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VIGNEDEV

Pour les thérapeutes et praticiens du bien-être

Création de site internet pour thérapeute

Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le

Le site d’un thérapeute ou d’un praticien du bien-être donne ce que les annuaires et les plateformes ne donnent pas : votre pratique expliquée honnêtement, ce qu’elle n’est pas, le déroulé d’une séance, votre formation et vos prix. Il ne promet jamais de guérir : affirmer faussement qu’une prestation guérit des maladies est une pratique commerciale trompeuse.

Cette page fait partie du guide Site internet auto-entrepreneur : faire soi-même ou le confier ?.

Cette page s’adresse aux praticiens qui accompagnent des personnes hors du soin médical : sophrologues, naturopathes, hypnothérapeutes, réflexologues, praticiens de massage de bien-être, et tous ceux qui se présentent comme thérapeutes. Elle dit ce que votre site apporte à côté des annuaires et des plateformes de réservation, ce que les textes officiels disent des mots que vous employez, et ce que cela coûte.

Les textes cités sont en bas de page, lus à la source sur Légifrance. Nous ne sommes pas juristes : nous rapportons ce qu’ils contiennent, sans l’étendre.

On ne cherche pas un thérapeute un jour où tout va bien

Le sommeil qui se dérobe, une période de stress qui déborde, un examen ou une prise de parole qui approche, une naissance à préparer, un deuil. La personne qui vous cherche arrive avec une difficulté, et avec une méfiance : elle a lu tout et son contraire sur les pratiques de bien-être, et elle craint de tomber sur quelqu’un qui promet trop, ou qui la gardera longtemps.

Votre site a donc deux tâches. Montrer qui vous êtes et ce que vous faites, concrètement. Et montrer ce que vous ne faites pas. La seconde rassure au moins autant que la première.

Annuaires, plateformes, réseaux : ce que votre site ajoute

Les annuaires de praticiens et les plateformes de réservation ont un vrai intérêt : on vous y trouve, et l’on y réserve vite. Mais votre fiche y a le même format que celle de vos voisins, et leurs conditions restent les leurs. Votre site est la seule adresse où vous choisissez chaque mot, et il vous reste si vous changez d’outil.

Où l’on vous cherche aussiCe qu’on y trouveCe que votre site ajoute
Un annuaire de praticiensDes noms rangés par pratique et par ville, des fiches qui se ressemblentVotre parcours, votre façon de travailler, ce qui vous distingue de la fiche voisine
Une plateforme de réservationDes créneaux, parfois le paiement, en quelques gestesCe qu’on veut lire avant de réserver une première séance, et le lien vers vos créneaux
Vos réseaux sociauxVotre voix, des conseils, des nouvellesL’essentiel rangé au même endroit, lisible par qui n’a pas de compte
Son médecin, ou un psychologueUn cadre de soin qu’il connaîtCe que votre pratique propose à côté de ce suivi, jamais à sa place
Le bouche-à-oreilleLa parole d’un procheDe quoi vérifier : votre formation, votre cadre, vos prix

Ce que les textes disent des mots de votre site

Votre site est une présentation commerciale, et le code de la consommation s’y applique comme à toute autre. Une pratique commerciale y est trompeuse quand elle repose sur des indications « fausses ou de nature à induire en erreur », notamment sur « les résultats attendus » d’un service, ou sur « l’identité, les qualités, les aptitudes et les droits du professionnel ». Trois points en découlent pour votre site.

  • Ne jamais promettre de guérir

    Le même code range parmi les pratiques réputées trompeuses le fait « d’affirmer faussement qu’un produit ou une prestation de services est de nature à guérir des maladies, des dysfonctionnements ou des malformations ». Décrivez plutôt ce qui se passe pendant la séance, ce que la personne apprend ou ressent, et ce qu’elle pourra refaire seule.

