Pour les plaquistes et plâtriers
Création de site internet pour plaquiste
Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le
Un plaquiste travaille pour deux publics : le particulier qui aménage ses combles ou redistribue ses pièces, et l’entreprise du bâtiment qui lui confie un lot de plâtrerie. Son site leur ouvre deux entrées : des chantiers et un déroulement clair pour le premier, une capacité précise et des documents à jour pour la seconde.
Cette page fait partie du guide Création de site internet pour artisan.
Cette page dit ce que le site d’un plaquiste doit contenir pour ces deux publics, ce que les règles officielles sur l’assurance, les prix et la sous-traitance changent pour lui, et comment nous le construisons. Les textes cités sont listés en bas de page ; les prix sont ceux de la page des tarifs.
Deux publics, deux portes d’entrée
Le même plaquiste peut, dans la même semaine, fermer les combles d’une famille et monter les cloisons d’un plateau de bureaux pour une entreprise générale. Ces deux clients ne cherchent pas la même chose et ne vérifient pas les mêmes papiers. Un site qui leur parle avec le même texte n’en convainc aucun : donnez-leur deux entrées dès l’accueil, chacune vers la page qui lui répond.
| Ce qui change | Le particulier qui rénove | L’entreprise qui vous confie un lot |
|---|---|---|
| Ce qu’il cherche | Aménager ses combles, créer une pièce, isoler, poser un faux plafond | Un plaquiste disponible, qui tient le planning des autres corps de métier |
| Ce qui le décide | Des chantiers comparables au sien, un déroulement expliqué, la propreté | La taille de l’équipe, les délais, la zone, la qualité des finitions |
| Ce qu’il vérifie | Votre assurance, vos coordonnées, vos chantiers | Vos attestations à jour, avant de signer puis pendant le chantier |
| Ce que votre site doit lui donner | Une page par type de projet, avec photos et étapes | Une page à part : les travaux que vous prenez, votre équipe, les documents que vous remettez |
Ce à quoi le particulier vous compare
Le particulier regarde d’autres possibilités avant de vous appeler. Chacune a son intérêt ; votre site répond à ce qu’elle ne dit pas.
| Ce qu’il regarde aussi | Ce qui l’attire là-bas | Ce que votre site doit lui montrer |
|---|---|---|
| Une plateforme de mise en relation ou un annuaire d’artisans | Plusieurs devis demandés d’un coup | Vos chantiers, votre façon de travailler, et un contact direct |
| Le faire soi-même, conseillé en magasin de bricolage | Le prix des plaques, les tutoriels en vidéo | Ce qui distingue un travail de professionnel : des joints invisibles, un plafond droit, un isolant posé sans interruption |
| Une entreprise générale qui fait tout | Un seul interlocuteur pour tout le chantier | Que vous savez travailler avec l’électricien, le plombier et le peintre, et dans quel ordre |
| Le plaquiste que lui conseille son électricien | La recommandation d’un professionnel | De quoi la confirmer : votre nom, votre assurance, des chantiers |
Votre place dans son chantier
Le particulier qui rénove ne sait pas toujours que l’électricien et le plombier passent leurs gaines et leurs arrivées avant que vous fermiez, ni que le peintre vient après vos bandes et votre enduit. Il se demande qui prévient qui, et combien de temps la maison restera en travaux.
Votre site peut le lui dire en quelques lignes : ce qui doit être prêt avant votre arrivée, dans quel état vous laissez murs et plafonds, et si vous vous coordonnez avec les autres artisans. Cela rassure, et vous évite d’arriver sur un chantier où rien n’est prêt.
L’assurance décennale : écrire ce qu’elle couvre vraiment
C’est la question que tout le monde pose, et la réponse n’est pas la même pour tous les travaux. La fiche officielle du métier, sur le site Entreprendre de Service-Public, l’écrit ainsi : « Le plaquiste-plâtrier doit souscrire une assurance de responsabilité décennale, appelée aussi garantie décennale constructeurs pour certains travaux. » Elle cite en exemple l’isolation extérieure, puis précise : « L’assurance de responsabilité décennale est facultative pour la simple peinture décorative d’intérieur et pour la pose de plaques de plâtre en isolation intérieure. »
Quand elle est obligatoire, « le professionnel doit joindre à ses devis ou factures une attestation d’assurance de responsabilité décennale », et le devis mentionne les coordonnées de l’assureur et la zone de couverture géographique.
Pour votre site : écrivez quels travaux votre contrat couvre, en reprenant les activités de votre attestation, et dites qu’elle accompagne le devis quand la loi l’exige. Pour le reste, la même fiche conseille une responsabilité civile professionnelle : si vous en avez une, dites-le aussi.
