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VIGNEDEV

Pour les ostéopathes

Création de site internet pour ostéopathe

Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le

Le site d’un ostéopathe rassure avant une première séance : ce que vous prenez en charge, comment la séance se déroule, son prix et vos créneaux. Le décret de 2007 qui encadre le titre ne parle pas de publicité ; il impose d’indiquer votre diplôme sur votre plaque et tout document, et limite votre champ aux troubles fonctionnels.

Cette page fait partie du guide Site internet auto-entrepreneur : faire soi-même ou le confier ?.

Cette page s’adresse aux ostéopathes qui reçoivent en cabinet, se déplacent à domicile, ou les deux. Elle dit ce que votre patient cherche avant de réserver, ce que le décret qui encadre votre titre change pour votre site, ce qu’il vaut mieux ne pas écrire, et ce que cela coûte.

Les textes officiels cités sont en bas de page, lus à la source. Nous ne sommes pas juristes : nous vous disons ce que ces textes contiennent, rien de plus. Les prix donnés viennent de notre page des tarifs.

Votre patient a mal, et il hésite encore

On cherche rarement un ostéopathe par curiosité. Le dos s’est bloqué ce matin, la nuque ne tourne plus, le bassin tire depuis le début de la grossesse, ou le bébé tourne toujours la tête du même côté. Votre futur patient veut savoir deux choses tout de suite : pouvez-vous le recevoir bientôt, et est-ce bien à vous qu’il doit s’adresser ?

Derrière, des questions qu’il n’ose pas toujours poser au téléphone : est-ce que ça va craquer, combien de temps dure la séance, et que se passe-t-il si ce n’est pas de votre ressort ? Un site qui y répond calmement gagne sa confiance avant le premier rendez-vous.

Ce à quoi votre patient vous compare

Votre patient ne regarde pas que votre site. Chacun de ces repères a son utilité, et votre site ne les remplace pas : il dit ce qu’ils ne disent pas.

Ce qu’il regarde aussiCe qui l’attire là-basCe que votre site doit lui montrer
Une plateforme de prise de rendez-vousDes créneaux visibles, une réservation à toute heureQui vous êtes, le déroulé d’une séance, et le lien vers vos créneaux si vous l’utilisez
Votre fiche GoogleL’adresse, les horaires, les avisCe que vous prenez en charge, et les cas où vous l’orientez vers son médecin
Un annuaire d’ostéopathesUne liste de praticiens près de chez luiVotre diplôme, votre façon de travailler, une adresse qui ne parle que de vous
Le kinésithérapeute ou le médecin qu’il connaîtUn soignant qui le suit déjàCe que fait un ostéopathe, en mots simples, et comment vous travaillez avec eux
Le conseil d’un procheLa confiance d’une personne qu’il croitDe quoi vérifier ce qu’on lui a dit : votre titre, votre cabinet, votre prix

Ce que le décret de 2007 change pour votre site

L’usage du titre d’ostéopathe est encadré par un décret du 25 mars 2007, relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie. Quatre de ses articles touchent directement ce que votre site affiche.

  • Votre diplôme, sur tout document

    L’article 14 demande aux ostéopathes d’indiquer « sur leur plaque et tout document, leur diplôme ». Si vous êtes aussi professionnel de santé en exercice, s’y ajoutent vos diplômes d’État, titres, certificats ou autorisations. Le plus prudent est de traiter votre site comme l’un de ces documents : votre diplôme figure en bas de chaque page et sur la page du cabinet.

  • Des troubles fonctionnels, pas des maladies

    L’article 1er autorise des manipulations qui ont pour seul but « de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain, à l’exclusion des pathologies organiques » qui demandent une intervention médicale. Votre site décrit donc les gênes pour lesquelles on vient vous voir, sans jamais présenter une maladie comme quelque chose que vous traitez.

  • Le médecin, quand il le faut

    L’article 2 vous demande, si vous n’êtes pas médecin, d’orienter le patient vers un médecin quand les symptômes demandent un diagnostic ou un traitement médical, quand ils persistent ou s’aggravent, ou quand ils dépassent votre champ de compétences. L’écrire sur votre site n’est pas un aveu de faiblesse : c’est ce qui rassure celui qui hésite.

