Pour les gîtes et chambres d’hôtes
Création de site internet pour gîte et chambre d’hôtes
Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le
Le site d’un gîte ou d’une chambre d’hôtes montre ce que le voyageur vérifie avant de réserver : des photos vraies de chaque pièce, le prix et ce qu’il comprend, les dates libres, l’accès et les règles de la maison. Pour un meublé de tourisme, le code du tourisme demande que l’offre indique le prix et le numéro de déclaration.
Cette page fait partie du guide Site internet auto-entrepreneur : faire soi-même ou le confier ?.
Vous louez un gîte entier aux voyageurs, ou des chambres d’hôtes dans votre maison, et vous passez peut-être déjà par des plateformes. Un site à vous ne les remplace pas forcément : il donne au voyageur une adresse où tout est dit par vous, et où il peut vous écrire directement.
Cette page dit ce que le voyageur cherche, ce que les textes officiels demandent à une offre de location, et comment votre site prend forme chez nous. Nous y citons Service-Public, la DGCCRF et le code du tourisme, lus le 26 septembre 2026, avec leurs adresses en bas de page. Ces règles évoluent vite pour les meublés de tourisme : votre mairie reste la bonne adresse pour votre cas.
Le voyageur réserve un lieu qu’il n’a jamais vu
Celui qui cherche un gîte ou une chambre d’hôtes va dormir chez quelqu’un qu’il ne connaît pas, dans un lieu qu’il n’a vu qu’en photo. Ce qu’il redoute tient en peu de mots : arriver et trouver autre chose que ce qu’il a vu, découvrir au moment de payer que le ménage ou le linge sont en plus, chercher la maison à la nuit tombée sans pouvoir joindre personne.
Votre site lève ces doutes un par un, avant même la première question, et une personne réelle y répond. C’est aussi l’adresse que garde le voyageur content de son séjour, pour revenir l’année suivante.
Ce à quoi le voyageur vous compare
Votre site ne cherche pas à imiter ces possibilités : il comble ce qu’elles laissent de côté. Les plateformes se rémunèrent selon leurs propres conditions, que nous ne chiffrons pas ici : lisez-les.
| Ce qu’il regarde aussi | Ce qui l’attire là-bas | Ce que votre site doit lui montrer |
|---|---|---|
| Une plateforme de location de vacances | Des avis, un paiement en ligne, beaucoup de logements côte à côte | Votre logement en entier, votre façon d’accueillir, et le moyen de vous écrire directement |
| Un site qui recense les chambres d’hôtes | Une sélection déjà triée par région | Chaque chambre avec ses photos et son prix, et ce qu’une fiche dans une liste ne peut pas raconter |
| Votre fiche Google | L’itinéraire, le téléphone, les avis | Les chambres une par une, les prix, les dates, les règles de la maison |
| Le site de l’office de tourisme | Les visites, les marchés, les idées de sorties | Votre coin vu par vous : à quelle distance sont la gare, les commerces, le premier sentier |
Gîte, chambre d’hôtes : deux activités, deux vocabulaires
Le code du tourisme distingue deux cas. Le meublé de tourisme est un logement meublé « à l’usage exclusif du locataire », loué à une clientèle de passage « à la journée, à la semaine ou au mois » : c’est en général la situation d’un gîte loué entier, sans vous. La chambre d’hôtes est « la fourniture groupée de la nuitée et du petit déjeuner », limitée « à un nombre maximal de cinq chambres pour une capacité maximale d’accueil de quinze personnes », et « l’accueil est assuré par l’habitant ».
Le mot compte, sur votre site aussi. La fiche d’Entreprendre Service-Public sur les chambres d’hôtes précise que l’appellation « chambre d’hôtes » ne peut être utilisée que si ces conditions sont remplies, et renvoie sinon à celle de « chambre chez l’habitant ». La DGCCRF, dans une lecture qu’elle donne sous réserve de l’appréciation des tribunaux, ajoute que la limite vaut aussi pour « un autre terme assimilé », et cite « maison d’hôtes ».
Le nom du site, ses titres et même son nom de domaine suivent donc ce que vous proposez vraiment : avec six chambres, « chambres chez l’habitant » ; pour un logement loué entier, sans vous, jamais « chambre d’hôtes ».
