Nom de domaine
Nom de domaine en .fr ou en .com : lequel choisir ?
Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le
Pour une entreprise qui travaille en France, le .fr est en général le plus clair : il dit à vos clients que vous vous adressez à eux. Pour Google, l’extension ne compte que si vous visez un pays, et c’est alors généralement un signal faible. Si le nom est libre dans les deux, réservez le .fr et le .com.
Cette page fait partie du guide Site internet auto-entrepreneur : faire soi-même ou le confier ?.
Le nom de domaine, c’est l’adresse que vos clients tapent, dictent au téléphone et lisent sur votre véhicule. On le choisit une fois, pour longtemps : en changer plus tard reste possible, mais demande tout un travail de redirections. Voici comment choisir l’extension, puis le nom lui-même, avec ce qu’en disent l’Afnic, qui gère le .fr, Service-Public et Google.
Nous ne recommandons ici aucun bureau d’enregistrement et ne donnons aucun prix : notre guide sur l’hébergement et le nom de domaine traite des coûts à part.
Ce que l’extension dit à vos clients
France Num, le portail de l’État pour la transformation numérique des entreprises, publie une fiche sur le sujet. Elle est rédigée par un responsable commercial de l’Afnic, l’organisme qui gère le .fr : il est juste de le savoir en la lisant. Elle constate que « Pour la France, le .fr et le .com sont les deux extensions les plus utilisées », et conclut : « Dans la majorité des cas, pour les TPE PME françaises, opter pour une extension en .fr est un choix judicieux. »
Son premier argument est la proximité : selon cette fiche, le .fr signifie que vous vous adressez aux clients français, quand le .com et le .net sont moins porteurs d’un sens précis. Elle en ajoute un, pratique : le .fr compte 4 millions de noms de domaine, contre 164 millions pour le .com. Vous avez donc plus de chances d’y trouver libre le nom que vous voulez.
À notre avis, un .com n’est pas pour autant un mauvais choix pour un artisan : si le nom de votre entreprise y est libre et que vos clients le retiennent, il fait très bien son travail. Ce qui compte, c’est l’adresse que vos clients tapent sans réfléchir.
Ce que l’extension change pour Google
Le guide de démarrage de Google est net : l’extension n’a d’importance que si vous ciblez les utilisateurs d’un pays spécifique. « Même dans ce cas, il s’agit généralement d’un signal à faible impact. » Autrement, écrit-il, la recherche Google ne se soucie pas de l’extension que vous utilisez.
Ce signal vient des extensions nationales comme le .fr. Dans sa page consacrée aux sites qui visent plusieurs pays, Google explique qu’elles sont associées à un pays et qu’elles « indiquent donc aux internautes ainsi qu’aux moteurs de recherche que votre site est destiné à tel ou tel pays ». Le .com, lui, est une extension générique, qui n’est rattachée à aucune zone.
Pour un artisan qui travaille en France, le pays visé se lit aussi ailleurs. Google cite parmi ses autres signaux « Des adresses et des numéros de téléphone locaux, une langue et une devise locales », les liens venus d’autres sites locaux et la fiche d’établissement. La langue, il la détermine à partir du contenu visible de la page : « Nous ne tenons pas compte de l’URL ».
Méfiez-vous enfin des extensions qui ressemblent à des pays : Google traite certaines extensions nationales, comme .io, .co, .me ou .tv, comme des extensions génériques, parce que, selon lui, internautes et propriétaires de sites les considèrent souvent comme telles.
Le .fr, le .com et les autres
| Extension | Pour la réserver | Pour Google |
|---|---|---|
| .fr | Résider, ou avoir son siège ou son établissement principal, dans l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse (charte de l’Afnic) | Une extension nationale : un signal, généralement faible, que le site vise la France |
| .com | Auprès d’un bureau d’enregistrement accrédité par l’Icann (Service-Public) | Une extension générique, qui n’est rattachée à aucun pays |
| .eu | Être citoyen ou résident de l’Union européenne, d’Islande, du Liechtenstein ou de Norvège, ou être une entreprise qui y est établie (Service-Public) | Une extension régionale, généralement considérée comme générique |
| .io, .co, .me, .tv | Chaque extension a ses propres règles, fixées par son registre | Traitées comme génériques, malgré leur code de pays |
Choisir le nom lui-même
L’extension ne fait qu’une partie de l’adresse. Le nom, avant le point, compte davantage pour vos clients.
- Partez du nom sous lequel on vous connaît. Pour le nom d’un site, Google conseille : « faites ce qui convient le mieux pour votre entreprise », puisque c’est ce nom que les gens utiliseront pour vous trouver. Un mot-clé ajouté ne vous classera pas mieux : selon Google, les mots clés dans le nom de domaine, seuls, « n’ont pratiquement aucun effet hormis leur affichage dans le fil d’Ariane ». Ajoutez votre métier seulement s’il aide vos clients à retenir l’adresse.
- Court. La fiche de France Num conseille « un nom de domaine court, entre 7 et 15 caractères ». Une petite étude publiée par l’Afnic en 2016, menée auprès de 36 personnes, va dans le même sens : les noms courts s’y lisent et se tapent plus vite, et les longs sont plus durs à taper sur téléphone.
- Sans tiret si possible. Dans la même étude, les tirets pénalisent la saisie, sur mobile et tablette notamment, d’où ce conseil : « Évitez les tirets dans les noms de domaine, ils rallongent lecture et saisie. » France Num nuance : un tiret aide à lire un nom de plusieurs mots, davantage nuit à la lisibilité. Si vous affichez une version à tiret, l’Afnic conseille de prévoir aussi un équivalent sans tiret. Pour le .fr, la charte de l’Afnic interdit de toute façon un tiret au début ou à la fin, et plus de 63 caractères.
