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Faut-il un site ?

Un site internet est-il obligatoire pour un artisan ?

Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le

Aucun des textes officiels que nous avons lus n’impose à un artisan d’avoir un site internet. Ce qu’ils imposent, c’est ce que le site doit afficher s’il existe : des mentions légales, et d’autres informations s’il recueille des données ou vend en ligne. Le site reste un choix, qui se juge à ce qu’il vous apporte.

Cette page fait partie du guide Site internet auto-entrepreneur : faire soi-même ou le confier ?.

On lit tout et son contraire sur cette question : obligatoire pour les uns, inutile pour les autres. Voici ce que disent les textes officiels que nous avons lus, ce qu’ils ne disent pas, puis la vraie question : ce qu’un site vous apporterait, et quand vous pouvez vous en passer.

Nous construisons des sites, nous ne sommes pas juristes. Cette page relaie des fiches officielles ; elle ne remplace pas un conseil sur votre situation.

Ce que disent les textes officiels que nous avons lus

Service-Public, le site officiel de l’administration, consacre deux fiches au site internet d’une entreprise : l’une pour l’entrepreneur individuel, micro-entrepreneur compris, l’autre pour la société. Elles s’ouvrent sur la même phrase : « Tous les sites internet professionnels doivent afficher des mentions obligatoires pour l’information du public. »

L’obligation porte sur le site qui existe : ce qu’il affiche, pas le fait d’en avoir un. Aucune des deux fiches ne dit qu’une entreprise doit avoir un site.

La fiche sur l’ouverture d’une boutique en ligne va plus loin, mais pour un cas précis. À qui veut ouvrir sa boutique en ligne pour vendre des produits ou des services, elle indique : « Vous devez réserver un nom de domaine, déclarer votre activité, créer votre site internet et connaître les mentions obligatoires. » C’est le choix d’ouvrir sa boutique en ligne qui fait du site une étape, pas le métier.

Nous n’avons pas lu tous les textes qui existent, et nous ne prétendons pas prouver une absence. Si votre activité est réglementée, posez la question pour votre cas : Service-Public propose d’être rappelé gratuitement par un conseiller.

Ce que le site doit afficher, s’il existe

Voici, situation par situation, ce que demandent les fiches de Service-Public. Le guide des mentions obligatoires, en bas de page, détaille chaque ligne.

Votre situationCe que demandent les fiches lues
Vous n’avez pas de siteRien, dans les textes que nous avons lus
Vous avez un site, même d’une seule pageDes mentions légales facilement accessibles : identité, immatriculation, e-mail et téléphone, numéro de TVA, hébergeur
Vous êtes entrepreneur individuel, micro-entrepreneur comprisVos nom et prénom accompagnés de la mention « entrepreneur individuel » ou des initiales « EI »
Votre site recueille des données, par un formulaire de contact par exempleInformer le visiteur, au moment de la collecte, de ce que deviennent ses données
Vous travaillez pour des particuliersVos conditions générales de vente sur le site
Vous vendez en ligneLes règles du commerce en ligne : contrat, paiement, livraison, rétractation et retour

Indispensable ou obligatoire : deux mots différents

France Num, le service de l’État qui accompagne les petites entreprises dans le numérique, écrit qu’« avoir un site internet est indispensable pour assurer à votre entreprise sa visibilité et favoriser son développement ». C’est un conseil, donné dans un dossier pratique, pas une règle de droit. Et il vaut pour une entreprise qui cherche des clients, pas forcément pour celle qui doit déjà en refuser.

Entre les deux, la question utile n’est donc pas de savoir si vous y êtes obligé, mais ce qu’un site vous apporterait.

Ce qu’un site fait que la fiche Google et les réseaux ne font pas

France Num met en avant un argument qu’on oublie souvent : l’indépendance vis-à-vis des moteurs de recherche, des réseaux sociaux, des places de marché et des annuaires. Avec votre site, écrit-il, « Vous n’avez plus à vous adapter à leurs règlements et leurs évolutions régulières, partager vos données clients avec eux, ou subir leurs pannes. »

  • Vous décidez de ce qui s’affiche et dans quel ordre : vos prestations, votre méthode, votre zone.
  • Vous présentez votre savoir-faire et vos réalisations en détail, avec vos photos et vos explications.
  • Vous donnez une adresse stable à ceux qui veulent parler de vous ou vous recommander.
  • Vous occupez votre nom. France Num signale que de plus en plus de très petites entreprises sont victimes d’arnaqueurs qui créent un site web au nom d’une entreprise qui n’en possède pas, pour encaisser des commandes à sa place.
  • La fiche Google et la page Facebook, à côté

    Elles ne s’opposent pas au site, elles le complètent. Les deux guides qui les comparent au site, en bas de page, disent ce que chacune fait seule et dans quel ordre s’y prendre.

