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VIGNEDEV

Pour les carreleurs

Création de site internet pour carreleur

Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le

Un carrelage se juge de près et ne se reprend pas sans tout casser. Le site d’un carreleur doit donc montrer la finition en gros plan, joints, coupes et alignements, et photographier pendant le chantier ce qui disparaît ensuite : le support préparé, l’étanchéité sous la douche, et le plan de pose montré avant de commencer.

Cette page fait partie du guide Création de site internet pour artisan.

Cette page dit ce qu’un site de carreleur doit montrer, ce qui ne sert à rien, et comment nous le construisons. Elle part d’une idée simple : votre travail se juge à quelques centimètres, et le plus important se trouve sous les carreaux.

Un carrelage ne se reprend pas

Une peinture ratée se refait en une journée. Un carrelage, non. Une coupe trop étroite devant une porte, un alignement qui dévie le long d’un mur, une douche qui fuit : tout cela reste des années sous les yeux de votre client, ou l’oblige à tout casser. Il le sait, et c’est pour cela qu’il hésite longtemps avant de signer.

Il compare souvent trois devis : celui du magasin où il a choisi son carrelage, celui d’un poseur recommandé pour son petit prix, et le vôtre. Sur le papier, les trois posent le même carreau. Votre site sert à montrer ce qui les sépare : ce que vous faites avant le premier carreau, et la façon dont le dernier joint est tiré.

Votre travail se voit de près, pas sur une photo large

Sur la photo d’une salle de bain entière, on voit surtout le carreau, c’est-à-dire le travail du fabricant. Votre travail à vous se voit à quelques centimètres.

Un carreleur sûr de lui photographie aussi son sol en lumière rasante, une lampe posée par terre : c’est la lumière qui trahit un carreau qui dépasse de son voisin. Publier cette photo-là, c’est dire au client que vous n’avez rien à cacher.

  • Un gros plan des joints, droits et réguliers, le long d’un mur ou d’un seuil.
  • Une coupe délicate : autour d’une évacuation, d’une prise, d’un pied de lavabo, d’une niche de douche.
  • Un angle ou une arête avec sa finition, et le raccord entre le carrelage et le parquet.
  • Une vue d’ensemble pour situer le tout, mais une seule par chantier.

Photographier ce qui sera caché

Le plus important d’un carrelage est dessous, et une fois la pose finie, plus personne ne peut le voir, pas même vous. Si vous ne le photographiez pas pendant le chantier, il n’existera jamais pour votre client. Ces photos se prennent en quelques secondes, avec votre téléphone, au moment où l’étape se termine.

Une étape, elle, se montre avant même le chantier : le calepinage, ce plan qui fixe le point de départ, le sens des carreaux et l’endroit des coupes. Il répond à la vraie inquiétude du client, savoir où tomberont les bandes étroites. Dites que vous le dessinez et le montrez avant de commencer, et publiez-en un ou deux à côté du chantier fini.

L’étapeCe qu’elle éviteLa photo à prendre
Le contrôle du supportUn carreau qui sonne creux, un joint qui casseLa règle posée au sol, avant tout travail
Le ragréageDes carreaux qui ne sont pas à fleur, surtout en grand formatLe sol lissé et sec, prêt à recevoir la colle
L’étanchéité sous la doucheUne fuite qui apparaît des mois plus tard, parfois chez le voisin du dessousLes murs et le sol traités, bandes d’angle comprises, avant le premier carreau
La pente vers l’évacuationL’eau qui stagne dans un coin de la doucheLe niveau posé sur la forme de pente
Le calepinageUne bande étroite au milieu de la pièce ou devant la porteLe plan de pose, puis la même pièce terminée

Ce qui compte sur un site de carreleur

  • Vos types de chantiers, chacun avec sa page s’il le mérite : salle de bain et douche de plain-pied, sols, terrasses et plages de piscine, crédences, carreaux anciens. Le client d’une terrasse ne se pose pas les questions de celui d’une douche.
  • Avec qui vous travaillez sur une salle de bain. Beaucoup de vos clients arrivent par elle, et le plombier passe avant et après vous : dites si vous travaillez avec le sien ou avec le vôtre, qui tient le calendrier, et qui il appelle en cas de souci.
  • Ce que vous faites du carrelage : vous le fournissez, vous posez celui que le client a acheté, ou les deux. C’est l’une des premières questions qu’on vous pose.
  • Votre délai habituel pour venir mesurer et rendre un devis. Un client qui a déjà choisi son carrelage a hâte, et il part chez celui qui répond.
  • Votre attestation d’assurance décennale, avec l’assureur et la période de validité. Pour une douche, un client sérieux la demandera ; la trouver en ligne lui évite de le faire.

Les photos du fabricant ne sont pas vos chantiers

Les fabricants et les magasins publient de très belles photos d’ambiance, et il est tentant de les reprendre pour habiller un site. Ces images montrent le carreau et non la pose, donc rien de ce qui vous distingue. Et le client qui a passé un samedi en magasin les a déjà vues : il en conclura que vous n’avez rien à montrer.

Cinq photos de vos chantiers prises au téléphone, nettes et en lumière du jour, valent mieux qu’un catalogue qui n’est pas le vôtre. Nous ne mettrons sur votre site aucune photo de chantier qui ne soit pas la vôtre.

