Démarchage et arnaques
Un appel de Google pour votre référencement ? Reconnaître l’arnaque
Par Bruno Vigné, fondateur de VIGNEDEV · Publié le
Google l’écrit dans son aide : il n’essaiera jamais de vous convaincre de payer pour maintenir votre fiche d’établissement, et aucun paiement n’améliore le classement local. Un appel qui promet une meilleure place, menace de supprimer votre fiche si vous ne payez pas, ou réclame un paiement ou un code reçu par SMS ne vient pas de Google : raccrochez, puis vérifiez depuis votre compte.
Cette page fait partie du guide Référencement local pour artisan : être trouvé sur Google.
Le téléphone sonne. Une voix se présente comme partenaire ou agent de Google, et vous annonce que votre fiche va être suspendue, ou qu’elle peut passer devant celles de vos concurrents sur le plan, contre un abonnement. Google consacre plusieurs pages de son aide à ces appels, et Cybermalveillance.gouv.fr, le site public d’assistance aux victimes, cite l’appel d’un faux conseiller Google parmi les façons de pirater le compte d’un professionnel.
Voici ce que Google écrit lui-même de ces appels, comment reconnaître celui qui ne vient pas de lui, ce qui est vraiment gratuit, et quoi faire. Si vous avez déjà accepté une offre au téléphone, c’est une autre question : le guide sur le démarchage, en bas de page, traite de vos droits.
Ce que Google écrit de ces appels
Dans sa page d’aide sur les appels frauduleux, Google prévient que certaines personnes et entreprises peuvent prétendre travailler « avec Google » ou « pour Google » pour vendre des programmes et services de marketing en ligne aux entreprises peu méfiantes.
Dans sa page sur les appels qu’il passe lui-même, il est encore plus net : « Si un appelant vous demande de l’argent pour maintenir votre fiche d’établissement sur Google, il ne s’agit pas d’un appel de Google. » Et dans celle qui explique comment protéger votre fiche : « Google n’essaiera jamais de vous convaincre de payer pour maintenir votre fiche d’établissement (y compris pour la faire valider ou la rétablir). »
Sur la place dans les résultats, même clarté. Ses agents peuvent vous appeler, précise-t-il, par exemple pour vous aider à gérer un compte Google Ads, mais « nous ne vous demanderons jamais d’informations de paiement par téléphone ni ne vous garantirons un placement favorable dans nos produits ». Et pour le plan : « Il n’existe aucun moyen d’obtenir une meilleure place au classement local Google sur demande ou contre rémunération. »
Reconnaître l’appel qui ne vient pas de Google
Chaque argument de ces appels a sa réponse, écrite par Google dans ses pages d’aide. Gardez ce tableau à portée de main.
| Ce que l’appelant affirme ou demande | Ce que Google écrit |
|---|---|
| Il appelle de la part de Google, comme partenaire, agent ou service référencement | Des personnes et entreprises peuvent prétendre travailler avec Google ou pour Google pour vendre des services de marketing en ligne. |
| Votre fiche va être suspendue ou supprimée si vous ne payez pas | Google n’essaiera jamais de vous convaincre de payer pour maintenir votre fiche, y compris pour la faire valider ou la rétablir. |
| Contre un abonnement, vous passerez devant vos concurrents sur le plan | Il n’existe aucun moyen d’obtenir une meilleure place au classement local sur demande ou contre rémunération. |
| Il lui faut votre carte bancaire pour valider l’offre | Google ne vous demandera jamais d’informations de paiement par téléphone. |
| Il faut lui lire le code que vous allez recevoir par SMS | Google ne vous demandera jamais de mot de passe à usage unique ni votre code secret. |
| Appuyez sur une touche pour parler à un conseiller | N’appuyez sur aucun bouton, même si le message vous y invite : vous risquez de recevoir davantage d’appels suspects. |
Le vrai danger : perdre la main sur votre fiche
L’appel ne cherche pas toujours à vous vendre quelque chose. Parmi les piratages de comptes observés en 2025, Cybermalveillance.gouv.fr décrit « l’appel d’un faux conseiller Google My Business pour pirater son compte, s’approprier sa fiche d’établissement et, le cas échéant, son compte publicitaire ». Google My Business est l’ancien nom de la fiche d’établissement. Les moyens employés : un lien vers un faux site, ou la demande d’un code d’authentification.
Le code que vous recevez par SMS pendant l’appel est la clé de votre compte. Google l’écrit : il ne vous demandera jamais de mot de passe à usage unique ni votre code secret. Celui qui vous le demande cherche à entrer à votre place.
Google conseille aussi de se méfier des demandes reçues par e-mail au sujet de la propriété ou de la gestion de votre fiche, et de ne les approuver que si vous connaissez la personne qui en est à l’origine. Il ajoute qu’une fiche que vous n’avez pas revendiquée rend votre établissement plus vulnérable et susceptible d’être piraté.
Ce qui est vraiment gratuit, et ce qui se paie
La fiche d’établissement elle-même est gratuite. Google écrit qu’elle vous permet de « gérer sans frais la façon dont votre établissement apparaît dans Maps et la recherche Google ». Les appels automatiques qu’il passe pour vérifier vos informations sont eux aussi sans frais, précise-t-il.
Ce qui se paie chez Google, c’est la publicité : des annonces, que Google propose lui-même d’envisager pour toucher une audience plus vaste, et qui ne vous achètent aucune place au classement local. Le guide sur le prix du référencement, en bas de page, explique la différence entre les deux.
