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VIGNEDEV

Pour les consultants

Création de site internet pour consultant indépendant

Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le

Le site d’un consultant indépendant rassure un décideur qui ne peut rien essayer avant d’acheter. Il dit quel problème vous réglez et pour quelles entreprises, comment se déroule une mission et ce qu’elle livre, qui vous êtes, des références vraies citées avec l’accord des clients, et comment obtenir un premier échange.

Cette page fait partie du guide Site internet auto-entrepreneur : faire soi-même ou le confier ?.

Cette page s’adresse aux consultants qui travaillent à leur compte, en organisation, en gestion, en ressources humaines ou dans un domaine technique. Elle dit ce que votre site doit montrer à côté de votre profil LinkedIn et des plateformes de mise en relation, comment présenter vos références sans trahir la confidentialité, ce que la loi réserve quand le conseil touche au droit, et ce que coûte le site.

Votre client achète ce qu’il ne peut pas voir

Un artisan montre un chantier fini. Vous vendez une façon de poser un problème et de le résoudre, et le résultat n’apparaît qu’après la mission. Le dirigeant qui vous cherche ne peut rien essayer avant de signer : il juge sur des signes, et il arrive souvent avec l’une de ces craintes, auxquelles votre site doit répondre avant le premier appel :

  • Le rapport épais qui finit dans un tiroir, sans rien changer dans l’entreprise.
  • La mission qui s’étire, parce que son périmètre n’a jamais été écrit.
  • Confier les difficultés de son entreprise à un inconnu, sans savoir ce qu’il en fera.
  • Tomber sur quelqu’un qui connaît les grands groupes, pas les entreprises de sa taille.

Ce à quoi il vous compare

Chacune de ces possibilités a ses raisons. Votre site ne les remplace pas : il dit ce qu’elles disent mal.

Ce qu’il consulte aussiCe qu’il y trouveCe que votre site ajoute
Votre profil LinkedInVotre parcours, vos relations en commun, vos publicationsCe que vous réglez, comment se passe une mission, ce qu’elle livre
Une plateforme de mise en relation entre entreprises et indépendantsDes profils côte à côte, des disponibilités, une mise en relation rapideVotre méthode dans vos mots, et un contact direct avec vous
Un cabinet de conseilUne marque connue, une équipe, des moyensCelui qui fera le travail, et la taille des missions que vous prenez
Le consultant que lui recommande son expert-comptableLa confiance d’un conseiller qu’il connaîtDe quoi confirmer la recommandation et préparer le premier échange

LinkedIn vous fait découvrir, le site vous fait choisir

Gardez votre profil LinkedIn : c’est souvent là que l’on vous trouve, et votre réseau y est. Mais il suit le même format pour tous, un parcours en ordre chronologique, et vos publications défilent puis sortent du fil. Il dit où vous avez travaillé, rarement comment vous travaillez.

Le dirigeant à qui l’on a donné votre nom veut savoir, en quelques minutes, si vous pouvez l’aider. Votre site le lui dit en un seul endroit, à une adresse à votre nom que vous gardez quoi que décide la plateforme. Votre profil renvoie au site, le site renvoie au profil.

Des références vraies, sans trahir personne

Un décideur cherche une mission comparable à la sienne. Les références se manient pourtant avec soin : vos clients vous ont confié leurs difficultés, et ils n’ont pas forcément envie que cela se sache.

  • Demandez l’accord écrit du client avant de citer son nom ou de montrer son logo, et conservez-le.
  • Sans accord, décrivez la mission sans nom : le secteur, la taille de l’entreprise, la question de départ, ce qui a été décidé.
  • N’écrivez un résultat chiffré que si le client l’accepte et que vous pouvez le justifier.
  • Une phrase d’un dirigeant, signée de son nom avec son accord, vaut mieux qu’une série d’avis anonymes.