Ce que nous vous déconseillons

  • Un calcul de prix en ligne au mètre carré. Le prix dépend de l’état du support, du format, de la dépose de l’ancien revêtement et du calepinage : un chiffre donné par un formulaire sera comparé à celui d’un poseur qui ne prépare rien.
  • Un visualiseur de carrelage en trois dimensions. Votre client s’en est déjà servi en magasin, et le plan de pose dessiné pour sa pièce lui en dira davantage.
  • Annoncer une durée de chantier sans les temps de séchage. Le ragréage, l’étanchéité, la colle et les joints ont chacun le leur, et c’est ce que le client oublie quand il compte les jours.

Comment se passe la création de votre site

  1. Un premier échange, gratuit

    Au téléphone ou en visio. Vous décrivez vos chantiers types, la part de salles de bain, de sols et d’extérieur, si vous fournissez le carrelage, et avec qui vous travaillez. Nous vous disons franchement si un site vous servira.

  2. Un devis qui dit tout

    Le prix exact, ce qu’il comprend, ce qu’il ne comprend pas, et le délai. Rien ne démarre avant votre accord écrit.

  3. Vos gros plans et vos étapes cachées

    Nous vous disons quoi photographier sur vos prochains chantiers : le support avant la pose, l’étanchéité, le plan de pose, le joint fini de près. Quelques chantiers suffisent pour démarrer, et vous ajoutez les suivants vous-même.

  4. La construction, sous vos yeux

    Vous voyez le site avancer sur une adresse privée, et vous demandez des changements autant de fois qu’il le faut avant la mise en ligne.

  5. La mise en ligne

    Le nom de domaine à votre nom, le certificat de sécurité, les pages légales, le plan du site déclaré à Google, et votre interface d’administration pour modifier vos textes et vos photos vous-même. Vous repartez propriétaire de tout.

Combien coûte le site d’un carreleur

Un site complet de quatre à six pages est à partir de 1 900 € HT : l’accueil, la salle de bain, les sols et l’extérieur, vos chantiers, le contact. Une page vitrine seule est à partir de 790 € HT. Une refonte, si votre site existe déjà, est à partir de 1 200 € HT.

Prix de départ, hors taxes. Le nom de domaine, l’hébergement, la rédaction et les photos sont chiffrés à part, seulement si vous en avez besoin ; un visualiseur ou une boutique se chiffrent sur devis. Le site vous appartient, sans abonnement ; le référencement, lui, est un travail mensuel à part, facultatif et sans engagement, qui n’est pas compris. Le détail est sur la page des tarifs.

Quand nous ne sommes pas le bon choix

Si la plupart de vos chantiers vous viennent d’un magasin qui vend le carrelage et vous confie la pose, votre vrai client, c’est le magasin. Une page vitrine vous servira de carte de visite, et coûtera moins cher qu’un site complet.

Si vous voulez vendre du carrelage en ligne, avec un stock, des échantillons et des livraisons, il vous faut une boutique : un prestataire spécialisé dans la vente en ligne fera mieux que nous.

Les questions que l’on nous pose

Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.

Quelles photos de carrelage mettre sur son site ?

Des gros plans avant tout, les joints, les coupes, un sol en lumière rasante, et les étapes qui seront cachées, comme l’étanchéité sous la douche. Une seule vue d’ensemble par chantier suffit : une photo large montre le carreau, un gros plan montre votre pose.

Faut-il afficher un prix au mètre carré sur son site ?

Pas un chiffre seul pour la pose neuve : il sera comparé à celui d’un poseur qui ne prépare pas le support. Dites plutôt ce qui fait varier le prix. Pour les réparations et l’entretien, carreaux cassés ou joints à refaire, un arrêté du 24 janvier 2017 demande en revanche que votre taux horaire, vos frais de déplacement et le caractère gratuit ou payant du devis soient aisément accessibles sur votre site.

Je pose souvent le carrelage acheté par mes clients. Faut-il le dire ?

Oui, c’est un argument : bien des clients choisissent en magasin, puis cherchent un poseur. Dites aussi que vous vérifiez avant l’achat que le carreau convient à la pièce : antidérapant au sol d’une douche, non gélif dehors, grand format seulement sur un sol vraiment plan. Vous éviterez de poser un carreau dont vous porteriez les défauts.

Faut-il parler de l’étanchéité sous douche sur son site ?

Oui, et avec une photo. Beaucoup de clients ignorent qu’elle existe ; ils découvrent son absence le jour où une fuite apparaît, parfois des mois plus tard. Montrer les murs et le sol traités avant le premier carreau explique à lui seul l’écart entre votre devis et celui d’un poseur pressé.

Je travaille souvent avec un plombier. Faut-il le mentionner ?

Oui. Le client d’une salle de bain veut savoir qui fait quoi et à qui il parle. Et quand un plombier vous recommande, le client va voir votre site avant de vous appeler : c’est lui qui confirme la recommandation. Si votre partenaire est d’accord, nommez-le ; deux artisans qui se recommandent l’un l’autre rassurent plus qu’un long texte.

Page d’accueil du modèle Carreleur : Nogaret, carrelage et faïence, entreprise imaginaire

Le modèle de votre métier

Carreleur : un site à parcourir

Un calepinage de photos en ouverture, la douche à l’italienne, et ce qui ne se voit plus une fois posé. La démonstration montre le site et son espace de gestion. L’entreprise, les avis et les chiffres sont imaginaires : votre site part de ce modèle, avec vos textes, vos photos et vos couleurs.

Parlons de votre activité

Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.

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Sources