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VIGNEDEV

Pour les boulangeries

Création de site internet pour boulangerie

Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le

Le site d’une boulangerie dit si vous êtes ouvert aujourd’hui, ce que vous fabriquez sur place et comment commander un gâteau. Le code de la consommation réserve le mot « boulangerie », publicité comprise, à qui pétrit, fait lever, façonne et cuit lui-même son pain sur le lieu de vente, à partir de matières premières choisies et sans congélation.

Cette page fait partie du guide Création de site internet pour artisan.

Voici ce que le site d’une boulangerie ou d’une boulangerie-pâtisserie doit montrer, ce que la loi vous permet d’y écrire, ce qui change quand un client y commande à distance, et comment nous le construisons. Les textes cités, du code de la consommation aux fiches d’Entreprendre Service-Public, sont en bas de page ; nos prix, eux, viennent de la page des tarifs.

Trois clients, trois questions

L’habitué connaît votre adresse par cœur. S’il vous cherche en ligne, c’est pour savoir si vous êtes ouvert : le jour de fermeture de la semaine, les congés d’été, le lundi de Pâques. Une réponse fausse l’envoie chez un autre, et il s’en souvient.

Celui qui prépare un baptême, un anniversaire ou une réunion de bureau veut commander : une pièce montée, un entremets pour douze, trois plateaux de viennoiseries pour huit heures. Il cherche ce que vous faites sur commande, combien de jours à l’avance il faut s’y prendre, et comment passer commande sans venir deux fois.

Le nouveau venu, enfin, se demande ce qui est fait chez vous. Votre site peut lui ouvrir votre fournil : vos farines, vos levains si vous en faites, ce qui sort vraiment de vos mains.

Ce à quoi votre client vous compare

Le pain s’achète partout. Face à chaque habitude de votre client, votre site montre ce que vous seul apportez, sans rien dénigrer.

Où il achète aussiCe qu’il y apprécieCe que votre site lui montre
Le rayon pain d’une grande surfaceDes horaires larges, tout au même endroitCe que vous pétrissez et cuisez ici, et les pains qu’on ne trouve que chez vous
Un point de vente qui cuit une pâte livrée toute prêteLa rapidité, souvent un prix plus basVotre façon de travailler, du pétrin au four, expliquée sans viser personne
Le pâtissier ou le traiteur, pour les grandes occasionsDes pièces montées et des desserts pensés pour la fêteLes gâteaux que vous faites sur commande, pour combien de parts, et le délai pour commander
Votre fiche GoogleL’adresse, l’itinéraire, les photos laissées par les clientsLes congés et les fermetures annoncés d’avance, vos spécialités, la façon de commander

« Boulangerie » : un mot que la loi réserve

C’est la règle propre à votre métier, et elle touche votre site. L’article L122-17 du code de la consommation interdit l’appellation de boulanger, l’enseigne de boulangerie et toute dénomination qui pourrait prêter à confusion aux professionnels qui n’assurent pas eux-mêmes, « à partir de matières premières choisies, le pétrissage de la pâte, sa fermentation et sa mise en forme ainsi que la cuisson du pain sur le lieu de vente au consommateur final ». Il ajoute : « La pâte et les pains ne peuvent à aucun stade de la production ou de la vente être surgelés ou congelés. »

L’interdiction vaut « sur le lieu de vente du pain au consommateur final ou dans des publicités », seuls les documents à usage strictement professionnel étant exclus. Le texte ne cite pas internet. Mais un site qui présente votre commerce au public peut être regardé comme une publicité, et le plus prudent est de le tenir pour concerné : son nom, le titre qui s’affiche dans Google, le logo. L’article L132-27 punit le non-respect de ces règles d’une amende de 300 000 euros, qui peut être portée, « de manière proportionnée aux avantages tirés du délit », à 10 % du chiffre d’affaires moyen annuel.

Pour votre site, la conséquence est simple : si vous remplissez ces conditions, dites-le et montrez-le. Le pétrin, les pâtons qui lèvent, la sortie du four : votre client ne voit jamais votre fournil, votre site peut le lui ouvrir. Si vous faites une tournée ou des marchés, l’article L122-18 vous permet d’y garder l’appellation, quand le pain y est vendu par vous ou sous votre responsabilité : annoncez-les sous le même nom.

La loi parle du pain, pas de tout le comptoir

L’article L122-17 vise le pain et sa pâte. Il ne dit rien des croissants, des éclairs ni des sandwichs. Votre client, lui, ne fait pas la différence : s’il lit « boulangerie », il peut croire que tout ce qu’il voit sort de votre four.

