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VIGNEDEV

Pour les cuisinistes

Création de site internet pour cuisiniste

Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le

Le site d’un cuisiniste accompagne un choix de plusieurs semaines : il montre des cuisines posées, le déroulé des mesures à la pose, et dit au client ses droits. Signé sur une foire ou un salon, un contrat n’ouvre pas de délai de rétractation, sauf crédit affecté ; signé chez le client, il lui laisse en principe quatorze jours.

Cette page fait partie du guide Création de site internet pour artisan.

Cette page dit ce que le site d’un cuisiniste doit montrer, ce qu’il doit expliquer à un client qui compare pendant des semaines, et comment nous le construisons. Votre client est un particulier qui équipe son logement : un consommateur, au sens du code de la consommation. Les règles citées plus bas le protègent, lui ; pour un client professionnel, les règles diffèrent, sauf dans un cas : l’article L221-3 étend une partie de ces protections à une entreprise de cinq salariés au plus, quand elle signe hors de votre magasin un contrat étranger à son activité principale. Les textes sont en bas de page, les prix sont ceux de la page des tarifs.

Une cuisine se choisit en plusieurs semaines

Une cuisine s’achète rarement sur un coup de tête. Votre client a d’abord regardé des photos, puis il a poussé la porte de deux ou trois magasins, s’est arrêté sur un stand de salon, a fait venir quelqu’un chez lui pour mesurer. Il compare des plans qui ne se ressemblent pas et des devis qui ne comptent pas les mêmes choses.

Pendant tout ce temps, il revient sur votre site : avant la première visite, pour voir si votre style lui plaît ; entre deux rendez-vous, pour relire comment vous travaillez ; après la signature, pour savoir quand viendra la pose.

Ce à quoi votre client vous compare

Votre client ne vous juge pas seul : il vous met en regard d’autres façons d’avoir une cuisine, toutes défendables. À votre site de dire ce que vous faites de différent, sans rien rabaisser.

Où il regarde aussiCe qui l’y attireCe que votre site doit lui montrer
Le magasin d’une grande enseigne de cuisine ou d’ameublementUn grand espace d’exposition, des cuisines à monter soi-même, un outil pour dessiner la sienne en ligneDes cuisines posées chez de vrais clients, qui vient mesurer, qui pose, et un interlocuteur unique si c’est votre cas
Le stand d’un salon de l’habitatPlusieurs cuisinistes côte à côte, en une seule visiteLes salons où vous exposerez, et ce que la loi prévoit pour un contrat signé sur le stand
Le menuisier ou l’ébénisteUn meuble dessiné et fabriqué pour la pièceVos gammes, ce que vous adaptez à la pièce, et ce que vous faites fabriquer à part, s’il y a lieu
La recommandation d’un voisin ou d’un procheUne cuisine qu’il a vue et touchéeDes réalisations comparables à son projet, et de quoi retrouver l’entreprise dont on lui a parlé

Le déroulé d’un projet, écrit à l’avance

Écrit sur votre site, le déroulé répond aux questions de votre client avant qu’il les pose, et il montre que vous avez l’habitude :

  1. Le premier rendez-vous, au magasin ou chez lui : ses habitudes, ce qu’il garde, son budget.
  2. La prise de mesures dans la pièce, avec les arrivées d’eau, les prises et les évacuations.
  3. Les plans et les vues, puis le devis détaillé, meuble par meuble et appareil par appareil.
  4. La signature, et ce qu’elle déclenche : la commande des meubles, le délai de fabrication et de livraison.
  5. La préparation de la pièce : qui dépose l’ancienne cuisine, qui s’occupe de la plomberie, de l’électricité, du carrelage, et dans quel ordre.
  6. La pose, sa durée habituelle, et ce que votre client doit prévoir pendant ces jours-là.
  7. La fin du chantier : le tour de la cuisine ensemble, les réglages, et qui appeler ensuite.

Salon ou domicile : ce que la loi prévoit pour votre client

Le code de la consommation traite un contrat différemment selon l’endroit où il est signé, et votre client ne le sait pas forcément. Sur une foire ou un salon, l’article L224-59 est net : avant la conclusion du contrat, « le professionnel informe le consommateur qu’il ne dispose pas d’un délai de rétractation ». Un arrêté du 2 décembre 2014 en fixe la forme : un panneau au moins au format A3 sur le stand, et, en tête du contrat, un encadré qui dit : « Le consommateur ne bénéficie pas d’un droit de rétractation pour un achat effectué dans une foire ou dans un salon. »

Une exception : si la cuisine est financée par un crédit affecté proposé sur place, le contrat mentionne, dans un encadré apparent, que « l’acheteur dispose d’un droit de rétractation pour le crédit affecté servant à financer son achat ». S’il l’exerce dans les quatorze jours, le contrat de vente est résolu de plein droit, sans indemnité.

