Pour les professions libérales
Création de site internet pour profession libérale
Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le
Le site d’une profession libérale présente vos domaines d’intervention, votre parcours, le cadre du premier rendez-vous et un moyen discret de vous joindre. Si votre profession est réglementée, vérifiez d’abord ce que ses règles permettent : la déontologie des médecins exclut par exemple les témoignages de tiers, celle des avocats tout élément comparatif ou dénigrant.
Cette page fait partie du guide Site internet auto-entrepreneur : faire soi-même ou le confier ?.
Cette page s’adresse aux professions libérales, réglementées ou non : santé, droit, chiffre, architecture, conseil, accompagnement. Elle dit ce que votre client cherche sur votre site, ce qu’il faut vérifier avant d’écrire une ligne quand votre profession a un ordre, et comment nous construisons le site.
Les règles citées ont été lues sur Légifrance et Service-Public, sources en bas de page. Celles de votre profession, nous ne les écrivons pas à la place de votre ordre : nous vous disons où les chercher.
Réglementée ou non : la question qui passe avant le site
Selon Service-Public, les professions libérales exercent une activité indépendante de prestations intellectuelles, techniques ou de soins, et elles « peuvent être réglementées ou non réglementées ». Une profession réglementée a des règles fixées par la loi ou un texte réglementaire, un titre protégé, une déontologie, et une instance qui en contrôle le respect : un ordre, une chambre professionnelle ou un syndicat.
Depuis le 1er septembre 2024, précise la même fiche, les professions libérales réglementées se rangent en trois familles : les professions de santé, les professions juridiques ou judiciaires, et les professions techniques et du cadre de vie. Pour les autres, « Il n’existe pas de liste officielle des professions libérales non réglementées. »
| Profession libérale réglementée | Profession libérale non réglementée | |
|---|---|---|
| Exemples cités par Service-Public | Médecin, masseur-kinésithérapeute, avocat, notaire, expert-comptable, architecte | Consultant, coach sportif, sophrologue, formateur, rédacteur, développeur |
| Qui fixe les règles | La loi ou un texte réglementaire, et une déontologie professionnelle | Pas d’ordre professionnel ; certaines activités demandent une autorisation ou une carte professionnelle |
| Le titre | Protégé : l’utiliser sans la qualification exigée est une usurpation de titre | Un intitulé qui dit ce que vous faites, sans emprunter le titre d’une profession réglementée |
| Ce que cela change pour le site | Vérifier d’abord ce que vos règles disent des avis, des comparaisons et de la publicité | Plus de latitude, avec les règles de tout site professionnel : mentions légales, données personnelles |
Ce que cherche votre client avant de vous écrire
Celui qui cherche un avocat, un expert-comptable, un kinésithérapeute ou un architecte arrive souvent avec une affaire qu’il n’a racontée à personne : un litige, une déclaration en retard, une douleur qui dure, une maison à bâtir. Il ne connaît pas toujours le nom de ce qu’il lui faut. Il cherche d’abord quelqu’un qui traite son cas, puis quelqu’un à qui il osera l’expliquer.
Votre site doit donc lui dire ce que vous faites et ce que vous ne faites pas, dans quel cadre vous exercez, comment se passe un premier rendez-vous, et comment vous joindre sans avoir à tout raconter par écrit.
Ce à quoi votre client vous compare
Votre nom, votre client le croise ailleurs que sur votre site. Chacun de ces endroits a son intérêt ; votre site dit ce qu’ils ne disent pas.
| Où il vous croise aussi | Ce qu’il y trouve | Ce que votre site doit ajouter |
|---|---|---|
| Une plateforme de prise de rendez-vous | Des créneaux libres, plusieurs professionnels côte à côte | Votre parcours, vos domaines, votre façon de travailler, et le lien vers vos créneaux si vous l’utilisez |
| L’annuaire de votre ordre, s’il en publie un | La preuve de votre inscription | Ce que vous traitez, et comment se passe un premier rendez-vous |
| Une plateforme de mise en relation d’indépendants | Des profils semblables, parfois notés | Un espace qui ne parle que de vous, sans voisin affiché à côté |
| La recommandation d’un confrère ou d’un proche | La confiance | De quoi confirmer ce qu’on lui a dit : votre cadre d’exercice, vos coordonnées, votre adresse |
Deux exemples de règles, lues à la source
Chaque profession réglementée a ses propres règles de communication. Voici deux exemples, cités mot pour mot, pour montrer à quel point elles peuvent toucher un site.