  • Les nourrissons, et la nuque

    L’article 3 réserve deux actes au cas où un médecin a d’abord établi un diagnostic attestant l’absence de contre-indication : les manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois, et les manipulations du rachis cervical. Si votre site parle des bébés, il le dit clairement aux parents, et aucune page ne promet ces gestes sans cette condition.

La publicité : ce que le texte dit, et ce qu’il ne dit pas

Un ostéopathe a-t-il le droit de faire de la publicité ? La question se pose dès qu’on parle de site. Le décret qui encadre le titre, lu en entier, ne contient aucun article sur la publicité : nous ne vous dirons donc ni qu’elle est interdite, ni qu’elle est libre. Ce que le texte impose tient à ce que vous affichez : votre diplôme, et les limites de votre pratique.

Une autre règle vaut pour tout professionnel, ostéopathe compris : le code de la consommation range parmi les pratiques commerciales trompeuses le fait « d’affirmer faussement qu’un produit ou une prestation de services est de nature à guérir des maladies, des dysfonctionnements ou des malformations ». Si vous exercez aussi une profession de santé, lisez en plus les règles propres à cette profession : cette page ne les traite pas.

Ce qui compte sur un site d’ostéopathe

  • Vos prochains créneaux, ou le moyen de réserver, visibles dès l’ouverture de la page, avec votre numéro cliquable depuis un téléphone.
  • Le déroulé d’une première séance : les questions sur vos antécédents et vos traitements, l’examen, puis des gestes expliqués avant d’être faits.
  • Pour qui vous travaillez : adultes, sportifs, femmes enceintes, enfants, personnes âgées, en parlant de gênes et de situations de vie, pas de maladies.
  • Les cas où vous orientez vers un médecin, dits sans détour, et ce qu’il faut faire en cas d’urgence médicale : appeler les secours, pas le cabinet.
  • Votre diplôme, et si vous le souhaitez l’établissement et l’année, en bas de chaque page.
  • Le prix et la durée de la séance, ce qu’il faut apporter (examens récents, liste de vos traitements), et la facture que vous remettez si votre patient la demande.
  • L’accès au cabinet (plain-pied, stationnement) et vos conditions si vous vous déplacez à domicile.

Ce que nous vous déconseillons

  • Une liste de maladies que l’ostéopathie « soigne ». Elle sort du champ que fixe le décret, et c’est exactement ce que le code de la consommation vise quand l’affirmation est fausse.
  • Un nombre de séances annoncé d’avance, ou un soulagement promis « dès la première séance ». Chaque corps répond à sa façon, et votre patient s’en souviendra.
  • Des témoignages qui racontent une guérison, recopiés sur votre site. Même sincères, ils font la promesse à votre place.
  • Une vidéo de manipulation spectaculaire, avec craquement. Elle impressionne celui qui ne viendra pas, et fait fuir celui qui redoutait justement la brutalité.

Comment se passe la création de votre site

  1. Un premier échange, gratuit

    Entre deux patients ou en fin de journée, au téléphone ou en visio. Vous nous dites qui vous recevez, comment vous prenez vos rendez-vous et si vous vous déplacez. Nous vous disons ce qu’un site peut faire pour votre cabinet, et ce qu’il ne fera pas.

  2. Un devis écrit, avant tout travail

    Le prix exact, ce qu’il comprend et ce qu’il ne comprend pas. Un agenda de réservation intégré au site, si vous en voulez un, y figure à part. Le travail démarre le jour où vous l’avez signé.

  3. Vos textes, relus à la lumière du décret

    Vous nous donnez vos textes, ou nous les écrivons avec vous, sur devis. Dans les deux cas, nous vous signalons une phrase qui promet trop ou qui sort du champ des troubles fonctionnels. La décision vous revient : c’est votre titre, et votre signature.