Sur votre site, dites les choses comme elles sont, produit par produit s’il le faut : ce que vous fabriquez entièrement, ce que vous cuisez, ce que vous achetez déjà fait. N’écrivez « tout est fait ici » que si c’est vrai pour tout. Même prudence avec les prix : la fiche officielle destinée aux boulangers-pâtissiers donne comme exemple de pratique commerciale trompeuse « la mention d’un prix spécial sur une pâtisserie alors que ce prix est habituel ».

Les allergènes, jusque dans la commande en ligne

Les allergènes concernent tout votre comptoir. La fiche officielle d’Entreprendre Service-Public cite parmi les produits concernés « le pain, les pâtisseries, les sandwichs et quiches dans une boulangerie ». En boutique, pour un produit vendu sans emballage, le code de la consommation demande que l’information figure « sur la denrée elle-même ou à proximité de celle-ci ». Et la fiche insiste : « Il faut nommer précisément les allergènes présents », pas seulement écrire le mot.

Quand la commande se passe sur votre site, le règlement européen sur l’information des consommateurs prend le relais. Pour une denrée non préemballée proposée à la vente à distance, c’est-à-dire sans que vous et votre client soyez présents en même temps, l’information sur les allergènes est donnée « avant la conclusion de l’achat ». Elle figure « sur le support de la vente à distance », donc sur la page du gâteau, ou elle est transmise « par tout autre moyen approprié clairement précisé » par vous.

Concrètement, si votre site propose des gâteaux à commander, chacun porte ses allergènes sur sa fiche, et votre formulaire demande au client s’il doit en éviter un.

Les prix : l’affiche reste en boutique

Le prix du pain a ses propres règles d’affichage, et elles se tiennent chez vous : la fiche officielle destinée aux boulangers-pâtissiers décrit une affiche « Prix du pain » à l’intérieur, une seconde en vitrine et un écriteau pour chaque catégorie de pain. Votre site ne les remplace pas.

Sur le site, ce sont les produits que vous proposez de commander qui portent leur prix, toutes taxes comprises : Service-Public rappelle que l’information sur le prix est obligatoire sur internet comme en magasin. Les autres règles de prix d’un commerce de quartier sont sur notre page consacrée au commerce de proximité.

Ce qui compte sur le site d’une boulangerie

  • Vos horaires, votre jour de fermeture et vos congés, en haut de l’accueil, avec les fermetures exceptionnelles annoncées assez tôt pour que vos habitués s’organisent.
  • Les gâteaux sur commande : lesquels, pour combien de parts, combien de jours avant il faut commander, quand et où on les retire.
  • Ce que vous fabriquez sur place, dit simplement : vos pains, vos farines, vos viennoiseries, vos pâtisseries, et ce que vous ne faites pas.
  • Les allergènes de chaque produit proposé à la commande, nommés un par un.
  • Vos tournées et vos marchés, si vous en faites, avec les jours et les lieux.
  • Votre téléphone, qu’on appelle d’un geste : une pièce montée se discute souvent de vive voix.
  • Des photos de votre fournil et de votre vitrine, prises chez vous : vos pains ne ressemblent à ceux de personne.

Une commande de gâteau qui ne se perd pas

Si vos commandes se prennent aujourd’hui au comptoir ou au téléphone, sur un carnet, le site peut en recevoir une partie, à condition de poser d’emblée les bonnes questions : la date du retrait, le nombre de parts, le parfum, l’inscription sur la plaque, les allergies à éviter. Vous lisez la demande dans votre interface d’administration, vous confirmez, et le client paie en venant, si c’est votre façon de faire.

Écrivez aussi, sur le site comme dans votre confirmation, jusqu’à quand une commande peut être modifiée ou annulée, et ce que devient la somme versée à la commande, si vous en demandez une : une réponse écrite d’avance évite un différend au comptoir. Le paiement en ligne n’est pas nécessaire pour commencer ; s’il vous le faut un jour, il se chiffre sur devis.

Ce que nous vous déconseillons

  • Publier chaque matin la liste des produits du jour sur le site. Elle sera fausse à midi : vos réseaux sociaux sont faits pour l’éphémère, votre site pour ce qui dure.
  • Des gâteaux photographiés ailleurs que chez vous, ou que vous ne faites plus. Le client qui commande sur photo attend ce gâteau-là.
  • Écrire « artisan » ou « artisanal » sans avoir vérifié que vous en avez la qualité : le code de l’artisanat réserve ce mot, lui aussi, pour la promotion et la publicité.
  • Un prix de gâteau sans le nombre de parts. Votre client compare ce qu’il paie à ce qu’il servira.