Les médecins
Le code de la santé publique prévoit que le médecin est libre de communiquer au public « par tout moyen, y compris sur un site internet », des informations utiles au libre choix du praticien : ses compétences et pratiques professionnelles, son parcours, les conditions de son exercice. Cette communication « ne fait pas appel à des témoignages de tiers, ne repose pas sur des comparaisons avec d’autres médecins ou établissements et n’incite pas à un recours inutile à des actes de prévention ou de soins ». Elle tient compte des recommandations du conseil national de l’ordre. Pour le site, cela écarte notamment une page d’avis de patients.
Les avocats
Le code de déontologie des avocats, fixé par un décret du 30 juin 2023, permet à l’avocat la publicité et la sollicitation personnalisée si elles procurent une « information sincère sur la nature des prestations de services proposées » et si leur mise en œuvre respecte les principes essentiels de la profession. Il ajoute : « Elles excluent tout élément comparatif ou dénigrant. » Une formule comme « le meilleur cabinet » n’a donc pas sa place sur le site.
Avant d’écrire, vérifiez ce que votre profession autorise
Nous construisons des sites : nous ne sommes ni juristes, ni membres de votre ordre, et c’est vous qui répondez de votre site devant votre instance professionnelle. Avant de rédiger, faites le point. Ce qu’il faut regarder :
- Le texte de votre déontologie, sur Légifrance ou sur le site officiel de votre ordre, et, s’il en publie, ses recommandations sur la communication.
- Ce qu’il dit des témoignages et des avis, des comparaisons, de la publicité, et des honoraires affichés.
- Le titre exact que vous pouvez porter, et vos spécialités, écrites comme votre ordre les nomme.
- En cas de doute, la question posée par écrit à votre ordre ou à votre instance professionnelle.
Ce qui compte sur le site d’un professionnel libéral
- Vos domaines d’intervention, dans les mots de vos clients : « divorce », « création d’entreprise », « mal de dos », plutôt que le vocabulaire de votre métier.
- Votre parcours et votre titre exact. Dans une profession réglementée, l’usage du titre est protégé : écrivez celui que vous détenez, rien de plus.
- L’ordre ou l’instance dont vous relevez, si votre profession en a un.
- Le cadre du premier rendez-vous : au cabinet, à domicile ou en visio, sa durée habituelle, ce qu’il faut apporter.
- La façon dont se fixent vos honoraires, dans ce que vos règles permettent d’écrire.
- L’accès au cabinet : l’adresse, l’étage, l’accessibilité, et vos jours de présence si vous partagez les lieux.
- Un contact discret : un téléphone, une adresse e-mail, et un formulaire court qui ne demande pas de raconter son dossier.
- Vos mentions légales et votre politique de confidentialité : selon Service-Public, les mentions légales sont obligatoires sur tout site professionnel et doivent être facilement accessibles.
Ce que nous vous déconseillons
- Une page d’avis ou de témoignages avant d’avoir vérifié ce que permet votre profession. Pour un médecin, le texte cité plus haut l’exclut.
- Les superlatifs et les classements : « le meilleur », « numéro un », « le moins cher ». Invérifiables, ils sont en plus exclus pour certaines professions.
- Un formulaire qui demande de décrire sa situation en détail : votre futur client hésite à écrire ce qu’il dirait volontiers en rendez-vous.
- Raconter un dossier ou un cas, même sans nom, avant d’avoir vérifié que vos règles professionnelles le permettent.
- Des articles de conseil écrits pour remplir le site. Le même article du code demande au médecin des informations « scientifiquement étayées », formulées avec prudence et mesure : peu d’articles relus valent mieux que beaucoup écrits vite.
Comment se passe la création de votre site
Un premier échange, gratuit
Par téléphone ou en visio, entre deux rendez-vous. Vous nous dites votre profession, si elle est réglementée, et comment vos clients arrivent jusqu’à vous. Nous vous disons ce qu’un site peut vous apporter.
Le devis, avant toute chose
Il fixe le prix, ce qui est compris et ce qui ne l’est pas, et le délai. Une prise de rendez-vous intégrée au site, si vous en voulez une, y est chiffrée à part. Rien ne démarre sans votre accord écrit.
