indiquer l’annonce immobilière ?, fiche F35323 (Service-Public.gouv.fr)
- Mentions obligatoires sur le site internet d’un entrepreneur individuel, fiche F31228 (Entreprendre.Service-Public.gouv.fr)