Chez votre client, c’est l’inverse. Un contrat signé à son domicile est un contrat hors établissement, même si c’est lui qui vous a fait venir : le code vise le contrat conclu hors de vos locaux, « y compris à la suite d’une sollicitation ou d’une offre faite par le consommateur ». Votre client dispose alors, en principe, de quatorze jours pour se rétracter, « sans avoir à motiver sa décision ». Il reçoit un exemplaire daté du contrat, accompagné d’un formulaire type de rétractation. Et, hors les exceptions que l’article énumère, vous ne pouvez recevoir « aucun paiement ou aucune contrepartie, sous quelque forme que ce soit » avant sept jours ; Service-Public, dans sa fiche sur le démarchage à domicile, aussi appelé vente hors établissement, précise que le vendeur « ne peut pas recevoir d’acomptes, de chèques ou d’autorisations de prélèvement bancaire ».

Le point de départ des quatorze jours dépend du contrat : la signature pour une prestation de services, la réception du bien pour une vente, le client pouvant se rétracter dès la signature. Le code assimile à une vente le contrat qui mêle le transfert de propriété d’un bien et une prestation de services. C’est la rédaction de vos contrats qui règle ces points : faites-la relire.

Où le contrat est signéDélai de rétractation du clientCe que vous devez faire
Sur une foire ou un salonAucun, sauf pour un crédit affecté proposé sur placeL’en informer avant la signature, afficher le panneau sur le stand, écrire la phrase en tête du contrat
Chez le clientQuatorze jours en principe, sans motif, sauf exceptions prévues par le codeRemettre le contrat daté et le formulaire de rétractation, ne rien encaisser avant sept jours

Une cuisine de catalogue n’est pas forcément « nettement personnalisée »

Le code exclut du droit de rétractation les contrats de fourniture de « biens confectionnés selon les spécifications du consommateur ou nettement personnalisés ». La tentation est grande d’en conclure qu’une cuisine dessinée pour la pièce y échappe toujours, et de l’écrire sur son site.

Service-Public invite à la prudence. Dans sa fiche sur l’achat à distance, il précise : « Le choix d’options (couleur, finition...) dans les gammes d’éléments standards proposées par le professionnel ne modifie pas suffisamment la nature ou la destination des biens, pour les rendre nettement personnels. » Une cuisine composée d’éléments de catalogue n’entre donc pas forcément dans l’exception. N’écrivez rien sur ce point, ni sur le site ni dans vos contrats, sans l’avis d’un juriste.

Ce que cela change pour votre site

Un cuisiniste qui explique ces règles avant qu’on les lui demande rassure un client sur le point d’engager une grosse dépense. Une page courte suffit, qui ne dit rien de plus que les textes et donne leur adresse officielle. Si vous exposez sur des salons, annoncez-les avec leurs dates ; et si vous remettez plans et devis sans exiger de signature sur le stand, dites-le : c’est un argument.

Des réalisations classées comme les projets de vos clients

Votre client ne cherche pas la plus belle cuisine de votre galerie : il cherche celle qui ressemble à la sienne. Une petite cuisine fermée, une cuisine ouverte sur le séjour, une pièce sous les combles, un îlot, la rénovation d’un logement ancien. Classez vos réalisations ainsi plutôt que par style ou par date.

Pour chacune, quelques lignes suffisent : la contrainte de la pièce (un mur de travers, une fenêtre basse, une poutre), ce que vous avez proposé, les matériaux, le délai entre la signature et la fin de la pose. Et le plan à côté de la photo finie, si vous l’avez : il prouve que la cuisine posée est bien celle qui avait été dessinée.

Ce qui compte sur le site d’un cuisiniste

  • Vos réalisations, classées par configuration de pièce, avec leur contrainte et leur délai.
  • Le déroulé d’un projet, de la prise de mesures à la fin de la pose, avec ce qui revient au client.
  • Les gammes, les matériaux et les appareils que vous proposez vraiment.
  • Qui fait quoi pendant le chantier : vos poseurs, vos partenaires plombier ou électricien, ou ce que le client doit faire faire lui-même.
  • Vos salons à venir, avec leurs dates, et ce que la loi prévoit pour un contrat signé sur place.
  • Le moyen de prendre rendez-vous, au magasin ou à domicile, avec ce qu’il est utile d’apporter : les dimensions, des photos de la pièce, un plan du logement s’il en existe un.