Vos règles, puis vos textes
Vous nous transmettez ce que votre profession encadre, puis vos textes ou les éléments pour les écrire. Chaque phrase publiée est relue par vous : ce sont votre nom, votre titre et votre déontologie qui sont en jeu.
La construction, à l’abri des regards
Le site avance sur une adresse privée, et vous demandez les corrections avant la mise en ligne.
La mise en ligne
Le nom de domaine à votre nom, le certificat de sécurité, les mentions légales et la politique de confidentialité, le plan du site (sitemap) déclaré à Google, et votre interface d’administration, sans l’écran des avis si vos règles les excluent. Vous repartez propriétaire de tout.
Combien coûte le site d’un professionnel libéral
Une page vitrine est à partir de 790 € HT : quand vous exercez seul, une page bien faite suffit souvent pour commencer, avec le parcours, les domaines, le cadre du rendez-vous et le contact. Un site complet de quatre à six pages est à partir de 1 900 € HT, quand vous avez plusieurs domaines à présenter ou un cabinet à plusieurs. La refonte d’un site existant est à partir de 1 200 € HT.
Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter.
Ce sont des prix de départ, hors taxes. Le nom de domaine et l’hébergement, à votre nom et facturés par leur fournisseur, la rédaction des textes et les photos sont chiffrés à part, seulement si vous en avez besoin ; la prise de rendez-vous intégrée se chiffre sur devis. Le site vous appartient, sans abonnement ; le référencement est un travail à part, facultatif, qui n’est pas compris. Le détail est sur la page des tarifs.
Quand nous ne sommes pas le bon choix
Si vous exercez dans un cabinet, une maison de santé ou une société qui a déjà son site et vous y présente, commencez par y faire compléter votre page.
Si ce que vous cherchez est un agenda en ligne, avec rappels et paiement des consultations, une plateforme de prise de rendez-vous le fera mieux que nous ; votre site peut y renvoyer.
Et si vous voulez publier des conseils juridiques, fiscaux ou médicaux chaque semaine sans avoir le temps de les relire, renoncez à cette rubrique : c’est vous qui en répondez.
Les questions que l’on nous pose
Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.
Un médecin peut-il avoir un site internet ?
Oui. Le code de la santé publique prévoit que le médecin est libre de communiquer au public par tout moyen, y compris sur un site internet, sur ses compétences, son parcours et les conditions de son exercice, sans témoignages de tiers ni comparaisons, en tenant compte des recommandations du conseil national de l’ordre.
Peut-on publier des avis clients sur le site d’une profession libérale ?
Cela dépend de votre profession. Pour un médecin, non : sa communication ne fait pas appel à des témoignages de tiers. Pour une autre profession réglementée, lisez votre déontologie et les recommandations de votre ordre avant d’en publier. Hors profession réglementée, publiez seulement des avis réels, jamais écrits pour l’occasion.
Comment savoir si ma profession libérale est réglementée ?
Selon Service-Public, une profession libérale réglementée a des règles fixées par la loi ou un texte réglementaire, un titre protégé, une déontologie et une instance qui en contrôle le respect. En cas de doute, Service-Public propose d’échanger gratuitement avec un conseiller.
Un avocat peut-il faire de la publicité sur son site ?
Oui, dans un cadre précis. Le code de déontologie des avocats permet la publicité si elle procure une information sincère sur la nature des prestations proposées et si sa mise en œuvre respecte les principes essentiels de la profession. Elle exclut tout élément comparatif ou dénigrant.
Faut-il la prise de rendez-vous en ligne sur le site ?
Si vous utilisez déjà une plateforme de prise de rendez-vous, un bouton qui y renvoie suffit : votre agenda reste au même endroit. Une prise de rendez-vous intégrée au site se chiffre sur devis. Gardez aussi le téléphone bien visible, pour qui préfère parler de son affaire avant de réserver.
Parlons de votre activité
Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.
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Sources
- Service-Public, Professions libérales réglementées et non réglementées (F23458)
- Code de la santé publique, article R4127-19-1, communication du médecin (Légifrance)
- Décret n° 2023-552 du 30 juin 2023 portant code de déontologie des avocats, article 15 (Légifrance)
- Service-Public, Mentions obligatoires sur le site internet d’un entrepreneur individuel (F31228)