Payer quelqu’un pour s’occuper de votre fiche est une autre affaire : vous payez son temps, pas une place. Google prévoit ce cas, et demande alors de vous assurer de conserver l’accès à votre fiche en tant que propriétaire. C’est ainsi que nous travaillons dans notre offre de référencement : sur votre fiche, qui reste à votre nom, sans aucune place promise.
Google appelle vraiment, parfois
Tous les appels de Google ne sont pas des arnaques, et c’est ce qui brouille les pistes. Google peut appeler, souvent par un système automatique, pour vérifier vos horaires ou pour répondre à la demande d’un client, une réservation par exemple. Selon son aide, ces appels indiquent qu’ils proviennent de Google et leur objectif, et seuls les établissements dont le numéro de téléphone est public sont susceptibles de les recevoir.
La différence tient à ce qu’on vous demande. Pour ces appels, Google écrit : « Vous ne serez jamais invité à vous inscrire à un service, à effectuer un paiement ni à fournir des informations personnelles. » Un appel qui vous demande l’un des trois n’est pas l’un de ces appels.
Quoi faire, pendant et après l’appel
- Raccrochez. C’est le conseil de Google : « Si quelqu’un vous appelle en prétendant représenter Google, raccrochez. » N’appuyez sur aucune touche, même si le message vous y invite.
- Ne donnez rien : ni code reçu par SMS, ni coordonnées bancaires, ni mot de passe, ni accord pour une offre.
- Vérifiez par vous-même. Ouvrez votre fiche depuis votre propre compte Google, sans passer par un lien reçu, et regardez qui y a accès. Google conseille de n’y laisser que les propriétaires et administrateurs qui la gèrent, et de retirer l’accès des anciens employés.
- Notez tout : le numéro, le nom de la société, l’heure, et gardez les e-mails reçus ensuite. Cybermalveillance.gouv.fr conseille de conserver les preuves, notamment les numéros de téléphone frauduleux.
- Signalez l’appel à Google, par le formulaire que son aide propose pour suivre les appels qui prétendent venir de lui, avec le nom de l’entreprise qui appelait, ses coordonnées et les documents envoyés. Signalez aussi le numéro sur la plateforme 33700, ou par SMS au 33700, un service gratuit.
- Si vous avez donné un code, perdu l’accès à votre fiche ou payé, rendez-vous sur 17Cyber.gouv.fr, le service public d’assistance en ligne gratuit pour les victimes de cybermalveillance, proposé par la Police nationale, la Gendarmerie nationale et Cybermalveillance.gouv.fr. Il établit un diagnostic et vous oriente, jusqu’à un échange avec un gendarme ou un policier quand la situation le demande.
Questions fréquentes
Des réponses courtes et franches. S’il manque la vôtre, écrivez-nous.
Comment savoir si un message WhatsApp vient vraiment de Google ?
Google indique que son compte officiel porte la coche de validation bleue, et que son nom s’affiche sous la forme « Google Maps », ou « Google Maps » suivi du nom du pays, par exemple « Google Maps France ». Un message d’un autre compte : n’y répondez pas, et ne cliquez sur aucun lien.
Ma fiche peut-elle être supprimée si je refuse de payer ?
Google écrit qu’il n’essaiera jamais de vous convaincre de payer pour maintenir votre fiche, ni pour la faire valider ou la rétablir. Une menace de suppression faute de paiement ne vient donc pas de lui. Vérifiez l’état de votre fiche depuis votre propre compte Google.
J’ai donné le code reçu par SMS : que faire ?
Sans attendre, connectez-vous à votre compte Google, changez votre mot de passe et regardez qui a accès à votre fiche. Google recommande d’activer la validation en deux étapes. Faites ensuite le diagnostic sur 17Cyber.gouv.fr, le service public d’assistance aux victimes de cybermalveillance.
J’ai accepté l’offre au téléphone : suis-je engagé ?
Cela dépend de ce que vous avez accepté et de votre situation. Le guide sur le démarchage, en bas de page, explique vos droits de professionnel démarché. Gardez tout : le contrat, les e-mails, le numéro de l’appelant.
Un prestataire peut-il gérer ma fiche Google à ma place ?
Oui, Google prévoit ce cas. Il demande de vous assurer de conserver l’accès à votre fiche en tant que propriétaire, et interdit à ce tiers de modifier ou de désactiver les fonctionnalités du profil sans votre consentement exprès. Un prestataire sérieux se présente sous son propre nom, jamais sous celui de Google.
Comment ne plus recevoir les appels automatiques de Google ?
Dites-le pendant l’appel, par exemple « Merci de ne plus appeler mon établissement. », ou désactivez-les dans les paramètres avancés de votre fiche, à la rubrique des appels et messages automatisés de Google. Il faut pour cela que votre fiche soit validée.
Parlons de votre activité
Décrivez-nous votre métier en quelques lignes. Premier échange gratuit et sans engagement, par téléphone ou en visio. Nous vous dirons franchement si un site vous servira.
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Sources
- Google, Se protéger contre les appels et les messages frauduleux
- Google, À propos des appels et messages automatisés de Google à votre établissement
- Google, Protéger votre fiche d’établissement Google
- Google, Premiers pas avec les fiches d’établissement Google
- Google, Conseils pour améliorer votre classement local sur Google
- Cybermalveillance.gouv.fr, Le piratage de comptes en ligne en 2025
- Cybermalveillance.gouv.fr, Spam téléphonique, que faire ?
- Cybermalveillance.gouv.fr, 17Cyber, mon assistance en ligne