Ce que les textes demandent à votre offre de location
Pour un meublé de tourisme, le code du tourisme pose deux règles. La première : « Toute offre ou contrat de location saisonnière doit revêtir la forme écrite et contenir l’indication du prix demandé ainsi qu’un état descriptif des lieux. » La seconde, dans sa version en vigueur depuis le 20 mai 2026 : toute offre de location d’un meublé de tourisme « contient le numéro de déclaration » et indique si elle émane d’un particulier ou d’un professionnel. Le texte dit « toute offre » : à notre lecture, la page de votre site qui propose le logement en est une, et Service-Public le dit pour le numéro, à porter « dans chaque annonce d’offre de location » du meublé.
Selon Service-Public, la démarche dépend aujourd’hui de la commune : une déclaration avec enregistrement, qui donne un numéro, dans la plupart des grandes communes ; une déclaration simple dans les autres. Le code prévoit désormais un téléservice national, dont Service-Public annonce le 27 juillet 2026 la mise en service « prévue au quatrième trimestre 2026 » : l’enregistrement deviendra obligatoire dans toutes les communes, et les numéros délivrés par les communes seront à renouveler, puis invalides.
Nous prévoyons donc, près du prix, la place du numéro et de la mention « annonce d’un particulier » ou « annonce d’un professionnel » ; le jour où votre numéro change, vous le remplacez vous-même dans votre interface d’administration. Pour des chambres d’hôtes, la fiche officielle rappelle la déclaration en mairie avant de commencer ; les textes lus ne parlent pas d’un numéro à afficher, et nous n’en inventons pas.
Des photos et une description exactes, pas seulement flatteuses
La tentation est de ne montrer que le meilleur angle, la chambre la plus grande, le jardin en juin. La fiche officielle sur les chambres d’hôtes classe dans les pratiques commerciales trompeuses le fait de fournir au client « des renseignements inexacts ou mensongers sur l’hébergement », et précise que lorsque l’infraction passe par un service en ligne ou un support numérique, « les peines sont plus sévères ».
Pour un meublé de tourisme, Service-Public indique qu’un client qui ne peut pas rester dans un logement non conforme à la description de son contrat demande au loueur le remboursement du prix de la location. Montrez donc chaque pièce telle qu’elle est, et dites ce qui manque : pas de lave-vaisselle, un escalier raide. Un voyageur prévenu sait ce qu’il réserve.
Ce qui compte sur le site d’un gîte ou d’une chambre d’hôtes
- Des photos de chaque pièce, prises chez vous, avec la salle d’eau, l’extérieur et la vue réelle depuis les fenêtres.
- Le prix, par nuit ou par semaine, avec ce qu’il comprend : le linge, le ménage, le petit déjeuner, et la taxe de séjour, comprise ou en plus.
- Pour des chambres d’hôtes, les prix que la fiche officielle demande d’afficher à l’extérieur, à l’accueil et dans chaque chambre : la nuit avec petit déjeuner, les suppléments pour un départ tardif, l’accès à internet, gratuit ou payant, le repas de table d’hôtes, boissons comprises. Et tout prix que votre site annonce suit l’arrêté du 18 décembre 2015 sur la publicité des prix des hébergements, qui vise les chambres d’hôtes : toutes taxes comprises, avec les prestations indispensables à la réservation, la date ou la période où il s’applique, et à côté la taxe qui ne peut pas y être incluse.
- Les dates libres, logement par logement, et la capacité : le nombre de chambres, de lits et de personnes.
- L’accès : l’adresse, le chemin depuis la route ou la gare, le stationnement, l’heure d’arrivée et ce qui se passe si l’on arrive tard. Pour des chambres d’hôtes, l’accueil se fait en personne : la fiche officielle précise qu’une boîte à clés seule ne suffit pas.
- Les règles de la maison : animaux acceptés ou non, heures d’arrivée et de départ, dépôt de garantie, conditions d’annulation.
- Là où il existe, le numéro d’enregistrement du meublé et la mention « particulier » ou « professionnel ».
- Un moyen de vous écrire ou de demander une réservation, et votre numéro, qui se compose tout seul quand on le touche sur un téléphone.
