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Pour les auto-entrepreneurs

Site internet auto-entrepreneur : faire soi-même ou le confier ?

Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le

Un auto-entrepreneur a trois façons d’avoir son site internet : le faire lui-même avec un éditeur en ligne, le confier à un indépendant ou à un studio, ou à une agence. Au démarrage, une seule page suffit souvent. Dans tous les cas, le site affiche des mentions légales, dont vos nom et prénom accompagnés de « EI ».

Auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur, l’Urssaf le dit : les deux termes ont le même sens. Et la question est la même au moment de se montrer en ligne : faire son site soi-même, ou le faire faire ? Vous n’êtes pas un cas à part : selon France Num, le service de l’État qui accompagne les petites entreprises dans le numérique, une petite entreprise sur trois ne dispose pas de site internet.

Cette page compare les voies possibles, y compris celle qui ne passe pas par un prestataire : ce que chacune vous demande, ce que votre site doit afficher en tant qu’entrepreneur individuel, et ce dont vous avez vraiment besoin pour démarrer. Elle est écrite par la personne qui construit les sites chez VIGNEDEV, un studio indépendant.

Trois voies pour avoir votre site

France Num distingue trois options, selon votre temps, vos envies, vos compétences et votre ambition : confier la réalisation à un professionnel, construire le site vous-même avec un logiciel de gestion de contenu (CMS), ou utiliser une plateforme de création en ligne. Pour un site vitrine simple, il conseille la plateforme en ligne plutôt que le logiciel, plus complexe à paramétrer et à entretenir. Et parmi les professionnels, on choisit entre un indépendant et une agence. Pour un auto-entrepreneur, cela fait trois voies réalistes.

  • Faire soi-même, avec un éditeur en ligne

    Vous créez un compte, vous choisissez un modèle et vous remplissez les pages. France Num décrit ces plateformes comme utilisables par le grand public sans formation préalable : elles mettent un site en ligne en un temps record, sans que vous ayez à gérer les mises à jour ni les sauvegardes. Le revers, selon lui : des possibilités de personnalisation plus limitées. Et tout le contenu reste à faire, par vous : les textes, les photos, l’organisation des pages.

  • Confier à un indépendant ou à un studio

    Vous parlez à celui qui construit le site, du premier échange à la mise en ligne. Pour une page ou un petit site vitrine, c’est souvent la bonne taille : un seul interlocuteur, un devis qui dit ce qu’il comprend. Sa limite est la même que sa force : tout repose sur une personne. Demandez qui détient les accès à votre site, et ce qui se passe s’il s’absente.

  • Confier à une agence

    Une agence réunit plusieurs métiers : développement, graphisme, parfois rédaction et publicité en ligne. C’est sa force sur un projet lourd, comme une boutique reliée à vos stocks ou un site en plusieurs langues. Pour une activité qui démarre et que vous menez seul, c’est rarement le point de départ. Le guide « agence web ou freelance », en bas de page, compare les deux en détail.

Ce que chaque voie vous demande

Le tableau met côte à côte ce que chaque voie vous demande : votre temps, votre budget, l’entretien du site, les textes, et ce que vous gardez le jour où vous changez d’avis.

Éditeur en ligne, par vous-mêmeIndépendant ou studioAgence
Votre tempsBeaucoup : vous construisez, écrivez et illustrez toutQuelques échanges, vos contenus, puis la relectureQuelques échanges, avec un chef de projet puis plusieurs personnes
Ce que vous payezUne formule payante, que France Num recommande à un professionnelUn prix de création, puis le nom de domaine et l’hébergementLe temps de plusieurs métiers, et la structure
L’entretien techniqueAssuré par la plateformeÀ faire préciser dans le devisÀ faire préciser dans le devis
Qui écrit les textesVousVous, ou lui avec vousVous, ou un rédacteur de l’agence
Le jour où vous partezLe nom de domaine vous suit s’il est à vous, le site selon l’outilSelon le contrat : exigez de repartir avec toutSelon le contrat : exigez de repartir avec tout
Pour quiDu temps, un besoin simple, un budget serréUne page ou un petit site, un seul interlocuteurUne boutique en ligne, un site relié à vos outils

Ce dont vous avez vraiment besoin au démarrage

Une activité qui démarre n’a pas besoin d’un grand site. Parmi les types de sites, France Num décrit le site « carte de visite », en une seule page, qui présente vos coordonnées et une définition simple de vos prestations, et note qu’il demande des mises à jour moins régulières que des sites plus élaborés. C’est souvent la bonne première marche : on démarre avec peu, et on complète quand l’activité le demande.