Montrer votre méthode, étape par étape

Votre méthode est la seule partie de votre travail que l’on peut voir avant de signer. Décrivez-la comme une suite d’étapes, avec ce que le client reçoit à chacune :

  1. Le premier échange : ce qu’on s’y dit, s’il est offert, et ce qui se passe si vous ne pouvez pas aider.
  2. La proposition écrite : le périmètre, la durée, le prix, et ce qui n’est pas compris.
  3. Le travail : sur place ou à distance, qui vous rencontrez, ce que vous demandez à l’équipe.
  4. Ce que la mission livre : des décisions, un plan, des outils, plutôt qu’un nombre de pages.
  5. La suite : ce que vous proposez après la mission, et ce qui s’arrête avec elle.

Quand le conseil touche au droit

Si vos missions touchent aux contrats, au droit du travail ou aux statuts d’une société, pesez chaque mot de vos services. La loi du 31 décembre 1971 pose que « nul ne peut, directement ou par personne interposée, à titre habituel et rémunéré, donner des consultations juridiques ou rédiger des actes sous seing privé, pour autrui » sans remplir plusieurs conditions, à commencer par une licence en droit ou, à défaut, une compétence juridique appropriée.

Pour une activité professionnelle non réglementée, son article 60 ouvre une porte étroite : ceux qui justifient d’une qualification reconnue par l’État ou attestée par un organisme public ou un organisme professionnel agréé peuvent, « dans les limites de cette qualification », donner des consultations juridiques « relevant directement de leur activité principale ».

N’annoncez donc ni conseil juridique ni rédaction de contrats sans être certain d’y être autorisé. Décrivez ce que vous faites vraiment et, quand une question de droit se pose, dites vers qui vous orientez votre client.

Ce qui compte sur un site de consultant

  • Une première phrase qui dit, avec les mots de vos clients, le problème que vous réglez et pour quelles entreprises, plutôt qu’un intitulé de métier.
  • Vos missions types, chacune avec sa question de départ, son déroulé et ce qu’elle livre.
  • Votre parcours, raconté pour ce qu’il apporte au client : les secteurs et les situations que vous connaissez de l’intérieur.
  • La façon dont le prix se fixe : au forfait par mission, à la journée, ou les deux, et ce que comprend une proposition.
  • Où vous intervenez : dans l’entreprise, à distance, ou les deux.
  • Vos engagements de confidentialité, si vous les écrivez dans vos contrats.
  • Un formulaire court (l’entreprise, sa taille, la situation en quelques lignes), votre e-mail, votre téléphone, et vos mentions légales : selon Service-Public, elles sont obligatoires sur tout site internet professionnel.

Ce que nous vous déconseillons

  • Une longue liste de compétences, de l’organisation à la stratégie en passant par le numérique : à vouloir tout couvrir, on ne rassure sur rien.
  • Le vocabulaire des grands cabinets et les mots anglais. Un dirigeant de petite entreprise cherche quelqu’un qui parle comme lui.
  • Les photos de poignées de main et de salles de réunion trouvées en banque d’images : on les retrouve sur quantité d’autres sites, et elles ne montrent rien de vous.
  • Un agenda de rendez-vous ouvert à tous, si vous préférez savoir qui vous appelle : un formulaire court, suivi de votre rappel, vous laisse préparer l’échange.

Comment se passe la création de votre site

  1. Un premier échange, pour cadrer

    Gratuit, au téléphone ou en visio. Vous nous dites ce que vous vendez, à qui, et d’où viennent vos missions aujourd’hui ; nous vous disons franchement ce qu’un site changera, ou pas.

  2. Une proposition au périmètre écrit

    Le devis fixe le prix, ce que le site comprend et ce qu’il ne comprend pas, et le délai : ce que vous faites pour vos clients, nous le faisons pour vous. Rien ne commence avant votre signature.

  3. Vos textes, votre expertise

    Vous connaissez votre métier mieux que personne. Nous posons les questions qu’un client poserait et vous aidons à mettre en forme vos missions et votre méthode ; la rédaction complète des textes, si vous nous la confiez, se chiffre à part.