Ce que nous vous déconseillons
- Des photos au grand angle qui doublent la taille de la chambre, ou le jardin en fleurs sur une page qu’on consulte en novembre, sans le dire.
- Un calendrier des disponibilités tenu à la main à côté de celui des plateformes : le jour où vous oubliez de le mettre à jour, deux voyageurs réservent la même semaine.
- Un prix « à partir de » qui ne comprend ni le ménage ni le linge : la différence se découvre au moment de payer, et c’est d’elle qu’on se souvient.
- Une table d’hôtes annoncée sur le site d’un gîte. La fiche officielle est nette : les locataires d’un gîte ne peuvent pas se voir proposer une table d’hôtes, « sauf à devenir un restaurant ».
- Les mots « chambre d’hôtes » ou « maison d’hôtes » dans le nom du site si vous dépassez cinq chambres ou quinze personnes, ou si vous n’accueillez pas vous-même.
Réserver chez vous directement : ce que cela vous demande
Une réservation qui passe par votre site plutôt que par une plateforme vous laisse la relation avec le voyageur, et ce qu’elle comporte. Pour un meublé de tourisme, Service-Public rappelle que la réservation doit faire l’objet d’un contrat de location écrit, qui indique notamment les dates et heures d’arrivée et de départ, le prix, l’acompte ou les arrhes, et les conditions d’annulation.
La taxe de séjour change aussi de main. Quand la commune l’applique, le client la paie ; selon Service-Public, si une plateforme sert d’intermédiaire de paiement, c’est à elle « qu’il revient de collecter la taxe de séjour au réel et de la reverser » à la commune. Quand le voyageur vous paie directement, c’est à vous. Votre site dit donc si la taxe est comprise dans le prix affiché, pour qu’il soit le prix payé.
Sur le site, un formulaire de demande fait souvent l’affaire : vous vérifiez les dates, vous répondez, puis vous envoyez le contrat. Un calendrier des disponibilités, ou un paiement en ligne à la réservation, relève du devis, comme tout outil particulier.
Notre modèle : une location pour curistes
Le modèle de démonstration présenté plus bas n’est ni un gîte de vacances ni une maison d’hôtes : c’est une location imaginaire pour curistes, « Les Glycines, meublés de cure ». Il montre le calendrier des périodes de cure logement par logement, et une écriture pensée pour les lecteurs âgés. Regardez-le pour la manière plutôt que pour son contenu : votre site part de vos logements et de vos photos, et ce que comprend son interface d’administration, calendrier compris ou non, est écrit dans le devis.
Comment se passe la création de votre site
Un premier échange, sans frais, un jour calme
Par téléphone ou en visio, un jour sans arrivée ni départ. Vous nous parlez de vos logements, de vos plateformes, de votre façon d’accueillir ; nous vous disons si un site vous apportera quelque chose, et quoi.
Le devis, avant toute chose
Le prix exact, le délai, ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas, comme le calendrier ou la réservation en ligne. Nous ne commençons qu’une fois le devis signé.
Vos photos, vos prix, vos règles
Vous nous envoyez vos photos et votre description actuelle ; nous vous disons ce qui manque. Une matinée de beau temps, les lits faits et les volets ouverts : votre téléphone suffit souvent. Nous reprenons vos prix, vos règles et votre numéro d’enregistrement s’il existe.
Une version privée à parcourir
Avant d’être public, le site se consulte à une adresse que vous seul connaissez. Prenez votre téléphone, faites le parcours d’un voyageur qui prépare son séjour, puis dites-nous ce qui doit changer.
La mise en ligne
Le nom de domaine à votre nom, le certificat de sécurité, les pages légales, le plan du site déclaré à Google. Vous recevez vos accès à l’interface d’administration, d’où vous changez un prix, une photo ou une règle de la maison. Tout est à vous.
Combien coûte le site d’un gîte ou d’une chambre d’hôtes
Pour un gîte, une seule page convient souvent : les photos, le prix, l’accès, les règles et le moyen de vous écrire. Elle est à partir de 790 € HT. Quand vous avez plusieurs logements, ou des chambres à présenter une par une, un site de quatre à six pages est à partir de 1 900 € HT. Refaire un site que vous avez déjà est à partir de 1 200 € HT.