  • Ni diagnostic, ni traitement de maladies

    Le code de la santé publique définit l’exercice illégal de la médecine, notamment, comme le fait de prendre part « à l’établissement d’un diagnostic ou au traitement de maladies » sans le titre requis, « même en présence d’un médecin ». Aucune page de votre site ne doit donc laisser croire que vous identifiez une maladie ou que vous la traitez.

  • Votre titre et vos certifications, au mot près

    Un titre, au moins, est réservé par la loi : « L’usage du titre de psychothérapeute est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes. » Le code de la consommation vise aussi le fait d’afficher un certificat ou un label sans l’autorisation nécessaire, ou de se dire agréé par un organisme alors que ce n’est pas le cas. Écrivez le nom exact de votre formation et de l’organisme qui l’a délivrée, et n’écrivez « reconnu » ou « agréé » que si c’est vrai, en disant par qui.

Dire ce que votre pratique n’est pas

C’est la phrase que l’on hésite à écrire, de peur de décourager. Elle fait l’inverse. Visible sur la page qui présente votre pratique, elle dit que votre accompagnement ne remplace ni un diagnostic ni un traitement médical, et que vous orientez vers un médecin ou un psychologue quand ce que vous entendez le demande.

Et nulle part, ni dans un texte ni dans un témoignage, l’idée qu’on pourrait arrêter un traitement pour vous suivre. Le modèle de sophrologue présenté plus bas montre comment le dire sans froideur : il consacre une place à ce que la sophrologie n’est pas.

Ce qui compte sur le site d’un thérapeute

  • Votre pratique en mots de tous les jours : ce qui se passe pendant une séance, assis ou allongé, habillé ou non, en parlant ou en silence.
  • Ce qu’elle n’est pas, et les cas où vous orientez vers un médecin ou un psychologue.
  • Votre formation : son nom exact, l’organisme, sa durée, et votre titre tel qu’il est.
  • Le cadre : au cabinet, en visio ou à domicile, et ce que vous faites de ce qui se dit en séance.
  • Le prix d’une séance, sa durée, le nombre de séances que vous proposez d’habitude s’il y en a un, et vos conditions d’annulation.
  • Le premier échange, si vous en proposez un, pour vérifier que votre pratique convient avant de réserver.
  • Un formulaire court : un nom, un moyen de vous joindre, et quelques mots sur ce qui amène la personne, si elle le souhaite. Le reste se dit de vive voix.

Ce que nous vous déconseillons

  • Une liste de troubles que votre pratique « soulage » ou « guérit », même reprise d’un support de formation : c’est précisément ce que visent les textes cités plus haut.
  • Des témoignages qui parlent de guérison, ou d’un traitement arrêté. Publiés sur votre site, ils deviennent votre promesse.
  • Un forfait de nombreuses séances mis en avant dès l’accueil, ou un compteur de places restantes. La personne qui hésite y lit une pression, pas une offre.
  • Le vocabulaire de votre école laissé tel quel. Écrivez d’abord ce que la personne vit pendant la séance ; les mots techniques viennent ensuite, expliqués.

Comment se passe la création de votre site

  1. Un premier échange, gratuit

    Au téléphone ou en visio, à l’heure qui vous convient. Vous nous présentez votre pratique comme à quelqu’un qui ne la connaît pas : c’est un excellent brouillon pour la page d’accueil.

  2. Un devis qui ne laisse rien dans l’ombre

    Le prix exact, ce qu’il comprend et ce qu’il ne comprend pas. Une réservation ou un paiement en ligne, si vous en voulez, y figurent à part. Nous démarrons une fois le devis signé.

  3. Les mots de votre pratique

    Vous nous donnez vos textes, ou nous les écrivons ensemble, sur devis. Nous relisons chaque promesse avec vous à la lumière des textes cités plus haut. Nous ne sommes pas juristes, et le dernier mot vous revient.

  4. Un site en chantier, visible de vous seul

    Vous voyez le site avancer. Faites-le lire à une personne de confiance qui ne connaît pas votre pratique : si elle comprend ce que vous faites et ce que vous ne faites pas, le texte est juste.