Ce qu’un site ne fait pas tout seul

Un site n’apporte rien s’il reste inconnu. France Num le dit sans détour : « Créer son site et attendre que vos clients et prospects viennent le consulter n’est pas une bonne stratégie. » Il faut le faire connaître : l’indiquer sur votre fiche Google, vos cartes de visite, votre véhicule, vos réseaux sociaux.

Être bien placé dans les recherches est un autre travail : le référencement. Chez nous, il se mène à part, il est facultatif et sans engagement, et il n’est pas compris dans une page vitrine. Beaucoup d’artisans veulent une vitrine et rien d’autre : c’est un choix raisonnable.

Quand vous pouvez vous en passer

Sans obligation, la décision vous appartient. Un site peut raisonnablement attendre dans ces cas :

  • Votre carnet est plein des mois à l’avance grâce au bouche-à-oreille, et vous ne cherchez pas d’autres chantiers.
  • Vous travaillez surtout en sous-traitance, pour des entreprises qui trouvent les clients à votre place.
  • Vous démarrez une activité et vous ne savez pas encore ce que vous proposerez.
  • Personne n’aura le temps de le tenir à jour : un site qui affiche d’anciens horaires fait douter le client.
  • Le minimum, même sans site

    Faites votre fiche d’établissement : Google écrit qu’elle vous permet de gérer sans frais la façon dont votre établissement apparaît dans Maps et la recherche Google. Et le jour où vous chercherez des clients qui ne vous connaissent pas encore, reposez-vous la question.

Si vous vous lancez : par où commencer

  1. Faites d’abord votre fiche Google, gratuite, avec des informations exactes.
  2. Dites ce que le site doit faire pour vous : être trouvé, rassurer, montrer vos réalisations, recevoir des demandes.
  3. Commencez petit : une seule page peut suffire. France Num la présente comme le moyen de paraître a minima sur le web.
  4. Prévoyez les pages légales dès le départ : les mentions légales, et la politique de confidentialité si un formulaire recueille des données.
  5. Prenez le nom de domaine à votre nom, et demandez qui pourra modifier le site ensuite.

Si vous nous le confiez

Chez nous, la page vitrine est à partir de 790 € HT, et un site complet de quatre à six pages, à partir de 1 900 € HT. Votre site est livré avec son interface d’administration : vous modifiez vos textes, vos photos et vos contenus vous-même, sans frais et sans nous solliciter. Ajouter des pages ou des fonctionnalités reste un travail, qui se chiffre.

Ne sont pas compris : le nom de domaine et l’hébergement, à votre nom et facturés par leur fournisseur ; les photos ; la rédaction de vos textes, la boutique en ligne ou la prise de rendez-vous, chiffrées sur devis.

FormuleCe que le prix de départ comprendPrix de départ
Page vitrineUne page, mise en page adaptée au téléphone, formulaire de contact, votre interface d’administration, mise en ligne et pages légales.à partir de 790 € HT
Création de site4 à 6 pages, mise en page adaptée au téléphone, formulaire de contact, votre interface d’administration, mise en ligne et pages légales.à partir de 1 900 € HT

Questions fréquentes

Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.

Un auto-entrepreneur doit-il avoir un site internet ?

Pas d’après les fiches officielles que nous avons lues : comme pour l’artisan, elles encadrent le site qui existe. S’il en a un, ses nom et prénom y sont accompagnés de la mention « entrepreneur individuel » ou des initiales « EI », comme le demande Service-Public.

La fiche Google est-elle obligatoire ?

Aucun des textes que nous avons lus ne l’impose non plus. Mais elle est gratuite : Google écrit qu’elle permet de gérer sans frais la façon dont votre établissement apparaît dans Maps et la recherche Google. C’est souvent le premier pas le plus utile.

Un site d’une seule page doit-il avoir des mentions légales ?

Oui. Service-Public écrit que tous les sites internet professionnels doivent afficher des mentions obligatoires. Une page vitrine porte donc les mêmes mentions légales qu’un grand site, en général par un lien en pied de page.

Pourquoi lit-on parfois qu’un site est obligatoire ?

Nous ne pouvons pas répondre pour ceux qui l’écrivent. Une obligation se cite : demandez le texte. Ceux que nous avons lus imposent des mentions au site qui existe, et font du site une étape pour qui veut ouvrir une boutique en ligne, pas pour tout artisan.

Qui peut me dire ce qui s’applique à mon métier ?

Service-Public propose un service de conseillers pour les entreprises : simple et gratuit, précise-t-il, vous êtes rappelé dans les cinq jours par le conseiller qui peut vous aider. Pour les mentions de votre site, le guide des mentions obligatoires, en bas de page, reprend la liste officielle.

Parlons de votre activité

Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.

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Sources