Ce sont des prix de départ, hors taxes. Le nom de domaine, l’hébergement, la rédaction des textes et les photos sont chiffrés à part, seulement si vous en avez besoin ; le calendrier des disponibilités et la réservation avec paiement en ligne sont chiffrés sur devis. Le site vous appartient, sans abonnement ; le référencement est un travail à part, facultatif, qui n’est pas compris. Le détail est sur la page des tarifs.
Quand nous ne sommes pas le bon choix
Si vous gérez de nombreux logements et voulez un seul calendrier relié à toutes vos plateformes, avec les paiements et les contrats au même endroit, un logiciel spécialisé dans la location saisonnière fera mieux que nous, et votre site se contentera d’y mener.
Si vous louez par un réseau ou un label qui publie déjà votre logement, lisez d’abord ce que prévoit votre adhésion. Un second site qui annonce d’autres prix ou d’autres dates que ceux du réseau ferait douter le voyageur des deux.
Les questions que l’on nous pose
Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.
Le site de mon gîte doit-il afficher un numéro d’enregistrement ?
Le code du tourisme demande que toute offre de location d’un meublé de tourisme contienne le numéro de déclaration. Aujourd’hui, selon Service-Public, l’enregistrement dépend de la commune ; un téléservice national, prévu au quatrième trimestre 2026, le rendra obligatoire partout. Demandez à votre mairie où vous en êtes.
Puis-je parler de « maison d’hôtes » avec six chambres ?
Non, selon la DGCCRF : au-delà de cinq chambres ou de quinze personnes, l’appellation « chambres d’hôtes » ne peut pas être utilisée, pas plus qu’un terme assimilé comme « maison d’hôtes ». Elle conseille alors « chambres chez l’habitant ».
Faut-il quitter les plateformes quand on a son propre site ?
Non, rien ne l’impose. La plateforme vous amène des voyageurs qui ne vous connaissent pas ; votre site est l’adresse que vous donnez à ceux qui veulent revenir ou vous écrire directement. Les deux peuvent coexister, et nous vous conseillons de tenir les mêmes dates et les mêmes prix partout.
Qui collecte la taxe de séjour si le voyageur réserve sur mon site ?
Vous, si la commune l’applique. Selon Service-Public, c’est la plateforme qui collecte la taxe de séjour au réel lorsqu’elle sert d’intermédiaire de paiement. Quand le voyageur vous paie directement, vous la collectez auprès de lui et vous la reversez à la commune ou à l’intercommunalité.
Pourrai-je changer mes prix et mes photos moi-même ?
Oui. Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Un prix de saison, une photo refaite ou une règle de la maison se changent le jour même.

Le modèle de votre métier
Location pour curistes : un site à parcourir
Le calendrier des périodes de cure logement par logement, et une écriture pensée pour les lecteurs âgés. La démonstration montre le site et son espace de gestion. L’entreprise, les avis et les chiffres sont imaginaires : votre site part de ce modèle, avec vos textes, vos photos et vos couleurs.
Parlons de votre activité
Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.
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Sources
- Ouvrir une chambre d’hôtes, fiche F17452 (Entreprendre.Service-Public.gouv.fr)
- Faire de sa résidence secondaire une location de vacances (meublé de tourisme), fiche F2043 (Service-Public.gouv.fr)
- Meublés de tourisme - Mettre son logement en location : les règles évoluent en 2026, actualité du 27 juillet 2026 (Service-Public.gouv.fr)
- Arrêté du 18 décembre 2015 relatif à la publicité des prix des hébergements touristiques marchands autres que les meublés de tourisme et les établissements hôteliers de plein air (Légifrance)
- Règles d’une location de vacances entre particuliers (meublé de tourisme), fiche F2045 (Service-Public.gouv.fr)
- Code du tourisme, meublés de tourisme, articles L324-1 à L324-2-1 (Légifrance)
- Code du tourisme, chambres d’hôtes, articles D324-13 à R324-16 (Légifrance)
- Chambres d’hôtes : quelle est la réglementation applicable ? (DGCCRF, economie.gouv.fr)

