Être trouvé dans sa zone
Une page par ville sur son site : bonne idée ou piège ?
Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le
Une page par ville n’est utile que si elle dit quelque chose de vrai et de propre à cette commune : des chantiers réalisés sur place, une contrainte locale, une organisation différente. Le même texte recopié avec un autre nom de ville correspond à ce que Google appelle des pages satellites, qu’il range dans ses règles contre le spam.
Cette page fait partie du guide Référencement local pour artisan : être trouvé sur Google.
Vous êtes installé dans une commune et vous travaillez dans toutes celles des alentours. Vos clients, eux, tapent votre métier suivi du nom de leur commune. D’où l’idée, que beaucoup de blogs de référencement enseignent, de créer une page par ville.
Google a pourtant écrit ce qu’il pense de ces pages quand elles se ressemblent. Voici ses règles, lues à la source, le test qui distingue une page utile d’une page satellite, et ce qui fait mieux le travail dans la plupart des cas.
La question de l’artisan qui se déplace
Un plombier, un couvreur ou un paysagiste reçoit rarement ses clients : il va chez eux, parfois loin de son adresse. La personne qui cherche un artisan tape souvent son métier et sa commune. Il est normal de vouloir apparaître sur ces recherches-là, et de se demander si une page par commune y aide.
La réponse dépend moins du nombre de pages que de ce qu’elles contiennent. Les règles de Google ne visent pas les pages qui parlent d’un lieu, mais celles qui n’existent que pour le moteur de recherche.
Ce que Google appelle des pages satellites
Dans ses règles contre le spam, Google écrit : « L’utilisation abusive des pages satellites se produit lorsque des pages ou des sites sont créés pour bien se classer pour des requêtes de recherche spécifiques similaires. » Il ajoute que ces pages mènent les internautes vers des pages intermédiaires, moins utiles que la destination finale.
Deux de ses exemples décrivent les pages villes recopiées : « Plusieurs pages ou noms de domaine qui ciblent des régions ou des villes spécifiques, et qui canalisent les internautes vers une seule page », et le fait de « Créer des pages sensiblement similaires qui sont plus proches des résultats de recherche qu’une arborescence clairement définie et facile à parcourir ».
Traduit pour un site d’artisan : des pages qui disent toutes la même chose, avec un autre nom de commune en titre, et qui renvoient toutes vers le même formulaire. Le client n’y apprend rien que l’accueil ne lui dise déjà.
La liste de communes et les textes réécrits
L’autre réflexe consiste à aligner toutes les communes de la zone en bas de chaque page. Google le range dans l’accumulation de mots clés : « remplir une page Web de mots clés ou de chiffres dans le but de manipuler le classement dans les résultats de recherche Google », souvent « dans une liste ou un groupe, de manière anormale ou hors contexte ». Les villes citées plusieurs fois dans une page pour apparaître sur les recherches associées à ces lieux font partie de ses exemples.
Faire écrire des pages toutes différentes par un outil d’intelligence artificielle ne règle rien. Parmi les abus de contenu à grande échelle, Google cite le fait de « Créer de nombreuses pages qui contiennent des mots clés de recherche, mais dont le contenu a peu ou pas de sens pour le lecteur », quelle que soit la façon dont ces pages sont créées.
Et il prévient : les sites qui ne respectent pas ses règles « peuvent être moins bien classés dans les résultats ou ne pas y figurer du tout ». C’est le site entier qui est en jeu, pas seulement la page.
Quand une page par commune est légitime
Rien dans ces règles n’interdit de parler d’une commune. Une page consacrée à un lieu a sa place quand elle apporte au client de ce lieu ce qu’il ne trouve pas ailleurs sur votre site. Dans sa page sur les contenus utiles, Google invite à se demander si un contenu montre une expertise « acquise après avoir utilisé un produit ou un service, ou après avoir visité un lieu ». Pour un artisan, cela se traduit ainsi :
- Des chantiers réalisés sur place, avec vos photos et quelques mots sur chacun.
- Une contrainte que vous connaissez pour y avoir travaillé : un secteur où l’aspect des façades est encadré, des rues où un camion passe mal.
- Une organisation propre à ce secteur : un jour de passage régulier, un délai différent, un second local.