Comment se passe la création de votre site

  1. Un premier échange, quand le fournil est au repos

    L’après-midi, au téléphone ou en visio. Vous nous racontez les questions qui reviennent au comptoir, les gâteaux que vous prenez sur commande, vos jours de fermeture. Nous vous répondons sans détour sur l’utilité d’un site pour votre boutique.

  2. Un devis signé avant tout travail

    Le prix exact, ce qu’il comprend et ce qu’il ne comprend pas, le délai. La commande avec paiement en ligne, si vous la voulez, y est chiffrée à part. Rien ne commence sans votre accord écrit.

  3. Vos produits, leurs allergènes, vos photos

    Vous nous donnez la liste des gâteaux sur commande avec leurs allergènes, et quelques photos prises à la sortie du four ou devant la vitrine du matin. Nous vous disons s’il en manque, et lesquelles refaire.

  4. Le site se monte à l’abri des regards

    Il avance sur une adresse que vous seul connaissez. Vous le parcourez depuis votre téléphone, entre deux fournées, et rien n’est publié tant que vous n’êtes pas satisfait.

  5. La mise en ligne

    Votre nom de domaine, le certificat de sécurité, les pages légales, le plan du site (sitemap) déclaré à Google, et votre interface d’administration pour les horaires, les congés, les gâteaux et leurs allergènes. Tout est à votre nom.

Combien coûte le site d’une boulangerie

Un site complet de quatre à six pages est à partir de 1 900 € HT : l’accueil avec les horaires, le pain, la pâtisserie, les commandes, le contact. Une seule page bien faite est à partir de 790 € HT, et peut convenir à une boulangerie de quartier : horaires, congés, spécialités, téléphone. La refonte d’un site existant est à partir de 1 200 € HT.

Ce sont des prix de départ, hors taxes. Le nom de domaine et l’hébergement, à votre nom, sont facturés par leur fournisseur ; la rédaction des textes et les photos sont chiffrées à part si vous en avez besoin, et la commande avec paiement en ligne se chiffre sur devis. Le site vous appartient, sans abonnement ; le référencement est un travail à part, facultatif, qui n’est pas compris.

Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Ajouter une page ou une fonction reste un travail, qui se chiffre. Le détail est sur la page des tarifs.

Quand nous ne sommes pas le bon choix

Si votre point de vente ne remplit pas les conditions de l’article L122-17, nous n’écrirons pas « boulangerie » sur votre site. Nous pouvons en revanche faire un site honnête, qui dit ce que vous proposez.

Si vous voulez expédier vos biscuits ou vos pains d’épices dans toute la France, avec paiement et suivi des colis, une plateforme de vente en ligne faite pour cela vous servira mieux. Et une boulangerie franchisée relit d’abord son contrat : il dit peut-être déjà qui tient la présence en ligne du magasin.

Les questions que l’on nous pose

Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.

Un dépôt de pain peut-il s’appeler « boulangerie » sur son site ?

Non, par prudence, s’il n’assure pas lui-même, sur le lieu de vente, le pétrissage, la fermentation, la mise en forme et la cuisson du pain, à partir de matières premières qu’il a choisies, ou si sa pâte ou ses pains ont été surgelés ou congelés. Le code de la consommation interdit alors l’appellation sur le lieu de vente et dans les publicités, un site qui présente le commerce est à tenir pour tel, et l’infraction est punie d’une amende de 300 000 euros.

Faut-il indiquer les allergènes sur le site d’une boulangerie ?

Pour les produits que votre site propose de commander, oui : selon le règlement européen sur l’information des consommateurs, l’information sur les allergènes d’une denrée vendue à distance est donnée avant la conclusion de l’achat, sur le site ou par un autre moyen que vous indiquez clairement. En boutique, elle figure sur le produit ou à proximité.

Puis-je écrire « artisan boulanger » sur mon site ?

Oui, si vous avez la qualité d’artisan et que votre fabrication remplit les conditions de l’appellation de boulanger vues plus haut (article L122-17). Le code de l’artisanat réserve le mot « artisan » et ses dérivés, pour la promotion et la publicité de l’entreprise, aux artisans, artisans d’art, maîtres artisans et maîtres artisans en métier d’art, ou aux sociétés dont le dirigeant a la qualité d’artisan pour l’activité en cause. En cas de doute, interrogez votre chambre de métiers avant la mise en ligne.

Comment annoncer nos congés sur le site ?

En haut de l’accueil, dès que les dates sont fixées, avec le jour de réouverture. Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter, vos horaires et vos dates de congés compris.

Parlons de votre activité

Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.

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Sources