Le budget suit la même logique. Selon l’Afnic, citée par France Num, un site simple pour 500 € est tout à fait possible si vous disposez déjà des éléments de base : un logo et quelques couleurs, des photos de votre activité, quelques textes courts. Une page de départ dit l’essentiel :

  • Qui vous êtes et ce que vous faites, avec les mots de vos clients.
  • Où vous travaillez : votre zone d’intervention, ou votre adresse si vous recevez.
  • Comment vous joindre : téléphone, e-mail, formulaire.
  • Quelques photos de votre travail, les vôtres.
  • En pied de page, vos pages légales.

Ce que votre site doit afficher en tant qu’entrepreneur individuel

Service-Public est clair : tous les sites internet professionnels doivent afficher des mentions obligatoires, facilement accessibles, dans une page dédiée ou dans vos conditions générales de vente. Le micro-entrepreneur y est nommément inclus : ses nom et prénom sont accompagnés de la mention « entrepreneur individuel » ou des initiales « EI ».

L’Urssaf rappelle que, depuis le 15 mai 2022, tout entrepreneur individuel fait figurer cette mention avec le nom sous lequel il exerce, notamment sur ses factures, ses tarifs, ses documents publicitaires et ses correspondances. Écrivez-la partout de la même façon, site compris.

Selon Service-Public, le manquement à cette obligation d’information est puni d’un an d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Dès qu’un formulaire de contact recueille des données, une politique de confidentialité s’ajoute : le guide des mentions obligatoires, en bas de page, la détaille. Voici ce que Service-Public demande d’afficher dans les mentions légales :

  • Vos nom, prénom et adresse, avec la mention « entrepreneur individuel » ou « EI ».
  • Votre numéro d’immatriculation.
  • Une adresse e-mail et un numéro de téléphone.
  • Votre numéro d’identification à la TVA.
  • Le nom, l’adresse et le téléphone de l’hébergeur du site.
  • Si votre activité est soumise à autorisation, le nom et l’adresse de l’autorité qui l’a délivrée.

Quand faire soi-même est le bon choix

Nous construisons des sites, et nous vous le disons quand même : pour beaucoup d’auto-entrepreneurs, faire soi-même est un choix raisonnable. France Num l’écrit aussi : il n’est pas indispensable de faire appel à un professionnel pour un site carte de visite ou une vitrine basique. Les plateformes en ligne sont faites, selon lui, pour les professionnels qui n’ont ni les compétences techniques, ni le temps qu’exige un logiciel de gestion de contenu, ni le budget d’une agence ou d’un indépendant.

L’Urssaf présente d’ailleurs l’auto-entreprise comme un moyen, entre autres, de tester son projet ou de compléter ses revenus. Si c’est votre cas, que votre budget est serré, que vous avez du temps et qu’un site simple vous suffit pour l’instant, commencez seul.

Deux précautions, pour ne pas le regretter. Prenez une formule payante avec votre propre nom de domaine, comme le recommande France Num à un professionnel : une formule gratuite ne donne qu’une adresse rangée sous celle de la plateforme. Et vérifiez avant de commencer si l’outil vous laisse emporter le site ailleurs, le jour où vous voudrez le confier.

Choisir en cinq questions

Avant de choisir une voie, répondez à ces questions, dans cet ordre. Elles valent quel que soit le prestataire, nous compris.

  1. Combien de temps pouvez-vous y consacrer ? Un éditeur en ligne va vite, mais c’est vous qui écrivez chaque texte et préparez chaque photo.
  2. Vos contenus sont-ils prêts ? Un logo, des photos, quelques textes courts : sans eux, aucune voie n’avance, et les réunir est souvent l’étape la plus longue.
  3. Votre activité tient-elle en une page ? Si oui, commencez par là. Si vous proposez plusieurs prestations très différentes, prévoyez plusieurs pages.
  4. Voulez-vous pouvoir partir avec votre site ? France Num le conseille : assurez-vous d’être propriétaire de votre site et de son nom de domaine. Prenez le nom de domaine à votre nom dès le départ.
  5. Qui le modifiera ensuite ? Un horaire, une photo, une prestation changent souvent quand on démarre : vous devez pouvoir le faire sans appeler personne.