« Garantie décennale sur tous nos travaux » : la phrase à ne pas écrire
Elle rassure, mais elle est rarement exacte : votre contrat couvre des activités précises, et certaines poses n’exigent pas cette assurance. Un client qui lit « tous nos travaux », puis découvre au premier sinistre que sa cloison n’était pas couverte, ne retiendra que cette phrase.
Demandez à votre assureur quelles activités votre contrat couvre, et écrivez celles-là, rien de plus.
Les réparations : des prix à annoncer en ligne
Reprendre un plafond après un dégât des eaux, réparer une cloison enfoncée : pour ces petits travaux, une règle s’ajoute. Un arrêté du 24 janvier 2017 vise le dépannage, la réparation et l’entretien dans le bâtiment, et son annexe cite la plâtrerie et l’isolation. Avant de s’engager, le client doit connaître votre taux horaire toutes taxes comprises, votre façon de compter le temps, vos frais de déplacement, le caractère gratuit ou payant du devis et, « le cas échéant, les prix TTC des différentes prestations forfaitaires proposées, notamment les prix au mètre linéaire ou au mètre carré ».
Ces informations « doivent également être aisément accessibles sur tout espace de communication en ligne dédié au professionnel ». Si vous prenez ces réparations, votre site est l’endroit où les mettre. Pour une cloison neuve ou des combles à aménager, c’est le devis, que la fiche officielle rend obligatoire avant les travaux, qui fixe le prix.
La page des entreprises qui vous confient un lot
Une entreprise générale qui découvre votre site veut savoir si elle peut vous confier un chantier sans risque : les travaux que vous prenez, la taille de votre équipe, votre zone, le délai pour démarrer, et les documents que vous remettrez.
Parmi eux, l’attestation de vigilance, qui prouve que vous êtes à jour de vos obligations sociales. Service-Public est précis : « Il faut fournir l’attestation de vigilance à son donneur d’ordre et/ou au maître d’ouvrage lors de la conclusion d’un contrat d’un montant supérieur ou égal à 5 000 € hors taxe. » Et : « L’attestation est valable 6 mois : elle doit donc être renouvelée périodiquement, pendant toute la durée de la prestation. »
Votre page peut dire que vous remettez vos attestations à jour sur simple demande, et sous quel délai. Ne mettez pas le document lui-même en téléchargement : il expire au bout de six mois, et son authenticité se vérifie sur le site de l’Urssaf.
Ce qui compte sur un site de plaquiste
- Une page par type de projet : aménagement de combles, cloisons et redistribution, faux plafonds, isolation intérieure. Le particulier cherche son projet, pas toujours votre métier.
- Des photos qui montrent ce qui distingue votre travail : un plafond en lumière rasante où les joints ne se voient pas, l’ossature et l’isolant avant fermeture, la pièce finie une fois peinte.
- Ce que vous faites de la poussière et des déchets : protections, évacuation, nettoyage. Le devis doit d’ailleurs préciser les modalités d’enlèvement et de gestion des déchets, et leur coût.
- Votre zone, votre numéro cliquable depuis un téléphone, et un formulaire court où l’on précise si l’on est un particulier ou une entreprise.
Ce que nous vous déconseillons
- Un simulateur « prix de votre cloison ». Hauteur sous plafond, isolant, plaque hydrofuge ou acoustique, nombre de portes : chaque détail change le prix, et un chiffre affiché trop tôt devient celui que le client retient.
- Une baisse de facture de chauffage promise en pourcentage. Votre isolant n’est qu’une partie de la maison : les fenêtres, la ventilation et le chauffage comptent aussi.
- Un espace réservé aux professionnels, derrière un mot de passe. Une entreprise qui découvre votre site n’a pas de compte : elle veut lire tout de suite ce que vous prenez et comment vous joindre.
Comment se passe la création de votre site
Un premier échange, sans frais
Vous nous dites la part de particuliers et d’entreprises dans votre activité, les chantiers que vous préférez et votre rayon d’action. Nous vous disons si deux entrées se justifient, ou si une seule page suffit.
Le devis signé
Le prix, ce qui est compris, ce qui ne l’est pas, le délai : tout est écrit, et rien ne commence sans votre accord.
Vos documents et vos chantiers
Votre attestation d’assurance, pour écrire exactement ce qu’elle couvre ; la liste des documents que vous remettez aux entreprises ; vos photos, que nous trions avec vous. Nous ne publions rien que vous ne nous ayez confié.
Le site en construction, sur une adresse privée
Vous le consultez sur votre téléphone, entre deux chantiers, et demandez les retouches avant l’ouverture au public.
La mise en ligne
Nom de domaine enregistré à votre nom, connexion sécurisée, pages légales, plan du site transmis à Google : tout est prêt le jour de l’ouverture. Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Un chantier terminé à montrer, un tarif de réparation qui change : vous le faites sans attendre personne.