Le test du nom de commune
Remplacez le nom de la commune par celui d’une autre. Si la page reste vraie mot pour mot, elle n’a rien de propre à dire : c’est une page satellite. Si elle devient fausse, elle a une raison d’exister. Ce test est le nôtre, pas une règle de Google, mais il résume ce que ses règles visent.
| Une page de commune utile | Une page satellite | |
|---|---|---|
| Le texte | Écrit pour cette commune, faux ailleurs | Le même partout, seul le nom change |
| Les photos | Des chantiers réalisés sur place | Aucune, ou les mêmes que sur l’accueil |
| Les informations pratiques | Un délai, un jour de passage, un local propre à la zone | Les mêmes coordonnées que partout |
| Le but | Répondre au client de cette commune | Apparaître sur une recherche de plus |
Ce qui fait mieux le travail, le plus souvent
Pour les résultats à proximité, ceux de la carte, Google précise que la distance « correspond à l’éloignement entre chaque établissement et le client qui effectue la recherche ». Aucune page de votre site ne raccourcit cette distance. Pour la plupart des artisans, quatre gestes couvrent la zone mieux qu’une série de pages, et sans risque.
- Déclarez vos communes dans la zone desservie de votre fiche d’établissement Google. Vous pouvez y définir jusqu’à 20 zones, par ville ou par code postal, et Google recommande de limiter l’ensemble à deux heures de trajet depuis votre établissement.
- Décrivez votre zone sur la page de contact, en phrases : les communes où vous intervenez le plus, jusqu’où vous allez, et ce qui change au-delà.
- Donnez une page à chaque prestation plutôt qu’à chaque commune : la personne qui cherche un dépannage et celle qui prépare une rénovation n’ont pas les mêmes questions.
- Nommez la commune de chaque réalisation que vous publiez : une information vraie, qui montre au lecteur que vous travaillez déjà près de chez lui.
Ce que nous faisons, et ce que nous refusons
Nous ne fabriquons pas de pages villes recopiées, même quand on nous les demande : si un site est déclassé pour ces pages, c’est son propriétaire qui en subit les effets, pas le prestataire.
Nous écrivons une page pour une commune quand vous avez de quoi la remplir. Sinon, nous décrivons votre zone là où le client la cherche, et nous la déclarons dans votre fiche. Ce travail fait partie de notre offre Référencement, facultative et sans engagement de durée : mise en place à partir de 490 € HT, puis suivi à partir de 190 € HT par mois. Et nous ne promettons aucune place, dans aucune commune.
Questions fréquentes
Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.
Combien de communes puis-je déclarer dans ma fiche Google ?
Jusqu’à 20 zones, sous forme de villes, de codes postaux ou d’autres zones géographiques. Google recommande de limiter l’ensemble à deux heures de trajet depuis votre établissement, et d’être aussi précis que possible.
Puis-je écrire sur mon site les communes où j’interviens ?
Oui, et c’est utile au client : une phrase claire sur votre page de contact, qui dit où vous allez. Ce que Google vise, ce sont les villes répétées dans une page pour attraper des recherches, pas l’information donnée une fois.
Une page par ville m’aidera-t-elle à apparaître sur la carte ?
Pas directement. Sur la carte, Google classe des fiches d’établissement, selon leur pertinence, leur distance avec la personne qui cherche et leur notoriété. C’est la zone desservie de votre fiche, unique pour toute votre zone, qui dit où vous travaillez.
Des pages villes rédigées par une intelligence artificielle sont-elles acceptées ?
Ce n’est pas l’outil qui pose problème, c’est le résultat. Google cite parmi les abus l’« Utilisation d’outils d’IA générative ou d’autres outils similaires pour générer de nombreuses pages sans ajouter de valeur pour les utilisateurs ». Des mots différents ne font pas une page utile.
J’ai déjà des pages villes sur mon site : que faire ?
Relisez-les une par une avec le test du nom de commune. Enrichissez celles où vous avez de vrais chantiers à montrer. Regroupez les autres dans une seule page qui décrit votre zone, et redirigez leurs adresses vers elle pour ne laisser aucun lien mort.
Parlons de votre activité
Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.
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Sources
- Google Search Central, Règles concernant le spam dans la recherche sur le Web Google
- Google Search Central, Créer des contenus utiles, fiables et people-first
- Google, Gérer vos zones desservies pour les établissements de services de proximité et les établissements mixtes
- Google, Conseils pour améliorer votre classement local sur Google

