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Créer sa fiche Google d’artisan : le pas à pas officiel

Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le

Pour créer sa fiche Google, un artisan se connecte à un compte Google, ajoute son établissement depuis business.google.com/add sous son nom réel, puis le valide par la méthode que Google lui propose. S’il travaille chez ses clients, il masque son adresse et déclare une zone desservie. La fiche est gratuite.

Cette page fait partie du guide Référencement local pour artisan : être trouvé sur Google.

La fiche d’établissement Google fait apparaître votre entreprise sur le plan quand quelqu’un cherche votre métier près de chez lui. Google la présente comme un moyen de gérer sans frais la façon dont votre établissement apparaît dans Maps et dans la recherche.

Pour un artisan, la création a ses pièges : l’adresse personnelle à ne pas afficher, la fiche ouverte autrefois par un prestataire, la validation qui demande de prouver que l’entreprise existe sans vitrine. Voici le pas à pas, d’après l’aide officielle de Google, et ce que la fiche ne fera pas pour vous.

Avant de commencer : trois vérifications

Ajouter ou revendiquer sa fiche est sans frais, rappelle Google. Trois points à régler avant de commencer vous éviteront de recommencer.

  • Votre activité y a droit. Selon Google, seules les entreprises en contact direct avec leurs clients peuvent avoir une fiche, y compris les prestataires qui se rendent chez eux. Une activité exercée uniquement sur Internet n’y a pas droit.
  • Vous créez la fiche avec votre propre compte Google, pas avec celui d’un prestataire ou d’un proche : c’est ce compte qui en sera propriétaire.
  • Votre entreprise n’a pas déjà une fiche. Cherchez son nom et sa ville sur Google Maps : si une fiche non validée existe, Google prévoit de la revendiquer plutôt que d’en créer une seconde.

Créer ou revendiquer la fiche, étape par étape

  1. Connectez-vous au compte Google qui gérera la fiche.
  2. Si votre entreprise n’a pas de fiche, allez sur business.google.com/add, cliquez sur Ajouter votre établissement sur Google, puis suivez les instructions à l’écran.
  3. Si une fiche non validée existe, ouvrez Google Maps, cherchez le nom et la ville de votre entreprise, puis choisissez Revendiquer cet établissement.
  4. Si elle est déjà validée par quelqu’un d’autre, demandez-en la propriété : la marche à suivre est dans les questions en fin de page.
  5. Choisissez une méthode de validation parmi celles que Google vous propose, et suivez ses étapes.

Vous travaillez chez vos clients : l’adresse et la zone

C’est la question à régler avant tout le reste. Si vous ne recevez pas de clients, la consigne de Google est nette : « Si vous n’accueillez pas de clients dans votre établissement, supprimez votre adresse et indiquez seulement la zone que vous desservez. » Il prend lui-même l’exemple du plombier qui gère son activité depuis son domicile : il supprime son adresse de la fiche.

La zone se déclare par villes, codes postaux ou autres zones, et non par un rayon autour de chez vous. Google permet jusqu’à 20 zones et demande de limiter l’ensemble à deux heures de trajet, sauf cas particuliers ; une modification peut mettre jusqu’à 48 heures à s’afficher.

Votre situationCe que Google demandeSur votre fiche
Vous travaillez uniquement chez vos clients, depuis chez vousMasquer votre adresse professionnelleAucune adresse affichée, une zone desservie
Vous avez un atelier ou un showroom qui reçoit du public, et vous vous déplacez aussiUne enseigne fixe permanente à votre nom à cette adresse, et quelqu’un pour recevoir les clients aux horaires indiquésL’adresse et une zone desservie
Votre entreprise est domiciliée dans une société de domiciliationAucune fiche pour l’adresse d’un bureau virtuelUne fiche pour le lieu d’où vous travaillez vraiment, adresse masquée si vous n’y recevez personne

La validation : prouver que l’entreprise existe

C’est la validation qui, selon Google, fait de vous le propriétaire de la fiche et vous permet d’en modifier les informations. Elle augmente aussi, écrit-il, ses chances d’apparaître dans les résultats de recherche. Les méthodes proposées sont déterminées automatiquement par Google et ne peuvent pas être modifiées : elles dépendent notamment de votre type d’établissement, de votre région et de vos horaires.

Quelle que soit la méthode, l’examen prend en général jusqu’à cinq jours ouvrés, parfois plus dans de rares cas. Il peut être immédiat, précise Google, si vous avez déjà validé votre site dans la Search Console.

  • La vidéo

    Google la recommande quand elle vous est proposée. Elle se tourne en direct depuis un téléphone, d’une seule prise, pendant au moins 30 secondes. Sans vitrine, montrez des repères de votre quartier, vos outils ou votre véhicule à votre nom, et une preuve que vous gérez l’entreprise, comme une facture à son nom. Jamais de visages d’autres personnes, ni d’informations sensibles.