Ce que nous vous déconseillons

  • Les photos du catalogue de votre fabricant mêlées à vos chantiers. Votre client les retrouvera chez un autre revendeur de la même marque, et il doutera de tout le reste.
  • Un prix d’appel pour une cuisine sans dire ce qu’il couvre : combien de meubles, quels appareils, la pose ou non. Il attire des visites qui finissent en déception.
  • Une offre spéciale affichée toute l’année, ou un compte à rebours de fin de salon. Votre client compare pendant des semaines ; une urgence fabriquée le fait fuir.
  • Un outil de conception en trois dimensions sur le site. C’est un logiciel à part entière, que les grandes enseignes financent ; le vôtre, c’est le rendez-vous où vous dessinez la cuisine avec votre client.

Comment se passe la création de votre site

  1. Un premier échange, gratuit

    Au téléphone ou en visio, à l’heure où le magasin est calme. Vous nous dites comment vos clients arrivent jusqu’à vous, par le magasin, les salons ou la recommandation, et ce qu’ils vous demandent le plus. Nous vous disons franchement ce qu’un site peut y changer.

  2. Un devis, avant le moindre travail

    Il fixe le prix exact, dit ce qui est compris et ce qui ne l’est pas, et donne le délai. Nous commençons une fois qu’il est signé.

  3. Le tri de vos réalisations

    Nous passons vos photos de chantiers en revue, nous les classons par type de pièce et nous notons, pour chacune, la contrainte et le délai. S’il manque une configuration, vous la photographierez au prochain chantier.

  4. La construction, sur une adresse privée

    Vous regardez le site prendre forme et vous signalez ce qui ne vous va pas ; il ne devient public qu’une fois que vous l’approuvez.

  5. La mise en ligne

    Le nom de domaine à votre nom, le certificat de sécurité, les pages légales, le plan du site (sitemap) déclaré à Google, et votre interface d’administration pour ajouter une réalisation ou annoncer un salon vous-même. Le site est à vous, en entier.

Combien coûte le site d’un cuisiniste

Un site complet de quatre à six pages est à partir de 1 900 € HT : l’accueil, les réalisations, le déroulé d’un projet, vos gammes, le magasin et le contact. Une page vitrine seule est à partir de 790 € HT. La refonte d’un site existant est à partir de 1 200 € HT.

Ce sont des prix de départ, hors taxes. Le nom de domaine et l’hébergement, à votre nom, sont facturés par leur fournisseur ; la rédaction des textes et les photos sont chiffrées à part, seulement si vous en avez besoin, et la prise de rendez-vous en ligne se chiffre sur devis. Le site vous appartient, sans abonnement ; le référencement est un travail à part, facultatif, qui n’est pas compris.

Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Ajouter une page ou une fonction se chiffre à part. Le détail est sur la page des tarifs.

Quand nous ne sommes pas le bon choix

Si vous êtes concessionnaire d’une enseigne nationale, votre contrat règle peut-être déjà votre présence en ligne : relisez-le avant de nous appeler.

Si vous voulez vendre des cuisines en ligne, avec un outil de conception, un panier et le paiement, c’est un projet de commerce en ligne à part entière : un prestataire spécialisé vous servira mieux.

Les questions que l’on nous pose

Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.

Le client qui signe sa cuisine sur un salon a-t-il un délai de rétractation ?

Non : le code de la consommation ne prévoit pas de délai de rétractation pour un contrat conclu sur une foire ou un salon, et vous devez l’en informer avant la signature. Seule exception, le crédit affecté proposé sur place : le client peut s’en rétracter dans les quatorze jours, et le contrat de vente est alors résolu de plein droit.

Et si le contrat de la cuisine est signé chez le client ?

C’est un contrat hors établissement, même si le client vous a fait venir. Il dispose en principe de quatorze jours pour se rétracter, reçoit un formulaire de rétractation avec le contrat, et vous ne pouvez rien encaisser avant sept jours. Les exceptions prévues par le code, dont celle des biens nettement personnalisés, sont à faire vérifier pour votre cas.

Faut-il afficher des prix de cuisines sur son site ?

Pas un prix seul. Si vous voulez donner un repère, décrivez une cuisine réelle que vous avez posée, avec l’accord du client, et ce que comprenait son prix : les meubles, les appareils, la pose. Sinon, dites comment se fait votre devis et s’il est gratuit.

Comment montrer des cuisines posées sans exposer ses clients ?

Demandez leur accord avant de photographier, cadrez sur la cuisine, et retirez ce qui permettrait de reconnaître le logement : courrier, photos de famille, vue par la fenêtre. Une légende suffit : le type de pièce, la contrainte, le délai.

Puis-je annoncer mes salons moi-même sur le site ?

Oui. Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter, les dates de vos salons comprises.

Parlons de votre activité

Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.

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Sources