  4. La construction, relue comme un client la lirait

    Le site avance sur une adresse privée. Vous le relisez comme un dirigeant pressé, sur son téléphone entre deux rendez-vous, et vous demandez les changements avant la mise en ligne.

  5. La mise en ligne

    Le nom de domaine à votre nom, le certificat de sécurité, les pages légales, le plan du site déclaré à Google. Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Une référence qui s’ajoute, une mission type à préciser : vous le faites vous-même.

Combien coûte le site d’un consultant

Une page vitrine est à partir de 790 € HT. Elle suffit souvent pour démarrer : ce que vous réglez, votre méthode, votre parcours et le moyen de vous joindre. Un site complet de quatre à six pages, pour détailler vos missions, vos références et votre parcours, est à partir de 1 900 € HT. La refonte d’un site existant est à partir de 1 200 € HT.

Ce sont des prix de départ, hors taxes. Le nom de domaine, l’hébergement, la rédaction des textes et les photos sont chiffrés à part, seulement si vous en avez besoin ; une prise de rendez-vous en ligne ou un espace de formation se chiffrent sur devis. Le site vous appartient, sans abonnement ; le référencement est un travail à part, facultatif et sans engagement, qui n’est pas compris. Le détail est sur la page des tarifs.

Quand nous ne sommes pas le bon choix

Si vous travaillez surtout en sous-traitance pour des cabinets ou par des plateformes, c’est leur nom que voit le client final. Votre site sert alors à ceux qui vous confient des missions, et une seule page suffit : n’achetez pas davantage.

Si vous voulez vendre des formations en ligne, avec vidéos, espace réservé et paiement, une plateforme spécialisée dans la formation fera mieux que nous. Votre site peut y renvoyer.

Les questions que l’on nous pose

Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.

Un profil LinkedIn suffit-il à un consultant indépendant ?

Pour être trouvé par votre réseau, parfois. Pour être choisi par quelqu’un qui ne vous connaît pas, c’est plus difficile : le profil dit votre parcours, pas votre façon de travailler. Le site complète le profil, et son adresse vous appartient.

Faut-il afficher son tarif journalier sur son site ?

Un tarif journalier seul dit peu de choses au client : il ne sait pas combien de jours il faudra. Dites plutôt comment le prix se fixe et ce que comprend une proposition. Si vous proposez un premier diagnostic à prix fixe, affichez-le.

Je démarre sans référence en indépendant : que montrer ?

Votre parcours, raconté pour ce qu’il apporte : les postes tenus, les situations réglées, les secteurs connus de l’intérieur, sans nommer un ancien employeur qui ne le souhaiterait pas. Et votre méthode, décrite pas à pas. N’inventez ni client ni avis : un décideur vérifie.

Mes clients sont des entreprises : faut-il des conditions générales sur mon site ?

Selon Service-Public, entre professionnels, les conditions générales de vente sont « facultatives mais doivent pouvoir être communiquées sur simple demande », et le refus de les communiquer est puni de 15 000 € d’amende. Si vous travaillez aussi pour des particuliers, elles doivent figurer sur votre site.

Faut-il tenir un blog quand on est consultant ?

Seulement si vous avez le temps de l’entretenir. Quelques articles de fond sur les questions que vos clients vous posent montrent votre façon de réfléchir ; un blog abandonné, dont le dernier article date, produit l’effet inverse. Des pages d’articles que vous publiez vous-même s’ajoutent au site sur devis.

Page d’accueil du modèle Consultante en organisation : Claire Voisin, conseil en organisation, entreprise imaginaire

Le modèle de votre métier

Consultante en organisation : un site à parcourir

Le premier échange offert, des missions au périmètre écrit, et des recommandations qu’on applique le lundi suivant. La démonstration montre le site et son espace de gestion. L’entreprise, les avis et les chiffres sont imaginaires : votre site part de ce modèle, avec vos textes, vos photos et vos couleurs.

Parlons de votre activité

Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.

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À lire ensuite

Sources