  5. La mise en ligne

    Le nom de domaine à votre nom, le certificat de sécurité, les pages légales, le plan du site déclaré à Google, et votre interface d’administration. Le site, ses textes et ses accès sont à vous.

Combien coûte le site d’un thérapeute

Nous ne parlons que de nos prix. Une page vitrine, qui suffit souvent à qui démarre seul, est à partir de 790 € HT. Un site complet de quatre à six pages, pour présenter plusieurs accompagnements, votre parcours et votre cadre, est à partir de 1 900 € HT. Reprendre un site existant, en refonte, est à partir de 1 200 € HT.

Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Ajouter des pages ou des fonctionnalités reste un travail, qui se chiffre.

Tous ces prix sont des prix de départ, hors taxes. Le nom de domaine, l’hébergement, la rédaction des textes et les photos sont chiffrés à part, seulement si vous en avez besoin ; la prise de rendez-vous en ligne se chiffre sur devis. Le site vous appartient, sans abonnement ; le référencement est un travail à part, facultatif, qui n’est pas compris. Si vous le choisissez un jour, son suivi est sans engagement de durée.

Quand nous ne sommes pas le bon choix

Si vous voulez vendre des programmes en ligne, des cours enregistrés ou un abonnement à vos séances, avec paiement et espace réservé, un outil spécialisé fera mieux qu’un site vitrine. Votre site peut alors mener vers lui.

Si votre plateforme remplit déjà votre agenda et que vous ne cherchez personne de plus, gardez votre énergie pour vos séances. Et si vous nous demandez d’écrire que votre pratique guérit, nous refuserons : c’est une promesse que nous ne publierons pas.

Les questions que l’on nous pose

Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.

Quel budget prévoir pour le site d’un thérapeute ?

Chez nous, une page vitrine est à partir de 790 € HT, et un site de quatre à six pages à partir de 1 900 € HT, hors taxes. Nous ne donnons pas de moyenne du marché : d’un devis à l’autre, le prix ne comprend pas les mêmes choses. Comptez à part le nom de domaine, l’hébergement et, si vous en voulez une, la réservation en ligne.

Quelle est la meilleure plateforme pour un thérapeute ?

Nous n’en classons aucune : leurs conditions changent, et nous ne les avons pas toutes lues. Posez-leur trois questions : qui garde le contact de vos clients, ce que vous payez et à quel rythme, ce qui vous reste si vous partez. Votre site, lui, reste à vous et renvoie vers l’outil que vous choisissez.

Comment trouver des clients quand on est thérapeute ?

Un site ne les fait pas venir à lui seul. Il sert surtout à ceux qui ont entendu parler de vous, par un proche, un annuaire ou votre fiche Google, et qui veulent vérifier avant d’appeler. Sa tâche est de transformer cette curiosité en confiance, en disant clairement ce que vous faites.

Puis-je me présenter comme psychothérapeute sur mon site ?

Seulement si vous êtes inscrit au registre national des psychothérapeutes : la loi du 9 août 2004 réserve l’usage de ce titre aux professionnels inscrits, et la liste est mise à la disposition du public. Sinon, présentez-vous par votre pratique et votre formation, avec leur nom exact.

Je suis sophrologue, naturopathe ou hypnothérapeute : cette page vaut-elle pour moi ?

Oui. Les textes cités valent pour tout professionnel qui présente ses services, quelle que soit sa pratique. Seuls les mots changent. Le modèle de sophrologue en montre un exemple : le premier échange offert, et une place pour dire ce que la sophrologie n’est pas.

Page d’accueil du modèle Sophrologue : Nora Lebrun, sophrologue, entreprise imaginaire

Le modèle de votre métier

Sophrologue : un site à parcourir

Un cercle qui respire en ouverture, le premier échange offert, et ce que la sophrologie n’est pas. La démonstration montre le site et son espace de gestion. L’entreprise, les avis et les chiffres sont imaginaires : votre site part de ce modèle, avec vos textes, vos photos et vos couleurs.

Parlons de votre activité

Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.

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À lire ensuite

Sources