Combien coûte le site d’un plaquiste
Un site complet de quatre à six pages est à partir de 1 900 € HT : de quoi ouvrir une entrée aux particuliers, une autre aux entreprises, et donner sa page à chaque type de projet. Une page vitrine seule est à partir de 790 € HT, et suffit si vous travaillez surtout pour des entreprises. Une refonte est à partir de 1 200 € HT.
Ces prix de départ s’entendent hors taxes. Le nom de domaine et l’hébergement, à votre nom et facturés par leur fournisseur, la rédaction des textes et les photos se chiffrent à part, si vous en avez besoin ; un outil particulier, sur devis. Le site vous appartient, sans abonnement ; le référencement est un travail à part, facultatif, qui n’est pas compris. Son suivi mensuel est sans engagement de durée. Tout est détaillé sur la page des tarifs.
Quand nous ne sommes pas le bon choix
Si vous attendez d’un site qu’il remplisse votre planning de sous-traitance, il ne le fera pas seul. Une entreprise qui cherche un plaquiste demande d’abord autour d’elle ; votre site sert ensuite à confirmer ce qu’on lui a dit de vous.
Si ce que vous cherchez est un outil de métré et de chiffrage, qui calcule plaques, rails et isolant à partir d’un plan, ce n’est pas un site internet : un éditeur de logiciels pour le second œuvre fera mieux que nous.
Les questions que l’on nous pose
Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.
Un plaquiste doit-il avoir une assurance décennale ?
Pour certains travaux, oui : la fiche officielle du métier cite par exemple l’isolation extérieure. Elle précise que cette assurance est facultative pour la pose de plaques de plâtre en isolation intérieure, et conseille alors une responsabilité civile professionnelle. Votre site dit ce que votre contrat couvre, sans l’étendre.
Dois-je annoncer mes prix de réparation sur mon site ?
Si vous faites des réparations, oui. L’arrêté du 24 janvier 2017, dont l’annexe cite la plâtrerie et l’isolation, demande que votre taux horaire, vos forfaits, y compris au mètre carré, vos frais de déplacement et le caractère gratuit ou payant du devis soient aisément accessibles en ligne. Pour un chantier neuf, c’est le devis qui fixe le prix.
Faut-il une page à part pour les entreprises qui me sous-traitent des chantiers ?
Oui, si elles représentent une part réelle de votre travail. Elles ne cherchent ni photos de salon ni conseils de rénovation, mais vos capacités, votre zone, vos délais et vos documents. Une page courte, qu’elles peuvent transmettre à leur conducteur de travaux, suffit.
Faut-il une page pour l’aménagement des combles ?
Si vous en faites, oui. Celui qui veut aménager ses combles ne cherche pas forcément un plaquiste : il cherche son projet, et se demande par où commencer. Une page qui raconte un chantier de combles, étape par étape, avec vos photos, lui répond et donne à Google une page qui parle précisément de ce sujet.
Puis-je montrer un chantier fait en sous-traitance ?
Avec l’accord de l’entreprise qui vous l’a confié et du propriétaire des lieux, oui, en disant votre rôle : le lot plâtrerie, pour une entreprise générale. Présenter ce chantier comme le vôtre tromperait le particulier ; dire que vous étiez sous-traitant montre aux entreprises que d’autres vous font déjà confiance.
Parlons de votre activité
Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.
À lire ensuite
- Création de site internet pour artisan
Un site clair pour votre métier, à partir de 1 900 € HT. Ce que le prix comprend, ce qu’il ne comprend pas, et les cas où nous ne sommes pas le bon choix.
- Création de site internet pour peintre
Ce qui se paie chez un peintre, c’est la préparation et la propreté, pas le rouleau. Ce que votre site doit montrer pour le vendre, à partir de 1 900 € HT.
- Création de site internet pour électricien
Votre client ne peut pas juger un travail caché dans les murs : il juge les signes. Ce qu’un site d’électricien doit montrer, à partir de 1 900 € HT.
- Mentions légales d’un site d’artisan : ce qui est obligatoire
Ce que la loi impose d’afficher sur le site d’un artisan : identité, contact, hébergeur, données personnelles, cookies. La liste de Service-Public.
- Tarifs de création et refonte de site internet
Les prix de départ, hors taxes, et ce que chacun comprend.
Sources
- Plaquiste-plâtrier : conditions d’accès et d’exercice en France (Entreprendre.Service-Public.gouv.fr)
- Comment obtenir une attestation de vigilance ? (Entreprendre.Service-Public.gouv.fr)
- Arrêté du 24 janvier 2017 relatif à la publicité des prix des prestations de dépannage, de réparation et d’entretien dans le secteur du bâtiment et de l’équipement de la maison (Légifrance)