- Facile à dicter. France Num propose le « test radio » : tous ceux qui entendent votre adresse doivent pouvoir l’écrire de la même façon. D’où trois pièges : les pluriels, les nombres de 0 à 16 (zéro s’écrit-il en lettres ou en chiffre ?) et les abréviations.
- Avec ou sans accent. Depuis le 3 mai 2012, l’Afnic accepte accents et cédilles dans ses extensions. France Num conseille alors de réserver aussi la version sans accent, et l’Afnic prévient que tous les bureaux d’enregistrement ne proposent pas ces noms.
Un nom libre n’est pas forcément un nom permis
Qu’un nom soit libre dans l’annuaire des noms de domaine (Whois) ne suffit pas. Service-Public demande de vérifier qu’il « ne porte pas atteinte à une marque déposée, notamment dans un domaine d’activité similaire ». À défaut, l’utilisation du nom peut engager la responsabilité de son titulaire : une action en contrefaçon, ou en concurrence déloyale s’il y a un risque de confusion avec une entreprise. La base des marques de l’INPI se consulte gratuitement.
L’Afnic le rappelle pour le .fr : des noms identiques peuvent coexister dans des extensions différentes, mais avant d’enregistrer, assurez-vous de ne pas porter atteinte aux droits d’un tiers, entreprise, marque ou particulier.
Et réserver ne protège pas : « La seule réservation d’un nom de domaine ne confère pas de protection au titre de la propriété intellectuelle. » Pour protéger le nom, Service-Public recommande de le déposer aussi comme marque auprès de l’INPI.
Le .fr, le .com, ou les deux ?
Service-Public l’observe : « Il est fréquent de réserver le même nom de domaine en .fr, .com et en .org pour qu’aucun ne puisse être utilisé par une autre entreprise. » La fiche de France Num recommande à une entreprise française d’enregistrer le .fr et le .com « pour se protéger ». Le site vit alors sur l’un des deux, et l’autre y renvoie par une redirection permanente.
À notre avis, pour une petite entreprise, deux noms suffisent le plus souvent : celui que vous affichez, et celui que vos clients pourraient taper par erreur. Chaque nom de plus est à renouveler, et à payer ; notre guide sur l’hébergement et le nom de domaine en donne les ordres de grandeur.
Le nom va au premier qui le demande : réservez-le dès que votre choix est fait. France Num précise qu’il n’est pas nécessaire d’attendre votre Kbis ou votre numéro SIREN, et qu’en attendant le site, l’adresse peut renvoyer vers votre fiche Google ou une page de réseau social. Pour un .fr, restez éligible et joignable : Service-Public précise que ces conditions valent pendant toute la durée de détention du nom. Et réservez-le à votre nom, pas à celui d’un prestataire.
Chez nous
Nous ne vendons pas de noms de domaine. Le vôtre est à votre nom, facturé par son fournisseur, et nous nous occupons de tout le paramétrage, y compris la redirection du second nom vers le premier si vous en prenez deux. Si vous n’avez pas encore choisi, nous en parlons au premier échange, avant que vous réserviez quoi que ce soit.
La page vitrine est à partir de 790 € HT, et la création d’un site de quatre à six pages à partir de 1 900 € HT ; ni l’une ni l’autre ne comprend le nom de domaine ni l’hébergement.
Questions fréquentes
Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.
Un .com est-il moins bien référencé qu’un .fr en France ?
Google écrit que l’extension n’a d’importance que si vous ciblez un pays, et qu’il s’agit alors généralement d’un signal à faible impact. Votre adresse, votre téléphone, votre langue et votre fiche Google disent aussi que vous travaillez en France.
Un auto-entrepreneur peut-il prendre un .fr ?
Oui. La charte de l’Afnic ouvre le .fr à toute personne qui réside dans l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse, et France Num précise qu’il n’est pas nécessaire d’attendre son numéro SIREN pour le réserver. Prenez-le à votre nom : c’est le titulaire qui détient les droits.
Le nom que je veux est pris en .com mais libre en .fr : puis-je le prendre ?
L’Afnic l’écrit : des noms identiques peuvent coexister dans des extensions différentes. Mais si le .com appartient à une entreprise de votre métier, cherchez un autre nom : vos clients risquent de confondre, et Service-Public cite le risque de confusion parmi les motifs d’une action en concurrence déloyale.
Peut-on changer d’extension plus tard ?
Oui, mais c’est un changement de nom de domaine comme un autre : redirections de chaque ancienne adresse, déclaration dans la Search Console, ancien nom gardé longtemps. D’où l’intérêt de bien choisir dès le départ, et de réserver l’autre extension si elle est libre.
Un .eu ou une extension de ville peut-il remplacer le .fr ?
Il peut s’y ajouter : France Num juge les autres extensions utiles selon votre activité, votre implantation et votre clientèle. Mais pour Google, le .eu est généralement considéré comme générique, et toute extension qui n’est pas un code de pays l’est aussi : elle ne compte pas comme une extension nationale.
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Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.
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Sources
- Afnic, Charte de nommage (version du 6 juillet 2026)
- Afnic, Foire aux questions
- Afnic, 8 astuces pour bien choisir son nom de domaine
- France Num, Comment choisir le bon nom de domaine pour le site internet de son entreprise ?
- Service-Public, Réserver le nom de domaine d’un site internet (F31594)
- Google Search Central, Bien débuter en référencement naturel (SEO)
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