Si vous le confiez : ce que nous proposons

Pour un auto-entrepreneur, nous conseillons de commencer par la page vitrine, à partir de 790 € HT : une seule page qui dit qui vous êtes, ce que vous proposez et comment vous joindre, à votre nom de domaine, mise en ligne avec ses pages légales. Le jour où votre activité grandit, elle devient la première page d’un site complet, sans repartir de zéro. Le site complet, de quatre à six pages, est à partir de 1 900 € HT.

Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Ajouter des pages ou des fonctionnalités reste un travail, qui se chiffre.

Ne sont pas compris : le nom de domaine et l’hébergement, à votre nom et facturés par leur fournisseur ; les photos ; la rédaction de vos textes, la boutique en ligne ou la prise de rendez-vous, chiffrées sur devis. Le site lui-même n’est pas vendu par abonnement : vous payez sa création, une fois. Le référencement est un travail à part, facultatif et sans engagement, qui n’est pas compris dans une page vitrine : beaucoup d’indépendants veulent une vitrine et rien d’autre, et c’est un choix raisonnable.

FormulePour quiCe que le prix de départ comprendPrix de départ
Page vitrineVous démarrez, et votre activité tient en une page.Une page, mise en page adaptée au téléphone, formulaire de contact, votre interface d’administration, mise en ligne et pages légales.à partir de 790 € HT
Création de sitePlusieurs prestations, des réalisations à montrer, une zone à décrire.4 à 6 pages, mise en page adaptée au téléphone, formulaire de contact, votre interface d’administration, mise en ligne et pages légales.à partir de 1 900 € HT

Les questions que l’on nous pose

Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.

Auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur : les règles du site sont-elles les mêmes ?

Oui. L’Urssaf écrit que les deux termes ont le même sens, et Service-Public range expressément le micro-entrepreneur parmi les entrepreneurs individuels : son site affiche les mêmes mentions obligatoires, avec ses nom et prénom accompagnés de la mention « entrepreneur individuel » ou « EI ».

Où écrire la mention « EI » sur mon site ?

Dans vos mentions légales, avec vos nom et prénom, comme le demande Service-Public. L’Urssaf rappelle qu’elle figure aussi, notamment, sur vos factures, vos tarifs, vos documents publicitaires et vos correspondances : écrivez-la partout de la même façon.

Puis-je faire mon site moi-même, puis le confier plus tard ?

Oui. Prenez dès le départ un nom de domaine à votre nom : c’est l’adresse que vos clients retiennent, et elle peut vous suivre d’un outil à l’autre. Le site lui-même ne se déménage pas toujours : selon l’éditeur, il faudra le reconstruire. Vérifiez-le avant de commencer.

Faut-il une boutique en ligne pour vendre quand on démarre ?

Pas forcément. Dans sa fiche sur l’ouverture d’une boutique en ligne, Service-Public propose de commencer par tester, par exemple avec un site vitrine sans vente en ligne, les commandes se prenant par téléphone ou par e-mail. Vous mesurez l’intérêt de votre présence en ligne avant d’investir dans la vente.

WordPress est-il une bonne idée pour faire son site soi-même ?

Pour un site vitrine simple, France Num conseille plutôt une solution en ligne. Un logiciel comme WordPress demande un minimum de connaissances techniques, du temps, un nom de domaine et un hébergement à acheter, et des mises à jour régulières. En cas de panne, vous vous débrouillez seul ou vous faites appel à un professionnel.

Comment rester propriétaire de son site quand on le fait faire ?

En le faisant écrire. France Num conseille de s’assurer d’être propriétaire de son site et de son nom de domaine, et Service-Public rappelle qu’il faut être bien propriétaire des droits sur ses contenus. Demandez que le nom de domaine soit à votre nom, et que le devis dise ce qui vous revient : le site, les textes, les photos, les accès.

Parlons de votre activité

Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.

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