  4. Les photos du cabinet

    La salle de soin, la table, l’entrée, la salle d’attente, et vous. Votre téléphone suffit, en plein jour. Aucun patient reconnaissable sans son accord.

  5. La mise en ligne

    Le nom de domaine à votre nom, le certificat de sécurité, les pages légales, votre diplôme en bas de chaque page, le plan du site déclaré à Google, et votre interface d’administration. Tout reste à votre nom.

Combien coûte le site d’un ostéopathe

Un site complet de quatre à six pages, de quoi présenter le cabinet, la séance, les publics que vous recevez et la prise de rendez-vous, est à partir de 1 900 € HT. Une seule page bien faite, qui suffit souvent à qui s’installe, est à partir de 790 € HT. La refonte d’un site déjà en ligne est à partir de 1 200 € HT.

Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Un horaire qui change ou une fermeture pour congés ne demandent donc aucun appel.

Ces prix de départ s’entendent hors taxes. Le nom de domaine, l’hébergement, la rédaction des textes et les photos sont chiffrés à part, seulement si vous en avez besoin ; un agenda de réservation intégré se chiffre sur devis. Le site vous appartient, sans abonnement ; le référencement est un travail à part, facultatif, qui n’est pas compris. La page des tarifs détaille chaque offre.

Quand nous ne sommes pas le bon choix

Si votre agenda se remplit par votre plateforme de rendez-vous et par le bouche-à-oreille, et que vous ne cherchez pas de nouveaux patients, un site peut attendre : votre fiche Google, tenue à jour, fait déjà beaucoup.

Si vous exercez dans une maison de santé ou un cabinet de groupe qui a déjà son site, regardez d’abord si une page à votre nom peut y figurer. Et une question juridique sur votre titre se pose à un juriste, pas à nous.

Les questions que l’on nous pose

Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.

Un ostéopathe a-t-il le droit de faire de la publicité ?

Le décret de 2007 qui encadre le titre ne contient aucun article sur la publicité. Il impose d’indiquer votre diplôme sur votre plaque et tout document, et limite votre champ aux troubles fonctionnels. Le code de la consommation, lui, interdit à tout professionnel d’affirmer faussement qu’une prestation guérit des maladies.

Faut-il écrire son diplôme sur son site d’ostéopathe ?

Oui, c’est la lecture la plus sûre. Le décret demande de l’indiquer « sur leur plaque et tout document », et un site est ce que votre patient lit en premier. Si vous êtes aussi professionnel de santé en exercice, le même article ajoute vos diplômes d’État, titres, certificats ou autorisations.

Puis-je dire sur mon site pour quoi l’on vient me voir ?

Oui, en parlant de gênes et de situations : un dos qui se bloque, des tensions liées au travail, une grossesse, une préparation sportive. Le décret limite votre champ aux troubles fonctionnels, à l’exclusion des pathologies organiques : aucune maladie ne doit apparaître comme quelque chose que vous traitez.

Que dire aux parents d’un nourrisson sur mon site ?

Que pour un bébé de moins de six mois, les manipulations du crâne, de la face et du rachis demandent d’abord un diagnostic médical attestant l’absence de contre-indication, comme le prévoit le décret. Invitez-les à en parler à leur médecin avant de prendre rendez-vous.

Mon patient peut-il vérifier que je suis bien ostéopathe ?

Oui. Le décret prévoit que l’agence régionale de santé établit, pour chaque département, une liste des praticiens habilités à faire usage du titre, portée à la connaissance du public. Votre diplôme écrit sur votre site facilite cette vérification.

Page d’accueil du modèle Ostéopathe : Julien Castel, ostéopathe D.O., entreprise imaginaire

Le modèle de votre métier

Ostéopathe : un site à parcourir

Les prochains créneaux dès l’ouverture, la consultation expliquée, et les limites dites franchement : le médecin d’abord. La démonstration montre le site et son espace de gestion. L’entreprise, les avis et les chiffres sont imaginaires : votre site part de ce modèle, avec vos textes, vos photos et vos couleurs.

Parlons de votre activité

Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.

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Sources