  • Le téléphone, le SMS ou l’e-mail

    Un code arrive au numéro ou à l’adresse de l’entreprise, ou un e-mail à l’adresse indiquée sur l’écran de validation, et vous suivez les étapes indiquées. Google précise qu’un standard automatique ne reçoit pas le code : il faut pouvoir décrocher.

  • L’appel vidéo en direct

    Avec un représentant de Google, seulement pendant les horaires d’ouverture de votre région, en montrant où vous êtes et ce qui prouve que l’entreprise est la vôtre.

  • Le courrier

    Une carte postale porte un code, qui arrive généralement sous 14 jours et expire au bout de 30 jours. En attendant, ne modifiez ni le nom, ni l’adresse, ni la catégorie de la fiche : le code ne fonctionnerait plus.

Les consignes qui évitent une suspension

Pour que votre fiche ne soit pas suspendue, Google demande qu’elle reflète fidèlement votre activité. Les consignes les plus connues sont le nom réel de l’entreprise, sans mot clé ajouté, et une seule fiche, même si vous intervenez dans beaucoup de communes. D’autres comptent tout autant pour un artisan :

  • La catégorie dit ce que votre entreprise est, pas tout ce qu’elle propose : Google demande de se demander ce que votre établissement est plutôt que ce qu’il offre, et interdit d’utiliser les catégories comme des mots clés.
  • Le téléphone est contrôlé directement par l’entreprise, de préférence un numéro local plutôt qu’un centre d’appels, et jamais un numéro surtaxé.
  • La description présente votre activité, sans mettre en avant promotions ni prix, et sans aucun lien : Google n’en autorise aucun.
  • Les horaires sont ceux où vous êtes disponible pour vos clients, et, si besoin, des horaires exceptionnels pour les jours fériés.
  • Le code de validation ne se donne à personne. Google précise qu’il ne vous le demandera jamais, et qu’il ne faut le communiquer à personne, même à ceux qui gèrent votre fiche.

Ce que la fiche ne fait pas, et ce que le site y ajoute

La fiche vous place sur le plan, elle ne remplace pas un site : nous comparons les deux dans un guide à part. Quatre liens entre la fiche et votre site, lus dans l’aide de Google, sont à connaître dès la création.

  • La fiche a un champ pour l’adresse de votre site : Google la présente comme un moyen de rediriger les clients vers votre site Web.
  • Google peut détecter des informations liées à vos catégories en analysant votre site et les mentions de votre entreprise sur le Web : ce que dit votre site compte aussi pour votre fiche.
  • Un site déjà validé dans la Search Console peut permettre à Google de valider la fiche instantanément.
  • La description de la fiche n’accepte ni lien ni promotion : le détail de vos prestations, vos réalisations et vos conditions ont besoin d’un autre endroit.

Si vous préférez ne pas vous en occuper

Tout ce qui précède se fait seul, sans frais. Si vous préférez le confier, notre offre Référencement comprend la fiche Google, avec la Search Console et des pages écrites pour votre métier. Elle se chiffre en deux temps : mise en place à partir de 490 € HT, puis suivi à partir de 190 € HT par mois. Le suivi mensuel est facultatif et sans engagement de durée.

Dans tous les cas, la fiche reste à vous : elle se crée et se valide à votre nom, puis, comme le prévoit Google, vous ajoutez votre prestataire comme administrateur une fois la validation effectuée. Le jour où vous changez de prestataire, vous retirez son accès, sans rien demander à personne.

Questions fréquentes

Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.

La fiche Google, ex-Google My Business, est-elle payante ?

Non. Google indique que vous pouvez ajouter ou revendiquer votre établissement sans frais. Et aucune place ne s’achète : selon Google, il n’existe aucun moyen d’obtenir une meilleure place au classement local sur demande ou contre rémunération.

Faut-il un compte Google professionnel ?

Il faut un compte Google, pas forcément une adresse Gmail : Google accepte un compte ouvert avec l’adresse e-mail de votre choix. Il conseille d’y associer votre adresse professionnelle, pour gérer la fiche plus facilement.

Mon ancien prestataire gère ma fiche : comment la récupérer ?

Demandez-lui d’abord de vous en transférer la propriété. Sinon, faites la demande depuis business.google.com/add : selon Google, le propriétaire actuel dispose de trois jours pour répondre. Pour une entreprise sans local qui travaille chez ses clients, Google demande de contacter son assistance.

Que faire si Google refuse de valider ma fiche ?

Si le bouton Valider réapparaît, Google n’a pas pu valider complètement l’établissement : recommencez, avec une autre méthode si plusieurs vous sont proposées. Une vidéo refusée s’accompagne des raisons du refus, à corriger dans une nouvelle vidéo.

Comment être visible sur Google avec sa fiche ?

Une fiche validée, complète et exacte est le premier pas : Google indique que les établissements qui fournissent des informations complètes et exactes ont plus de chances d’apparaître dans les résultats à proximité. Les avis, le site et ses pages font le reste du référencement local.

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